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LES
ARTICLES DE PRESSE CONTENUS
DANS CETTE PAGE SONT DE LA DÉPÉCHE DU MIDI : ET DE RUGBYRAMA
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INFIRMERIE
du 24 Juin 2010 |
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POUR
CE QUI CONCERNE L'INFIRMERIE, INFORMATIONS A
PRENDRE AU CONDITIONNEL
Yves
Donguy : Rupture
des ligaments croisés, antérieurs et postérieurs, du genou droit.
Éloigné des terrains pour six mois environ.
Frédéric Michalak : Souffre
d'une rupture des
ligaments croisés du genou
gauche. saison terminée
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| ARTICLE
de PRESSE en PDF
( ICI
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| REVUE
de PRESSE |
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| UN
LIEN A
SUIVRE
POUR TOUTES LES ATULITÉ DU STADE TOULOUSAIN ( la dépéche .fr
) |
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LE 27/07/2010 RECUEILLI PAR XAVIER THOMAS Photo : AFP www.la-depeche.fr
L'arbitre international Christophe Berdos est intervenu, hier matin, à Ernest-Wallon pour animer la séance des Toulousains.
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Les nouvelles règles expliquées aux Toulousains
Les nouvelles règles expliquées aux Toulousains par un arbitre international.
À la demande du staff toulousain, l'arbitre international Christophe
Berdos a participé, hier matin, à la séance d'entraînement des
champions d'Europe.
Il y a deux ans déjà, Christophe Berdos était venu aux Sept-Deniers
expliquer les nouvelles règles aux joueurs toulousains. Hier encore,
l'arbitre international du comité d'Ile-de-France a répondu
favorablement à la sollicitation du staff toulousain pour animer une
séance vidéo suivie d'un entraînement afin de bien expliquer les
nouvelles règles à prendre en compte cette saison (N.D.L.R. :
plaqueur-plaqué et écrans sur les ballons portés). Confidences de «
l'homme en noir » à la sortie de l'entraînement.
Que vous inspire ce type de séance dans les clubs ?
Je trouve ça très positif, très intéressant. Cela permet d'échanger
techniquement, d'évoquer les nouvelles règles mais au-delà, il y a un
échange humain qui compte énormément à mes yeux. Nous avons par exemple
effectué une séance vidéo et j'ai bien dit aux joueurs : « Moi aussi,
il m'arrive de me tromper, regardez. » C'est important de leur dire que
nous aussi, nous nous trompons, nous sommes des êtres humains, pas des
machines
[…] Autre point positif, en les voyant s'entraîner, on voit déjà les
tactiques qui se mettent en place, la façon dont telle ou telle équipe
va évoluer. C'est un petit plus pour les arbitres qui nous sert ensuite
en cours de saison. Les clubs sont-ils très demandeurs de vos
interventions ? Oui, ils s'adressent à la commission centrale des
arbitres qui se charge de répondre à leur demande. Aujourd'hui
(N.D.L.R. : hier), je suis à Toulouse et dans les prochains jours je
vais intervenir à Biarritz, à Narbonne, à Tarbes. C'est une bonne
chose, nous sommes trop longtemps restés confinés les clubs d'un côté,
les arbitres de l'autre. Nous sommes là pour prêcher la bonne parole.
Sur quoi avez-vous insisté avec les Toulousains ? Les nouvelles règles
bien évidemment. Nous avons travaillé sur les nouvelles attitudes à
adopter sur la phase de jeu plaqueur-plaqué et du récupérateur, ainsi
que sur les ballons portés après touche ou sur les coups de renvoi où
les écrans seront désormais interdits. Les arbitres seront sévères sur
ces points-là ? Effectivement, nous avons reçu des directives claires
et il n'y aura pas de tolérance sur les écrans et sur la phase de
plaquage pour le récupérateur. Autant aller dans le sens des
Britanniques qui sont beaucoup plus cartésiens et moins tolérants que
nous. Comment se comportent les joueurs lors de vos interventions ?
Nous avons de très bonnes relations. Ils se livrent, posent des
questions, on les sent intéressés. Et puis ils adorent aussi entendre
un arbitre leur dire : « Là, je me suis trompé ».
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LE 27/07/2010 RECUEILLI PAR XAVIER THOMAS Photo : AFP www.la-depeche.fr
Comme tous les internationaux de retour, hier, Poitrenaud et Clerc ont eu droit à une reprise axée sur le physique.
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Stade toulousain : entrée physique pour les internationaux
Les sept internationaux français du Stade Toulousain qui ont participé
à la tournée estivale en Afrique du Sud et Argentine (Clerc, Dusautoir,
Fritz, Lamboley, Picamoles, Poux et Poitrenaud) sont rentrés, hier
matin, aux Sept-Deniers. Même chose pour le Samoan Census Johnston et
l'Argentin Patricio Albacete, seul Alberto Vernet-Basualdo manquant à
l'appel. Le talonneur argentin après avoir été opéré de l'épaule cet
été, poursuit sa rééducation dans son pays, Guy Novès lui ayant accordé
quelques semaines de plus. « Je sais qu'il est heureux dans son pays,
il reviendra donc avec le sourire d'ici deux ou trois semaines »,
confirme le manager général du Stade Toulousain.
Pour les derniers arrivants au Wallon, la semaine sera donc
essentiellement axée sur la préparation physique. Pour le reste de la
troupe, ce sont les entraînements collectifs qui s'enchaînent en vue du
premier match amical, vendredi soir, à Mazamet face à La Rochelle (19 h
30). Auquel Nicolas Bézy pourrait participer puisqu'il a repris la
course hier. Mais en l'absence de Kelleher (soins) et Vergallo (repos
forcé pour l'international argentin), c'est le jeune Teddy Irribaren
qui devrait jouer derrière la mêlée toulousaine.
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LE 26/07/2010 RECUEILLI PAR XAVIER THOMAS Photo DDM, Michel Labonne www.la-depeche.fr
Guy Novès tout sourire avec le trophée décerné par l'ERC au titre de «meilleur entraîneur» des 15 ans de la coupe d'Europe.
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Guy Novès : "ce qui va changer au Stade toulousain"
Guy Novès, le manager général du Stade Toulousain, évoque la reprise de
la saison et précise les changements survenus au sein de son staff.
Ce matin, Guy Novès disposera enfin de l'ensemble de son effectif pour
préparer la nouvelle saison. Les internationaux français et argentins
(neuf joueurs au total) sont en effet de retour à Ernest-Wallon, sans
oublier Census Johnston, lui aussi occupé en début d'été avec les
Samoa. Trois semaines pour préparer au complet la première échéance du
Top 14 (réception d'Agen le 13 août), c'est peu. Guy Novès le sait,
contraint de faire avec.
Guy, l'arrivée de vos joueurs de manière échelonnée depuis un mois n'est pas idéale pour préparer une saison.
C'est même dramatique pour le rendement de l'équipe en début de saison.
On essaie actuellement de se préparer avec les joueurs qu'on a. On va
jouer le championnat une fois de plus diminués. ça devient de plus en
plus difficile, c'est de pire en pire. Heureusement, nous aborderons la
H Cup avec la totalité de notre effectif. C'est la seule compétition
que l'on dispute dans des conditions normales. On va donc se servir du
début de championnat pour préparer la H Cup.
La coupe d'Europe justement. Vous aurez un titre à défendre…
(il coupe) Non, il n'y a aucun titre à défendre. Le titre remporté
symbolise la fin de la saison dernière. Là, nous repartons à zéro. Nous
ne sommes plus les champions d'Europe. Mais le titre remporté la saison
dernière, personne ne nous le prendra. C'est notre quatrième sacre
européen qui nous permet de repousser le Munster et Leicester et ça, ça
me plaît.
Parlons un peu des changements survenus dans le staff. Notamment l'arrivée de Jean-Baptiste Elissalde.
Jean-Baptiste arrive avec sa fraîcheur, son enthousiasme et il présente
toutes les qualités pour faire un bon entraîneur. Je lui souhaite
d'avoir autant de réussite que Yannick Bru. Il va amener des idées
novatrices, c'est d'ailleurs ce que j'attends de lui (…). Nous avons
validé ce changement au sein du staff car il nous semblait que c'était
le moment idéal pour le faire, pour ne pas laisser les joueurs
s'endormir sur leurs lauriers mais au contraire, leur amener du
changement, repartir sur d'autres bases.
Quid alors de Philippe Rougé-Thomas qui était à vos côtés depuis dix ans ?
Il passe le relais et va rester au contact du staff. Il n'est pas
écarté mais va se voir confier d'autres missions, plusieurs missions
différentes. D'abord, il va être au service des meilleurs jeunes du
club, de toutes les catégories de 11 à 16 ans. Ces derniers, outre
leurs entraînements hebdomadaires, auront deux séances supplémentaires
par semaine avec lui. Philippe va également travailler la technique
individuelle des meilleurs espoirs, en relation avec moi, Jean-Baptiste
Elissalde et Michel Marfaing. Je pense à des jeunes comme Bézy,
Lamerat, Doussain qui vont ainsi avoir un complément de travail pour
combler le fossé qui se creuse entre les pros et la formation.
C'est une mission innovante.
Oui. Ces nouvelles fonctions font suite à une réflexion sur notre
projet sportif. Philippe est une personne de confiance qui connaît le
club par cœur. On connaît ses compétences. Je pense que ce poste est
une première en France confié à un entraîneur. Mais il reste attaché au
staff et sera encore au service de l'équipe une lorsque Jean-Baptiste
sera amené à être absent cette saison pour finaliser son diplôme
d'entraîneur.
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Le sens du partage
Dans son nouveau bureau qui surplombe le gymnase qui jouxte la salle de
musculation du Stade Toulousain - et baptisé « la palombière » par les
joueurs - on ne peut pas manquer le superbe trophée de l'ERC (photo
ci-contre) qui orne les étagères. Élu en mai dernier par un jury
d'experts « meilleur entraîneur » des 15 ans de l'ERC, Guy Novès avait
reçu ce trophée gravé à son nom. Sauf qu'en s'approchant d'un peu plus
près du socle de ce ballon en argent tenu par deux mains, on trouve
gravé à côté du nom de Guy Novès ceux de Serge Laïrle, Christian Gajan,
Daniel Santamans, Philippe Rougé-Thomas et Yannick Bru. « Je tenais à
associer tous ceux qui ont travaillé avec moi au cours de ces quinze
années de coupe d'Europe » explique le manager général. « J'ai tenu à
ce que l'on rajoute leurs noms. Car ce n'est pas le seul Guy Novès qui
doit être récompensé mais tous mes co-entraîneurs pour le travail
effectué ensemble.»
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LE 20/07/2010 XAVIER THOMAS Photo DDM, Michel Labonne www.la-depeche.fr
Nicolas Vergallo (ici face à Nicolas Bézy) a rapidement pris ses marques lors des premiers entraînements.
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Top 14 Stade toulousain. Nicolas Vergallo : "Le rêve de toute une vie"
Le demi de mêlée argentin, une des nouvelles recrues toulousaines, arrive au Stade avec des ambitions.
Le demi de mêlée argentin a débarqué à Toulouse depuis une semaine.
L'ex-Dacquois a rejoint le Stade pour franchir un palier et postuler
pour le Mondial 2011.
Il a trouvé sa place dans le vestiaire toulousain entre Census Johnston
et Virgile Lacombe. Un pilier et un talonneur pour entourer un demi de
mêlée, quoi de plus normal que les « gros » encadrent leur futur
cornac. Nicolas Vergallo, 26 ans, a découvert la semaine dernière son
nouvel environnement. Depuis deux ans à Dax, l'Argentin a reçu un
accueil chaleureux de ses nouveaux partenaires. « Je me sens déjà à
l'aise ici », confirme l'intéressé qui sait toutefois qu'un gros
challenge l'attend. « Guy Novès m'a déjà prévenu. Il m'a dit que la vie
était tranquille et agréable ici, mais pas le travail », poursuit
Nicolas Vergallo, qui débarque au Stade Toulousain avec la soif
d'apprendre et de progresser. « J'ai rêvé toute ma vie de jouer dans
une équipe comme celle du Stade », lance celui qui a découvert le rugby
à Rosario, alors qu'il avait 15 ans et qu'il jouait au football : «
C'était pour changer un peu, pour passer le temps. »
LE COUP DE FIL DE « PATO »
A Toulouse, on lui parle de la concurrence, inévitable avec les
Kelleher, Bézy et Michalak lorsqu'il reviendra. Il n'en prend pas
ombrage. « Je sais ce qui m'attend ici. Mais je compte bien progresser
et faire ma place. J'espère jouer un maximum. Je suis venu ici pour ça.
»
Sa venue justement, elle a été une surprise. « C'est Patricio Albacete
qui m'a contacté au mois de mars dernier. J'avoue que lorsqu'il m'a
appelé pour m'annoncer que le Stade s'intéressait à moi, j'étais très,
très surpris », confie le demi de mêlée des Pumas. « Le secret a été
bien gardé entre lui et moi ainsi que ma compagne. Même mes parents
n'en savaient rien jusqu'à ma signature en mai dernier. »
Patricio Albacete mais également Alberto Vernet-Basualdo, il ne sera pas dépaysé dans le vestiaire. « Pato (N.D.L.R.
: Albacete) m'a déjà bien expliqué comment ça fonctionnait ici. J'avoue
que c'est un avantage de débarquer dans un club où l'on a des
compatriotes et dont on a déjà un aperçu. »
Nicolas Vergallo va donc redécouvrir le Top 14 qu'il avait quitté avec
Dax la saison précédente. Puis il y aura aussi la H Cup, une vraie
découverte pour l'international argentin qui compte profiter de son
passage à Toulouse pour franchir un palier et postuler à la prochaine
Coupe du Monde en Nouvelle-Zélande. « Bien sûr que j'aimerais être du
voyage. Mais d'abord, je dois m'intégrer dans mon nouveau club et être
bon. Il faut que je sois à la hauteur au Stade Toulousain et c'est ma
priorité et ma seule. Après, la sélection… »
Le chiffre : 5
retours > au Wallon. Petit à petit, le Stade Toulousain retrouve
toutes ses forces vives. Hier, ils étaient cinq joueurs supplémentaires
à effectuer leur rentrée, à savoir : Maxime Médard, Yoan Maestri,
Vilimoni Delasau, la nouvelle recrue Sylvain Nicolas et Byron Kelleher
qui a dû écourter sa séance (lire ci-dessous). Ce n'est que lundi
prochain que Toulouse récupérera tout son effectif, 12 joueurs manquant
encore à l'appel.
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LE 06/07/2010 Photo DDM, José Navarro www.la-depeche.fr
Désormais, c'est en tant que coach des lignes arrières qu'il mènera ses anciens coéquipiers.
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La nouvelle vie d'Élissalde
L'ex-ouvreur du Stade Toulousain a pris, hier, ses fonctions d'entraîneur.
L'ex-demi de mêlée et d'ouverture du Stade Toulousain endosse désormais
le costume d'entraîneur des lignes arrières. Hier, c'était jour de
rentrée pour Jean-Baptiste Elissalde.
De retour de vacances après avoir mis fin à sa carrière de joueur sous
le maillot des Barbarians britanniques face à l'Irlande (29-23), le 4
juin dernier à Limerick, Jean-Baptiste Elissalde, ancien demi de mêlée
et d'ouverture du Stade Toulousain, a officiellement pris ses nouvelles
fonctions d'entraîneur des lignes arrières, hier matin, à
Ernest-Wallon. Premières impressions.
Vous avez retrouvé le terrain en tant qu'entraîneur ce matin, comment s'est passée la transition ?
Tout simplement. Je suis arrivé un peu avant comme quand j'étais
joueur. J'ai discuté avec Yannick (N.D.L.R. : Bru, l'entraîneur des
avants). J'ai dit bonjour aux mecs et les ai regardés courir. On
discute beaucoup et on va essayer de se mettre en place petit à petit
même si la compétition approche (N.D.L.R. : Stade Toulousain-Agen le 13
août). Il nous manque encore beaucoup de joueurs qui vont rentrer au
fur et à mesure, je découvre de nouvelles problématiques et j'essaie de
les aborder du mieux possible.
Comment comptez-vous trouver votre place en tant qu'entraîneur alors
que vous avez joué avec la plupart de ceux que vous dirigez désormais ?
C'est la plus grande part d'inconnu. Je ne sais pas comment les gars
vont réagir à ma nouvelle fonction. Je ne sais pas encore comment je
vais réagir à mon nouveau positionnement vis-à-vis d'eux. Je suppose
que tout cela va se faire naturellement au fur et à mesure. C'est bien
aussi que les joueurs arrivent petit à petit car je vais pouvoir
prendre mes marques tranquillement.
Redoutez-vous la pression qu'il risque d'y avoir sur vos épaules cette saison ?
La seule pression que j'ai c'est d'arriver à faire en sorte que les
gars puissent sortir de l'entraînement un peu moins cons (sic) que
quand ils l'ont débuté. Après, bien sûr qu'il faudra gagner le
week-end, il ne faudra pas insulter les arbitres, etc. Tout ça je vais
l'apprendre au contact de Yannick Bru et Guy Novès, qui sauront me
guider. Je vais déjà me focaliser sur le terrain en faisant tout pour
donner le meilleur de moi. Je suis aussi intimement persuadé que je
vais me planter, mais il faut en passer par là.
Selon Guy Novès, vous aviez droit à dix jours supplémentaires de vacances mais vous auriez préféré rentré plus tôt…
J'ai vu qu'il l'avait dit avec un large sourire, alors le connaissant
un peu je pense que cela voulait dire qu'il fallait mieux que l'on soit
là aujourd'hui (il rigole…). Non, sérieusement, on a eu deux bonnes
semaines de coupure et avec Yannick Bru on a préféré rentrer plus tôt
et travailler tranquillement pendant que les joueurs faisaient leur
préparation physique. Il était donc normal que l'on soit là aujourd'hui.
Jean-Baptiste Elissalde digest
Né le 23 novembre 1977 à La Rochelle.
1,72 m, 73 kg
Postes : demi de mêlée ou demi d'ouverture.
Clubs successifs : Stade Rochelais (1997-2002) et Stade Toulousain (depuis 2002).
Palmarès en club : champion de France en 2008, vainqueur de la Coupe d'Europe en 2005 et 2010.
Palmarès en équipe de France : 35 sélections, 214 points (4 essais, 40
transformations, 38 pénalités), vainqueur du Tournoi des 6 Nations en
2004, 2006 et 2007.
Première sélection : le 4 mars 2000 contre l'Ecosse (16-28) à Edimbourg.
Dernière sélection : le 15 novembre 2008 contre les Pacific Islanders (42-17) à Sochaux.
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LE 05/07/2010 PHILIPPE LAUGA Photo DDM, Xavier de Fenoyl www.la-depeche.fr
Jean-Marc Doussain. Mot de passe: surclassé.
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Doussain guette l'ouverture
L'international moins de 20 ans sera l'homme à suivre du début de saison.
Mot de passe : surclassé. International depuis les moins de 17 ans,
Jean-Marc Doussain a une nouvelle fois joué dans la cour des plus
grands que lui à l'occasion de la dernière Coupe du Monde des moins de
20 ans qui s'est déroulée en Argentine. Génération 1991 (12 février),
il pourra du coup être sélectionné pour le prochain Mondial 2011 en
Italie. Mais avant les perspectives, le bilan. L'intéresse oscille
entre regrets généraux et satisfaction personnelle : « Une cinquième
place qui nous satisfait mais nous avons des regrets par rapport au
match contre l'Angleterre. Nous avions la possibilité de gagner mais
nous avons perdu sur des détails, sur des fautes individuelles. Cela ne
pardonne pas sur des matches de haut niveau. »
Le haut niveau justement ? Le demi d'ouverture de l'équipe espoirs du
Stade s'en rapproche de plus en plus. En Argentine sous le maillot bleu
: « A travers ces matches internationaux, j'ai pu juger de ce qu'était
l'apprentissage du haut niveau. Un coup de pied mal donné, une faute de
mains : tout de suite, cela peut avoir de graves conséquences. »
Alors, le Stadiste a tout gravé dans sa tête. Pour s'en servir au plus
vite : « On grandit davantage dans des matches comme ça avec des scores
serrés que lors des rencontres où il y a des écarts importants. On a
davantage de choix à faire. Il faut présent offensivement,
défensivement et complet. »
Lapage du Mondial refermée, pour grandir encore, Jean-Marc Doussain va
maintenant se tourner vers son club. Le Stade Toulousain mise sur lui
depuis son arrivé en provenance de Saint-Girons lors de la saison
2007/2008. Le club lui a fait signer au mois de mai son premier contrat
professionnel. Il restera sous contrat Espoirs jusqu'au terme de la
saison 2011-2012 et passera professionnel en juillet 2012, pour une
durée de deux ans. Rassuré sur son avenir, Jean-Marc va travailler dans
la sérénité et guetter l'ouverture dans un Top 14 que quelques joueurs
de la génération 1991 (Lesgourgues, Couet-Lannes) ont découvert l'an
dernier. Cela pourrait arriver très vite dans la mesure où Frédéric
Michalak blessé va rater le début de saison. Dès lors, les vrais demis
d'ouverture sont au nombre de deux : David Skréla et Jean-Marc
Doussain. Mais ce dernier n'en fait pas une fixation : « Je prendrai ce
qui vient. Si j'arrive à saisir une opportunité tant mieux mais je ne
veux pas me prendre la tête. Je ne me fixe pas d'objectif précis avec
l'équipe une. Juste celui de m'installer en tant que leader en équipe
espoirs. »
« C'est un véritable organisateur; un chef d'orchestre en quelque sorte
.» Michel Marfaing, responsable du centre de formation du Stade
Toulousain.
repères
Le chiffre : 2
rencontres > de Top 14. Utilisé lors des matches amicaux l'été 2009,
il a ensuite joué deux matches de Top 14 face à Montauban et Toulon.
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LE 04/07/2010 PHILIPPE LAUGA Photo DDM, Xavier de Fenoyl www.la-depeche.fr
Pierre Gilles Lakafia a découvert Ernest-Wallon.
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Lakafia ne croit plus à une blague
top 14. Stade Toulousain. L'ex-Albigeois prend ses marques à Ernest-Wallon.
C'est devenu un lieu commun, un nouvel arrivant vous dira toujours
qu'il a besoin de prendre ses marques. La coutume n'a pas échappé à
Pierre-Gilles Lakafia qui a connu quelques problèmes d'orientation dans
notre grande ville, le jour de la première rentrée des classes du
champion d'Europe. Un long détour par… Labège l'a fait arriver en
retard au premier entraînement. Guy Novès ne lui en a évidemment pas
tenu rigueur. En l'absence des cadres chargés de la caisse des amendes,
l'ailier albigeois s'en tirera par quelques séances de «chambrage»
durant les jours qui viennent.
Et c'est désormais sur les terrains que PGL entend démontrer sa
ponctualité aux grands rendez-vous. Et ce n'est pas l'envie qui lui
manque quand on sait qu'il a disputé son dernier match de championnat
avec Albi, le samedi 24 avril à Perpignan. L'occasion de rappeler que
les cadences infernales liées au calendrier ne concernent qu'un groupe
de 30 joueurs internationaux.
Pour meubler cette trêve de deux mois (trois mois et demi avant le
premier match de championnat), Pierre-Gilles (23 ans) a reçu un
programme personnel qu'il a suivi à la lettre durant ses vacances
à...Tours chez son père, lui aussi sportif de haut niveau. Jean-Paul
Lakafia fut en effet deux fois recordman de France du lancer du javelot
et 12e aux Jeux olympiques de Séoul. Poursuivons le jeu de cartes de la
famille avec le frère cadet (21 ans), Raphaël, troisième ligne centre à
Biarritz, qui a peu joué cette saison en raison d'une blessure.
Une concurrence exceptionnelle
D'Albi à Toulouse, les objectifs varient mais le principe est le même :
« C'est sûr que c'est un club qui a d'autres objectifs. Mais à Albi
comme à Toulouse, il faut bosser pour y arriver. » Et se soumettre à
une concurrence exceptionnelle : Clerc, Heymans, Delasau, Donguy sans
oublier le polyvalent Médard… Mais aujourd'hui, il ne croit plus à une
blague comme lors du premier coup de fil que Guy Novès lui a passé. Il
sait que s'il a été recruté, c'est dans l'optique stadiste : « recruter
des jeunes pour les former. ». Il sait ainsi devoir améliorer entre
autres « sa vision du jeu, sa façon de se déplacer sur le terrain. » Au
fil des semaines, l'ancien Albigeois apprendra qu'au Stade, on… apprend
vite.
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LE 29/06/2010 Photo DDM, Xavier de Fenoyl www.la-depeche.fr
Séance de musculation pour Yannick Nyanga : Zeba Traoré veille au grain.
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Yannick Nyanga et le Ghana
Grièvement blessé au genou droit à l'automne, Yannick Nyanga n'a plus
rejoué depuis. Hier, il faisait partie du premier contingent de joueurs
appelés à reprendre l'entraînement : « J'étais apte en fin de saison,
mais, en pleine phase finale, il valait mieux attendre. Je suis
impatient car huit mois sans toucher le ballon, c'est dur. Mon premier
objectif est de retrouver mes sensations d'avant ma blessure, sans
brûler les étapes. Ensuite, l'appétit viendra en mangeant. »
Passionné de football, l'enfant de Kinshasa (Congo) suit avec intérêt
la Coupe du Monde et, si son pays d'origine n'y participe pas, il est
évidemment supporter du Ghana qui affrontera l'Uruguay vendredi en
quart de finale : « Tout le continent africain est derrière les
Ghanéens. Ce serait un grand plaisir de les voir passer les quarts.
Cela voudrait dire que le foot africain monte vraiment. Et, au-delà de
l'Afrique, c'est sympa de voir des surprises dans le sport en général
et la hiérarchie bousculée. »
Sauf quand le Stade en est victime, évidemment…
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LE 29/06/2010 J.-P. P. Photo DDM, Xavier de Fenoyl www.la-depeche.fr
Séance de musculation pour Yannick Nyanga : Zeba Traoré veille au grain.
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Reprise en douceur pour le Stade toulousain
Hier, au Stade Toulousain, les premiers rentrés ont commencé à
transpirer. Les derniers ne reprendront que le 26 juillet. Cette
reprise étagée agace Guy Novès.
Au Stade Toulousain, la rentrée des classes s'effectue en trois actes.
Hier matin, en compagnie d'une poignée de jeunes éléments appelés à
évoluer le plus souvent avec les « espoirs », il n'y avait que cinq
joueurs de l'équipe « une » convoqués : Yann David, Virgile Lacombe,
Pierre-Gilles Lakafia, Yohan Montes et Yannick Nyanga. Seul « petit »
nouveau, l'ex-Albigeois s'est présenté légèrement en retard après
s'être perdu sur les rocades toulousaines. Mais Jean-Michel Rancoule a
vite remis Pierre-Gilles sur le chemin du vestiaire d'Ernest-Wallon.
Les joueurs étrangers et les sélectionnés avec les Barbarians
reprendront le 12 juillet, tout comme les trentenaires : JeanBouilhou,
Yannick Jauzion, Benoît Lecouls et William Servat. « Je leur ai accordé
quelques jours supplémentaires afin qu'ils puissent bien récupérer »,
précise le manager général Guy Novès. Les autres, sélectionnés dans les
équipes de France, d'Argentine ou des îles du Pacifique, ne rentreront
que le 26 juillet.
« Les internationaux doivent être très très fatigués », insiste Guy
Novès que cette reprise à la carte n'enchante guère. « Ils ne seront là
que trois semaines avant le début du championnat. C'est impossible de
récupérer et de se préparer en même temps. Je répète depuis plusieurs
années que les joueurs ont besoin de deux mois de vacances. Nous
reprenons dans des conditions dramatiques car, quand nous n'avons pas
l'effectif pour travailler, c'est un drame pour le boulot. »
« RECONDITIONNER LES GENS »
Et les entraîneurs, Yannick Bru et Jean-Baptiste Elissalde ? « Ils sont
attendus à la mi-juillet, répond Novès. Mais, comme ce sont des garçons
sérieux, ils vont rentrer avant. Qu'ils en profitent, car, à ce
moment-là, je pourrai peut-être lever le pied à mon tour », ajoute-t-il
en riant.
Le préparateur physique Zeba Traoré, qui sera rejoint dans une semaine
par ses acolytes Grégory Marquet et Saad Drissi, entame sa neuvième
saison stadiste : « Nous allons d'abord beaucoup courir le matin et
faire de la muscu l'après-midi. Il faut reconditionner les gens pour
qu'ils puissent supporter la suite en termes d'intensité et de rythme.
» Quand on lui fait remarquer qu'il est l'homme incontournable de la
période, il rétorque : « L'évolution de ce sport et des performances à
réaliser fait que c'est toute une équipe, composée des préparateurs,
des médecins et des kinés, qui est incontournable. La qualité de la
communication entre nous rend efficaces les reprises de saison. Et il y
a autant de reprises qu'il y a de joueurs. Mais en fait, comme le
souligne Yannick Bru, vu les niveaux d'intensité auxquels nous devons
répondre, la préparation physique est un sprint qui dure toute la
saison. »
Le chiffre : 2
matchs amicaux > Pour le Stade Toulousain. Avant la reprise du
championnat prévue le vendredi 13 août, le Stade Toulousain ne
disputera que deux matchs amicaux : le vendredi 30 juillet, à Mazamet
(19 h 30), contre La Rochelle et le vendredi 5 août, à Saint-Affrique
(18 h 30), contre Bourgoin. Guy Novès aurait bien aimé en programmer un
autre, mais, compte tenu de la reprise échelonnée de son effectif, il
n'a pas souhaité « prendre de risque avec des joueurs pas prêts ».
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LE 10/06/2010 www.la-depeche.fr
Yannick Bru prolonge de trois ans au Stade Toulousain
L'ancien talonneur et entraîneur des avants du Stade Toulousain,
Yannick Bru, a décidé de prolonger son contrat d'entraîneur pour trois
années supplémentaires, a-t-on appris jeudi auprès du club toulousain.
Yannick Bru, qui avait pris sa retraite sportive de talonneur en juin
2007 et remplacé Serge Laïrle dans l'encadrement technique toulousain,
sera lié avec les Rouge et Noir jusqu'au terme de l'exercice 2012-2013.
Agé de 37 ans, Yannick Bru a été champion de France en 2008 comme
entraîneur du pack toulousain, et surtout vainqueur de la Coupe
d'Europe 2010 aux dépens de Biarritz.
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LE 08/06/2010 DDM Photo DDM, Jean-Michel Mazet
www.la-depeche.fr
Le Stade Toulousain, champion d'Europe: un titre à défendre et un titre à conquérir.
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H Cup 2011. Poule piégeuse pour Toulouse
Le tirage au sort de la H Cup n'a pas été clément avec Toulouse et Castres.
Bien que tête de série, les Rouge et noir affronteront les London
Wasps, les Glasgow Warriors et les Newport gwent Dragons. Sur le papier
les Toulousains ont largement les moyens de s'en sortir mis devront
tout de même faire attention. Les Londoniens se sont imposés 3 fois
lors des quatre dernières confrontations avec les hommes de Guy Novès.
Les Ecossais, eux, ont gagné à Ernest-Wallon lors de la saison
2008-2009.
Castres, qui était dans le 4e chapeau aura dans son groupe Cardiff Blues, Northampton Saints et Edimbourg.
Le Racing-Métro, qui découvrira la Coupe d'Europe la saison prochaine,
sera opposé à Clermont, son bourreau des matches de barrages du Top 14,
dans la poule 2 avec la province irlandaise du Leinster et les Anglais
de Saracens, selon le tirage au sort effectué mardi à Cardiff.
Clermont a une nouvelle fois hérité d'une des poules les plus
difficiles, notamment avec le Leinster, sacré en 2009 et vainqueur de
la dernière confrontation entre les deux équipes cette année en quart
de finale.
Biarritz, finaliste malheureux contre Toulouse, s'en sort plutôt bien
avec les Anglais de Bath, les Irlandais de l'Ulster et la nouvelle
franchise italienne d'Aironi, qui sera par ailleurs engagée en Ligue
Celtique.
Perpignan retrouvera les Anglais de Leicester, comme en 2008/2009, les
Gallois de Llanelli Scarlets et les Italiens de Trévise, chez qui ils
ont chuté la saison dernière lors de la première journée.
Le RC Toulon, qui découvrira la Coupe d'Europe, aura la lourde tâche de
défier les Irlandais du Munster, les Gallois de Neath-Swansea Ospreys
et les London Irish.
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TOUS LES GROUPES :
POULE 1: Cardiff Blues, Northampton Saints, Edimbourg, Castres Olympique
POULE 2: Leinster, ASM Clermont Auvergne, Saracens, Racing-Metro 92
POULE 3: Munster, Ospreys, London Irish, RC Toulon
POULE 4: Biarritz Olympique, Bath, Ulster, Aironi Rugby
POULE 5: Leicester Tigers, Scarlets, Perpignan, Benetton Treviso
POULE 6: Toulouse, London Wasps, Glasgow Warriors, Newport gwent Dragons
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PROGRAMME:
1re journée: 8/9/10 octobre 2010
2e journée: 15/16/17 octobre 2010
3e journée: 10/11/12 décembre 2010
4e journée: 17/18/19 décembre 2010
5e journée: 14/15/16 janvier 2011
6e journée: 21/22/23 janvier 2011
Quarts de finale: 8/9/10 Avril 2011
Demi-finales: Avril/1er mai 2011
Finale: 21 ou 22 mai au Millennium Stadium de Cardiff.
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LE 30/05/2010 PROPOS RECUEILLIS PAR
JEAN-LUC
MARTINEZ
www.la-depeche.fr
Jean Bouilhou: « Les Toulousains sont heureux, nous aussi »
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Jean Bouilhou: « Les Toulousains sont heureux, nous aussi »
Discret et efficace, Jean Bouilhou est la force tranquille du Stade
Toulousain. Depuis samedi dernier et la victoire des Rouge et Noir en
finale de la Coupe d'Europe de rugby, le troisième ligne et capitaine
en alternance est un homme heureux. Avec trois trophées européens à son
actif, celui que les commentateurs sportifs appellent le « Roi des airs
» pour ses performances en touche, savoure chaque instant.
Comment vivez-vous ces lendemains de Coupe d'Europe ?
C'est formidable, c'est une grande fête mais on boit beaucoup… On est
tellement bien reçus partout où on va et depuis dimanche on fait la
tournée des bars non-stop. Tous les lieux qui nous soutiennent et qui
nous accueillent au cours de la saison ont voulu qu'on passe les voir.
Les Toulousains viennent à notre rencontre. Ils nous félicitent. Ils
sont heureux et nous aussi.
Allez-vous continuer ce dimanche avec la fête du rugby ?
On n'arrête pas de faire la fête ! Pas dans les stades, non. Certains
d'entre nous partent en équipe de France. Dimanche, je ferai la fête
mais en famille et entre amis au Pays basque.
Est-ce le rugby ou vos études d'ingénieur à l'Insa qui vous ont fait quitter Pau d'où vous êtes natif pour venir à Toulouse ?
C'est lié au rugby par défaut. En tant que Palois, je voulais jouer à
la Section Paloise mais le club n'a pas souhaité me garder quand
j'étais junior. Dans les mois qui ont suivi, j'ai été contacté par le
Stade Toulousain. J'ai saisi l'opportunité même si c'était un challenge
de venir à Toulouse en 1999. J'en ai donc profité aussi pour faire mes
études ici.
C'était important pour vous de mener de front des études longues et le sport de haut niveau ?
Pas forcément pour moi mais beaucoup pour mes parents qui m'ont,
comment dire, vivement encouragé à ne pas lâcher les études. Je me suis
même demandé à un moment si les études n'étaient pas un frein à mon
épanouissement rugbystique. Quand j'ai signé au Stade Toulousain tout a
été beaucoup mieux. Le fait d'être aidé par le Stade et par l'Insa m'a
encouragé et je me suis senti porté. Aujourd'hui, après dix ans de
rugby professionnel, je suis reconnaissant envers mes parents d'avoir
insisté. J'ai une possibilité de reconversion. J'y pense pour dans
trois ans, lorsque mon contrat avec le Stade Toulousain sera terminé.
J'aurai 34 ans, ce sera le bon moment pour une autre vie.
Les études, c'est aussi une ouverture d'esprit qui vous sert sur le terrain pour analyser le jeu…
Pas tant que ça. En matière de réflexion et de stratégie de jeu, le
poker a été une meilleure aide. Les études ouvrent l'esprit sur le
monde scientifique et sur le monde qui nous entoure. Ce qui m'a apporté
beaucoup, c'est la vie étudiante, le fait de côtoyer des gens de tous
les univers et pas uniquement du milieu du rugby.
Qu'aimez-vous faire en dehors des matches, sur votre temps libre, à part jouer au poker ?
Le poker oui j'aime beaucoup en jeu réel ou sur table. Sinon, j'adore
tous les sports de glisse et aller à l'océan. Je vais aussi de temps en
temps au cinéma et au théâtre voir ma copine Camille Dintrans sur scène.
Le rugby agit comme un aimant sur vous… Vous partagez votre vie avec la fille d'un ancien international…
On s'est connu au bistrot Chez Tonton lors d'une soirée étudiante mais
pas du tout par le biais du monde du rugby. Plus jeune, le rugby
n'était pas ma préoccupation première. Il se trouve qu'accessoirement,
Camille est la fille de Philippe Dintrans. Elle ne savait même pas que
je jouais au rugby et moi je ne connaissais son papa que de nom.
Est-ce vrai que le jour de votre rencontre vous lui avez renversé un verre dessus ?
Oui, tout est tombé sur le sac à main que venait de lui offrir sa maman ! C'était une maladresse d'étudiant…
Vous êtes plus habile avec un ballon qu'avec un verre à la main…
Si vous le dites… Je pense que oui, encore aujourd'hui.
Palmarès
Après des débuts à la Section Paloise, Jean Bouilhou est entré au Stade
Toulousain en 1999. Sur les quatre Coupes d'Europe gagnées par son
équipe, il a participé à la victoire de trois en 2003, 2005 et 2010. En
onze saisons avec les Rouge et Noir, il est le joueur français qui a
disputé le plus de rencontres européennes, derrière son ancien
capitaine Fabien Pelous. En championnat de France, il a aussi connu le
succès avec deux titres du Top 14 en 2001 et 2008 permettant aux
Toulousains de remporter le Bouclier de Brennus.
Mais avant de jouer au rugby, Jean Bouilhou a fait du basket au sein de
l'Elan Béarnais. Un sport qui le prédestinait à devenir ce « Roi des
airs » sur les stades de l'ovalie.
ses coups de cœur
«Les Monologues du vagin»
« Bien sûr parce que Camille (à gauche sur notre photo) y joue en
alternance au café-théâtre Les 3T. Mais aussi parce que cette pièce que
j'ai dû voir quatre ou cinq fois permet de savoir comment les femmes
entre elles parlent de sexualité. C'est décomplexant même pour les
hommes. J'ai aussi trouvé des moments très poignants notamment lors de
l'évocation des viols ».
Benjamin Biolay
« Je l'ai vu jeudi soir en concert au Bikini et c'était carrément
génial. À la fois rock et élégant. Je suis fan de ses textes et les
arrangements sur scène sont excellents. J'avais un a priori négatif sur
l'artiste qui me semblait prétentieux et c'est tout l'inverse ».
son coup de gueule
Contre la crise
« On n'arrête pas de nous parler de la crise et de demander aux gens de
faire des efforts. Mais on voit aussi que les banques qui ont été
aidées continuent à faire des bénéfices et se les repartagent sans
pudeur. C'est hallucinant. Ce sont toujours les mêmes qui trinquent et
c'est immoral. Je ne me plains pas pour moi mais pour ceux qui galèrent
».
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23/05/2010 Emilie Dudon, envoyée spéciale Photo : Icon Sport www.rugbyrama.fr
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Grandeur et dépendance
Le titre de meilleur entraîneur européen des 15 dernières années qui
lui a été décerné il y a quelques jours par l'ERC tombe à pic : Guy
Novès a décroché samedi contre Biarritz son quatrième titre de champion
d'Europe (21-19) au terme d'une saison difficile pour les Rouge et
Noir. Portrait.
Alors que ses joueurs exultaient sur le terrain, que les supporters
chaviraient de bonheur dans le stade et que la place du Capitole à
Toulouse se noyait de monde et de joie, ses premiers mots n'ont pas
narré l'ivresse d'un quatrième sacre européen. Ni même parlé d'un
éventuel futur à la tête des Bleus quand on lui a posé la question. Ils
ont été pour les siens. "Tout ce qu'on peut me souhaiter maintenant,
c'est le bonheur de ma famille", expliquait Guy Novès aux caméras de
télévision juste après le coup de sifflet final samedi soir. Interrogé
à ce sujet en conférence de presse, il a seulement admis qu'il "pensait
à certaines choses très importantes pour moi au-delà d'un titre de
champion d'Europe". Et n'est plus revenu sur le sujet. Pudique et
protecteur.
Guy Novès est un personnage secret. Connu et reconnu, il est célèbre
pour ses prises de position et ses coups de gueule, ses coups de pied
incessants dans la fourmilière du rugby français et son opiniâtreté,
son entêtement aussi à défendre sans relâche ses thèses et ses
théories. Si le manager a "une grande gueule", l'homme est discret. Et
l'alliage fonctionne parfaitement. Chef de meute, il n'hésite pas à
sortir les crocs et à faire grincer des dents. Mais "il sait lire dans
les hommes comme dans un livre, a un jour dit de lui l'un des plus
grands joueurs qu'il ait jamais coachés, le recordman des sélections en
équipe de France Fabien Pelous. Sa capacité à cerner les caractères
afin de tirer le meilleur de l'individu n'a pas d'équivalent. Tous les
joueurs qui sont passés par le Stade ont du respect pour cet homme."
Quinze titres en dix-sept ans
Son obsession de la progression et de la perfection ont fait de lui
l'entraîneur le plus titré du rugby mondial. A son actif, huit titres
(1989, 1994, 1995, 1996, 1997, 1999, 2001, 2008) et deux finales de
championnat (2003, 2006), deux Challenges Yves-du-Manoir (1995, 1998) ,
un trophée des champions (2001) et quatre H Cup donc (1996, 2003, 2005
et 2010), plus deux finales (2004 et 2008). Soit quinze titres en
dix-sept ans à Toulouse. Et au moment de commenter sa dernière étoile
européenne, il rendait d'abord hommage à ses collaborateurs. "Je
voudrais féliciter publiquement Yannick (Bru) et Philippe
(Rougé-Thomas). Je ressens beaucoup de fierté de travailler avec des
hommes compétents et d'une telle qualité. Je suis vraiment admiratif de
leur travail et de celui de tout le staff. Il faut savoir qu'une
vingtaine de personnes nous accompagnent."
Bien sûr, les marottes sont toujours là. Même dans l'allégresse, Guy
Novès a besoin de faire des mises au point : "Je voudrais aussi que les
médias arrêtent d'écrire et de dire que mon vrai rêve, c'est le doublé.
Je ne sais pas d'où ils le sortent, mais moi, je ne l'ai jamais dit. Ça
fait des années que je répète que c'est impossible compte tenu du
calendrier qu'on nous impose." Novès persiste et signe. Et veut prouver
qu'il a raison. Toujours. Un large sourire accroché à son visage
souvent ombrageux, il n'oublie pas de profiter toutefois. "Il faut
qu'on réfléchisse avec des designers comment on va installer cette
quatrième étoile sur le maillot !, lançait-il amusé devant une masse de
journalistes. C'est vraiment une très grande fierté et je pense qu'elle
est amplement méritée cette année. Nous avons vécu une saison
éprouvante mais magnifique, avec un investissement sur les deux
tableaux." Samedi à Paris,Guy Novès savourait son bonheur d'entraîneur.
Toujours pas blasé, malgré ce qu'il a bien voulu dire parfois. Et très
récemment même. A 56 ans, il n'a plus rien à prouver. Si ce n'est à
lui-même. Et surtout aux siens. C'est tout ce qui lui importe. Il l'a
rappelé samedi soir. Dimanche également, alors qu'il n'était présent à
la présentation de la Coupe aux supporters place du Capitole. Le
technicien toulousain a beau tutoyer les étoiles chaque année, il garde
les pieds sur terre.
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LE 26/05/2010 X.T. www.la-depeche.fr
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Stade toulousain : Rougé-Thomas réfléchit
Comme nous l'avions annoncé début mai et rappelé dans notre édition de
lundi, le staff toulousain va évoluer la saison prochaine.
Jean-Baptiste Elissalde devrait en effet être en charge des lignes
arrières, succédant à Philippe Rougé-Thomas qui prendrait lui de
nouvelles fonctions. Le président Bouscatel nous a en effet confirmé,
hier, avoir rencontré les deux intéressés dans la journée. « J'ai
évoqué le sujet avec eux. Je dois revoir Jean-Baptiste puisqu'il est
parti rejoindre les Barbarians à Londres. Quant à Philippe, il
assumerait une nouvelle fonction importante dans notre projet sportif,
à savoir : prendre les meilleurs joueurs de toutes les catégories du
club afin de les perfectionner, d'assurer un suivi ciblé. C'est une
proposition faite en accord avec Guy Novès avec lequel nous allons
définir les contours précis de ce poste. »
Reste à savoir si Philippe Rougé-Thomas (2 Brennus et 3 H Cup à son
compteur) sera séduit. Il devrait se prononcer dans les tout prochains
jours.
Le 25/05/2010 Grégory Letort Photo : Icon Sport www.rugbyrama.fr
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Toulouse : Rougé-Thomas s'en va
Philippe Rougé-Thomas arrête sa mission d'entraîneur des arrières au
Stade toulousain. Le nom de son successeur n'est pas encore officiel
mais il n'y a plus de doute quant au nouveau rôle de Jean-Baptiste
Elissalde.
Sacré samedi champion d'Europe pour la quatrième fois de son histoire,
le Stade toulousain défendra la saison prochaine son titre avec un
nouveau staff. Intronisé en 2000, l'entraîneur chargé des lignes
arrières, Philipppe Rougé-Thomas (48 ans, 2 sélections) qui arrivait en
fin de contrat, ne sera pas reconduit. L'homme aux deux Brennus (2001,
2008) et aux trois titres en H Cup en tant qu'entraîneur a rencontré ce
mardi son président, René Bouscatel qui lui a proposé la direction d'un
poste à responsabilités au sein de la formation toulousaine : il serait
ainsi chargé du perfectionnement technique de l'élite des joueurs du
centre.
Rougé-Thomas a toutefois souhaité s'accorder un délai de réflexion.
Contacté ce mardi, le président Bouscatel n'a pas souhaité confirmer le
visage du futur staff du Stade toulousain où Guy Novès occupera
toujours les fonctions de manager général et où Yannick Bru - qui n'a
pas encore prolongé - devrait poursuivre sa mission auprès des avants,
entamée en 2007 avec succès.
Elissalde favori ?
Mais le successeur ne fait plus de mystère : l'ancien demi de mêlée ou
ouvreur international Jean-Baptiste Elissalde (32 ans, 35 sélections)
qui a annoncé samedi mettre un terme à sa carrière un an avant le terme
de son contrat. "Je vous répondrai dans dix jours" a précisé René
Bouscatel. Une date logique, Jean-Baptiste Elissalde étant en ce moment
absent. Il est parti ce mardi matin à Londres où il a rejoint la
sélection des Barbarians britanniques. Déjà possesseur d'un BE1,
Elissalde qui a aussi validé la première partie de son BE2, s'est
inscrit à la prochaine session du DES (diplôme d'entraîneur spécialisé)
à Marcoussis qui débutera en juillet prochain.
Mardi matin à l'aéroport de Toulouse-Blagnac, Elissalde souhaitait
garder le silence : "Il n'y a encore rien de mis en place. Par respect
pour Philippe je ne veux pas m'exprimer. On déconnait tous les deux
lundi. Il le sent, je le sens, mais... Philippe est encore champion
d'Europe cette année, il a apporté beaucoup. C'est un mec
extraordinaire. On peut critiquer l'entraîneur, ses choix, ses façons
de faire mais c'est un homme extraordinaire. Rien que pour ça, ce n'est
pas à moi de prendre les devants, d'annoncer quoi que ce soit. Le
président René Bouscatel devrait s'en charger d'ici deux semaines. Et
Toulouse ouvrir une nouvelle page de son histoire.
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LE 25/05/2010 PHILIPPE LAUGA www.la-depeche.fr
Accroupis: Jérôme Rieu, Dominique Colmagro, Thierry Merlos, Jean-Michel Rancoule, Serge Gabernet,
Gérald Martinez, Marcel Salsé, Laurent Husson, Dominique Harize, Guy Novès.
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Finale 1980 : une défaite mais le début de l'aventure du Stade Toulousain
Il y a trente ans, jour pour jour, se déroulait la finale du
championnat de France 1980. Le grand Béziers avait tremblé face à une
équipe toulousaine rafraîchissante.
Ce n'était qu'il y a trente ans mais pour ceux qui ont découvert le
rugby à l'ère professionnelle, c'est un autre âge. Pourtant, le rugby
présentait de belles couleurs à travers cette finale entre Béziers,
l'ogre des années 70-80 (10 fois champion de France entre 71 et 84) et
le Stade Toulousain qui revenait en finale après onze d'absence et
posait les jalons de sa future hégémonie. Une finale marquée par une
opposition de styles. Retour sur un choc qui marqua les esprits.
L'essentiel : paradoxalement, si Béziers l'emporta deux essais à zéro,
c'est bien Toulouse qui enflamma le Parc des Princes. Le panache,
l'audace des Stadistes relançant et écartant les ballons dès qu'ils le
purent, loin d'une mêlée en difficulté, ne furent pas récompensées même
si l'édifice biterrois trembla à plusieurs reprises.
Le geste : celui que l'on découvrit alors : la remise en touche rapide
faite par les ailiers Guy Novès et Dominique Harize pour l'arrière
Serge Gabernet avant que les Biterrois sidérés n'aient le temps de
réagir. Aujourd'hui, pour beaucoup c'est le premier souvenir qui reste
de cette finale. Serge Gabernet commente : « On avait ainsi participé à
l'évolution du règlement. »
L'action du match : elle se situe à deux minutes du terme sur un deux
contre deux joué à merveille par Harize. Ce dernier adresse une passe
décisive… à l'épaule de Gabernet qui commet un en-avant alors qu'il
aurait pu inscrire l'essai. Gabernet n'a évidemment pas oublié : « Si
je prends la passe d'Harize, les données ne sont pas les mêmes. Mais
quand Dominique fait la passe, le Biterrois Martinez le désaxe un peu
au niveau des épaules. À la deuxième minute, j'aurais peut-être
rattrapé le ballon, mais à la 78e… »
La phrase : celle de Jean-Claude Skrela sous le coup de la déception :
« On se souviendra du score mais pas que le Stade avait fait un bon
match ». Faux, car trente ans après, beaucoup se souviennent que
Toulouse avait œuvré pour le rugby français ce jour-là. Roger Couderc
était ainsi venu rendre visite aux Toulousains dans les vestiaires et
leur avait lancé : « Vous avez fait bander la France ! »
L'anecdote : le buteur toulousain Gérald Martinez avait raté cinq
pénalités consécutives. Jamais dans la saison, il n'avait été aussi
malheureux. Sans chercher d'excuses, le demi-de-mêlée avait toutefois
regretté : « Le ballon était trop gonflé. Je n'aime pas les cuirs trop
durs avec ma façon de tirer large. J'ai raté mon premier coup… Ensuite,
tout s'est passé dans la tête. »
Le chiffre : 10 -- 6
le score > de la finale. Béziers avait inscrit deux essais par Fabre
(8e) et Buonomo (33e) et une transformation par Cantoni. Deux pénalités
de Martinez (53e et 58e) avaient meublé le score pour Toulouse.
L'arbitrage avait été assuré par M. Saint-Guilhem du comité
Armagnac-Bigorre. 43 350 spectateurs.
De Novès à Skréla
Les équipes étaient les suivantes.
STADE TOULOUSAIN: Gabernet; Harize,
Salsé, Merlos, Novès (o) Rancoule, (m) Martinez; Skréla (cap), Viel,
Rives; Coutin, Santos; Laïrle, Bentaboulet, Breseghello.
BEZIERS: Cantoni; Fabre (Andrieu, 47),
Rivallo, Mioch, Martinez; (o) Fort puis Fabre (47), (m) Morisson;
Lacans, Buonomo, Cordier; Palmié, Estève; Martin, Paco (cap) Vaquerin.
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LE 24/05/2010 www.la-depeche.fr
Top 14. Stade toulousain : 4 recrues
Pour la saison prochaine. Delasau, Lakafia, Nicolas et Vergallo arrivent,
soit une de plus que la saison dernière (David, Picamoles et Maestri).
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LE
24/05/2010 CYRIL
DOUMERGUE
www.la-depeche.fr
Stade Toulousain : L'accueil triomphal des supporters place du Capitole
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L'accueil triomphal des supporters place du Capitole
Plus de 10 000 Toulousains ont accueilli les vainqueurs de la H Cup.
Reportage au balcon du Capitole dans une brûlante fin d'après-midi avec
les joueurs du Stade.
Byron Kelleher trépigne comme un gamin. « Yeaah ! » Il tape dans la
main de Vincent Clerc, et le saisit par la nuque, surexcité. Les voilà
enfin. La salle des Illustres porte bien son nom. Plus de 300 invités
de la mairie accueillent les héros.
Arrivés rue La Fayette en tracteur, les Toulousains se sont imprégnés
de la ferveur du peuple Rouge et Noir. Elissalde et Heymans sont les
premiers, vêtus du tee-shirt noir collector, balafré de chiffres d'or.
Servat et Lacombe amènent le trophée. Derrière eux, Jauzion, David,
Poitrenaud, Picamoles, Maestri, Johnston. Le gang des lunettes noires
se compose de Fritz, Nyanga, Médard et Michalak.
Dehors, ils sont plus de 10 000, et certains attendent depuis trois
heures. Le balcon n'est qu'à 3 mètres. On pousse Thierry Dusautoir
devant. C'est lui qui va soulever la Coupe. Le capitaine doit bousculer
du monde pour atteindre le promontoire. Il est 17 h 30 précises.
William Servat lui tend le trophée. « We are the champions », crache la
sono. Le Capitole s'embrase. Les Toulousains en Rouge et Noir vident
leurs poumons.
Sur le balcon, quinze rugbymen se serrent sur 3 m2. La coupe passe de
mains en mains. « Tou-lou-sains, Tou-lou-sains ! ». Romain
Millo-Chluski s'extirpe de la mêlée et embrasse fougueusement sa
fiancée. « Il fait une chaleur ! », lance en français Byron Kelleher,
qui court se désaltérer au buffet. Trois mètres plus loin, un père de
famille l'arrête, lui demandant s'il peut poser avec le fiston.
« Papa, papa, j'ai eu Michalak », lance une fillette en exhibant son
appareil numérique. Les héros sont fatigués. « La nuit a été courte, et
la fête plutôt longue », lâche un Maxime Médard à la voix faiblissante.
Mais le bonheur d'être au contact des Toulousains efface tout.
« C'est énorme, tout simplement. On ne peut jamais être blasé d'une
telle communion », confie Yannick Jauzion, triple champion d'Europe,
mais aussi trois fois perdant en finale, avec le Stade. « Vous êtes le
plus grand centre du monde, monsieur Jauzion », le félicite un
connaisseur. Entouré de micros et de caméras, Jean-Baptiste Elissalde
ne peut cacher son émotion. « C'est indescriptible. On fait tellement
d'efforts pour arriver à ce résultat. ça fait quelque temps que je sais
que je vais m'arrêter. Les gars m'ont fait le plus grand des cadeaux en
m'offrant cette H Cup. »
Yannick Bru, Philippe Rougé-Thomas sont là, mais les entraîneurs sont
orphelins de Guy Novès, fatigué et absent de la fête. Le speaker ne
l'oublie pas. Il sera l'un des plus acclamés par la foule. Huit
championnats, quatre coupes d'Europe. Respect.
Paroles…
Thierry Dusautoir > Capitaine et troisième ligne. «Nous sommes
soulagés et heureux. C'était une saison difficile, on méritait d'autant
plus de gagner. Partager notre victoire avec les Toulousains, c'est que
du bonheur! »
David Skrela > Demi d'ouverture. « Comme toutes les finales, cela a
été difficile, mais on s'en sort très bien ! Après l'avoir fêté à
Paris, on va arroser ça à Toulouse ! Ce n'est pas tous les jours qu'on
est champions d'Europe ».
Romain Millo-Chluski > Deuxième ligne. «Ce qu'on vit là, c'est un
vrai moment d'exception. La reconnaissance des Toulousains est
impressionnante. Ce que je ressens actuellement, c'est une vraie
communion avec tous nos supporters. Ce public est exceptionnel ».
Maxime méDard > Trois quart aile. « Nous avons deux raisons d'être
fiers. Tout d'abord, avec cette quatrième victoire, on entre dans
l'histoire. Et avec une année semée d'embûches comme cela a été le cas,
c'est un bonheur d'en être arrivé là. C'est génial de partager
l'émotion de la victoire avec les supporters ».
Pierre cohen > Maire de Toulouse. «C'est ma seconde victoire en tant
que maire. Une très grande fierté. Je remercie les joueurs, qui
constituent l'élite du rugby mondial mais qui savent rester simples et
accessibles.»
repères
Le chiffre : 10 000
supporters > Au Capitole. Dès midi, la place a commencé à se
remplir, pour déborder vers 17 heures. Chauffée par les speakers, la
foule a chanté, hurlé, puis explosé à 17 h 30, quand les joueurs et la
Coupe d'Europe sont apparus au balcon. Elle n'a commencé à se vider que
vers 18 h 30.
« Le tracteur, c'est un copain de Daan Human qui nous l'a prêté. On voulait être proche des gens, serrer des mains. »
Frédéric Michalak, ouvreur du Stade Toulousain
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LE 24/05/2010 PHILIPPE LAUGA Photo DDM, Xavier de Fenoyl www.la-depeche.fr
Une joie européenne désormais traditionnelle pour le Stade Toulousain.
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Une joie européenne désormais traditionnelle pour le Stade Toulousain.
Et pour compléter le palmarès de cette année européenne, Cardiff a
remporté l'Amlin challenge cup hier à Marseille. Quel rapport avec
Toulouse me direz-vous ? Et bien l'équipe galloise est la seule à avoir
battu le Stade Toulousain cette année en match de poules. Bénéficiant
de la nouvelle formule, Cardiff a été reversé dans la petite Coupe
d'Europe et a remporté la finale. Ce titre témoigne un peu plus, si
cela était nécessaire, de la force toulousaine dans cette épreuve que
le club a terminée avec huit victoires en neuf rencontres.
Il se trouvera toujours des « pisse-froid » pour relever que ce
quatrième titre est le troisième acquis lors d'une finale
franco-française. Mais le Stade Toulousain n'a-t-il pas éliminé le
champion d'Europe en titre en demi-finale ? De même que le club basque,
même s'il rata sa finale, avait sorti un autre géant européen, le
Munster.
Comme une dette avec l'Europe
Quatre titres en quinze ans, ce n'est pas anodin. Un tel palmarès
traduit évidemment l'investissement d'un club dont on a toujours dit
qu'il était précurseur dans bien des domaines. Encore plus quand il
s'agit d'Europe. Le Stade Toulousain agit comme s'il avait une dette
avec la Coupe d'Europe. Le club a été le premier à en faire un de ses
objectifs prioritaires. Peut-être parce qu'en étant recordman du nombre
de Brennus, il avait besoin d'un autre challenge. D'un autre terrain de
jeu encore plus grand pour s'exprimer. Nous vous révélions la semaine
dernière que cinq Toulousains figuraient dans la « dream team »
européenne selon le vote d'un jury composé de grands noms européens.
Une équipe virtuelle coachée par Guy Novès, élu entraîneur des quinze
années de Coupe d'Europe… Ce n'est toujours pas anodin.
Cette année encore, il a fallu en fin de saison - en raison d'un
calendrier mal agencé - parler de priorité. Les propos de Guy Novès ont
pu être mal interprétés, notamment du côté de Perpignan mais au final,
le manager toulousain a ramené une nouvelle fois le trophée européen en
France. L'USAP et Clermont joueront samedi la finale du championnat
mais avaient fait, de la Coupe d'Europe, en début de saison, un
objectif. Samedi soir, le perdant du championnat aura raté sa saison…
L'an prochain, Toulon et le Racing Métro joueront cette fois la grande
Coupe d'Europe. Et s'ils se prennent vraiment au jeu, il n'est pas
certain que les deux clubs réalisent la même saison en championnat. Le
Stade, lui, en fera encore son objectif prioritaire. Parce qu'il est un
Européen convaincu.
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LE 23/05/2010 Photo DDM, X. de
Fenoyl.
www.la-depeche.fr
Jean-Baptiste Elissalde tire sa révérence
Nous avions écrit après la victoire en match de barrages contre Castres
que JBE se rapprochait de la sortie. C'est désormais chose faite sur un
titre de champion d'Europe un peu singulier puisque Guy Novès a essayé
de le faire rentrer dans les dernières minutes de la partie mais le
papier du changement est arrivé trop tard au juge de touche. Il reste
désormais à connaître les nouvelles fonctions de Jean-Baptiste
Elissalde.
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Le 23/05/2010 Emilie DUDON photos: Icon Sport www.rugbyrama.fr
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Un Toulouse quatre étoiles
Au terme d'une rencontre palpitante, Toulouse s'impose devant Biarritz
(21-19) et glane son quatrième titre européen. Supérieurs en mêlée
fermée et inspirés offensivement, les Haut-Garonnais se sont appuyés
sur les bottes de Skrela et Fritz. Le BO aura des regrets, marquant le
seul essai du match.
Il a fallu attendre la 73e minute de jeu pour vraiment vibrer. Après
plus d'une heure d'un match engagé mais pas flamboyant, le centre
biarrot Karmichael Hunt aplatissait le premier essai de la rencontre
après un contre sur la ligne médiane. Le BOPB revenait à 19-21 et le
public du Stade de France s'enflammait pour la première fois. Mais,
malgré toute l'énergie (du désespoir ?) mise par les Biarrots dans leur
fin de match, ils ne pouvaient empêcher la machine toulousaine de
marcher vers son quatrième titre sur la scène continentale. Après 1996,
2003 et 2005, Toulouse est sacré roi d'Europe en 2010 au terme d'un
match parfaitement maîtrisé. Biarritz lui perd pour la deuxième fois en
finale de H Cup.
Pourtant, l'entame était bien biarrote. Plus agressifs, dominateurs à
l'impact, les Basques occupaient parfaitement le terrain et
monopolisaient le ballon. N'ayant pas joué depuis trois semaines, ils
voulaient soigner leur début de match... Ils ne parvenaient pas à
trouver la faille dans la ligne de défense adverse toutefois et
devaient compter sur la botte de Yachvili pour scorer. Mais les
Toulousains n'allaient pas subir plus longtemps. Ils s'appuyaient sur
leur domination en conquête (en mêlée notamment avec deux pénalités et
deux bras cassés sifflés en leur faveur en une demi-heure) pour refaire
leur retard. C'étaient eux qui, impulsant enfin du rythme dans leurs
attaques, se montraient les plus dangereux sur leurs ballons d'attaque,
à la 34e minute notamment après une percée de Fritz sur un ballon de
récupération dans ses 40 mètres. C'est d'ailleurs ce même Fritz, auteur
d'une très bonne performance, qui permettait aux siens de virer en tête
à la pause 12-9 grâce à un drop à la 39e (et une pénalité de 53 mètres
à la 22e).
Maîtrise toulousaine
Au retour des vestiaires, la pression restait haut-garonnaise. Et elle
se faisait chaque minute plus prégnante, étouffante. A la 47e, les
hommes de Guy Novès laissaient de nouveau échapper une occasion
imparable avec Médard qui commettait un en-avant à 5 mètres de la ligne
sur une situation de deux contre un. Mais, même en supériorité
numérique après le carton jaune reçu par Albacete (48e), le BOPB ne
parvenait pas à reprendre le contrôle du jeu. Pour preuve, Toulouse
parvenait à inscrire six points durant ses dix minutes à quatorze
(drops de Skrela; 52e, 59e), contre trois seulement pour Biarritz
(pénalité de Yachvili, 50e).
Acculés dans leur camp, les Basques passaient leur fin de match à
endiguer les assauts adverses. Moins forts, tout simplement, que ces
Toulousains impressionnants de maîtrise. Skrela, en réussite dans ses
tentatives (5/7), se chargeait de transformer les pénalités offertes
par les Biarrots, toujours gênés en mêlée notamment. Lecouls, Johnston
et Dusautoir n'étaient plus dans le camp basque comme ce fut le cas
lors de la finale de Top 14 2006 et ça se voyait... A la 71e, le Stade
toulousain menait 21-12. On pensait alors qu'il se dirigeait
tranquillement vers le titre. Puis Hunt surgit... Un sursaut d'orgueil.
Juste de quoi pimenter un peu le scénario de cette finale logiquement
remportée par les Rouge et Noir. Biarritz, qui a joué trop peu, trop
tard, n'a pas sauvé sa saison. Toulouse, qui affirme depuis des
semaines que la H Cup constituait son seul objectif cette saison, si.
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LE 23/05/2010 de XAVIER THOMAS Photo DDM, Michel Labonne www.la-depeche.fr
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Le Stade Toulousain dans la quatrième dimension
Historique ! Les rugbymen du Stade
Toulousain ont inscrit hier une quatrième étoile en Coupe d'Europe en
battant Biarritz en finale au Stade de France. Place du Capitole à
Toulouse, la foule en rouge et noir a chaviré… Super star le Stade !
Déjà titré en 1996, 2003 et 2005, le Stade Toulousain atteint le
firmament du rugby européen, en laissant son dauphin, le Munster, loin
derrière. Ce club de légende atteint ainsi son objectif prioritaire de
la saison après avoir échoué en demi-finale du Top 14 contre Perpignan.
Le trophée européen n'était pas revenu dans l'Hexagone depuis 2005.
La victoire est belle. La température a grimpé hier à Toulouse. Les
supporters qui ont assisté par milliers au match retransmis sur écran
géant place du Capitole ont applaudi, et ont fêté la nouvelle étoile
jusque tard dans la nuit. À Paris, ce fut champagne pour les joueurs au
Fouquet's.
Aujourd'hui, à 14 heures, l'équipe est attendue à l'aéroport de
Toulouse-Blagnac. Toute la ville va êter ses vainqueurs place du
Capitole. Chaud, chaud, il va y avoir de l'ambiance ! « Toulousain, Qui
ne saute pas n'est pas toulousain ! »…
Les supporters les plus fervents n'ont pas fini de se remémorer les 80
minutes de ce match légendaire, où Biarritz a fait de la résistance
jusqu'au bout. Le BO échoue pour la deuxième fois en finale européenne.
Beau joueur, le président du club de Biarritz Serge Blanco : « Toulouse
mérite son titre, et puis nous, on reviendra une troisième fois ».
Outrageusement supérieurs en mêlée, les Toulousains ont dominé Biarritz
de la tête et des épaules, et ce malgré l'ouverture du score de Dimitri
Yachvili en début de partie et l'essai du centre Karmichael Hunt à sept
minutes de la fin…
Ayant perdu la bataille de la mêlée face à Perpignan en Top 14 une
semaine auparavant, les Toulousains ont infligé une humiliante leçon au
paquet d'avants biarrots.
« C'est le fruit de tellement de travail, et de tellement de moments
difficiles… On a fait une merveilleuse saison », a déclaré après le
coup de sifflet final le manager Guy Novès, artisan des quatre titres
européens de Toulouse.
Poitrenaud, Clerc, Dusautoir, Servat, Jauzion, Kelleher et les autres
sont vraiment devenus hier les nouveaux dieux du Stade. Vivement 2011
et la tentative de l'impossible doublé…
Un score flatteur pour Biarritz
Le rapport de forces : l'écart final au score est flatteur pour
Biarritz sur le point de renverser le cours du match dans les dernières
minutes. Un tel scénario aurait toutefois tenu du miracle. Car les
Toulousains ont amplement mérité la victoire. La différence ne s'est
pas faite plus tôt car les Toulousains ont commis des fautes de main
rédhibitoires quand ils étaient en position d'inscrire un essai. C'est
le seul point négatif de cette finale qui est donc la deuxième qu'ils
remportent en n'inscrivant que des points aux pieds.
Le Stade se retrouva longtemps mené au score en première période. Par
malchance (une pénalité de Skrela qui heurte le poteau quand celle de
Yachvili rentre avec l'aide… du poteau) mais aussi en raison d'un
manque de précision dans les derniers gestes. Les Toulousains commirent
ainsi deux en-avants dans les vingt-deux mètres basques lors des dix
premières minutes. Ils en commirent un autre sur la plus grande
occasion de la première période quand le premier ballon de récupération
a failli aller à dame. Fritz mit le feu et lâcha Médard ; l'ailier
toulousain choisissant alors le périphérique extérieur de Balshaw.
Quand l'action a rebondi, Poitrenaud commit alors une faute de main.
Le fait du match : la domination de la mêlée toulousaine. Une réaction
était attendue après les déboires de la demi-finale de Top 14 face à
Perpignan mais nul ne pouvait envisager que la mêlée basque serait
ainsi mise au supplice.
Le tournant du match : il se situe lors des dix minutes que Toulouse
passe en infériorité numérique. Le match a tout d'abord failli basculer
sur un long mouvement rouge et noir qui éprouva les Basques sur
plusieurs temps de jeu. Las, il manqua encore la touche finale avec cet
en-avant de Médard à cinq mètres de la ligne alors qu'un deux contre un
gagnant se profilait. Toulouse manqua alors ce qui aurait pu être le
tournant du match puisque cet essai lui aurait alors donné dix points
d'avance. Au lieu de cela, le BO est parvenu dans la minute suivante à
égaliser à 12-12 sur un long raid d'August que le talonneur voulut
poursuivre au pied. Il fut stoppé en plein vol par Albacete qui écopa
d'un carton jaune. Le tournant du match en faveur de Biarritz ? Pas du
tout, puisque les avants toulousains continuèrent leur domination et
Skrela marqua deux drops durant l'infériorité numérique !
Une fin haletante : menant de neuf points (21-12), le Stade pensait
bien avoir fait le plus dur. Une pénalité lointaine de Skrela aurait pu
lui donner un peu plus d'air. Au lieu de cela, Toulouse vécut une fin
de match étouffante. Profitant d'une certaine décompression liée aux
multiples changements, les Biarrots et leur artificier préféré Ngwenya
ont alors mis le feu et ont été récompensés par un essai de Hunt. Après
la transformation, le coup de pied de renvoi de Skrela alla directement
en touche et tout sembla sur le point de basculer. Heureusement, deux
prises de balle en touche ont permis d'éviter le hold-up basque.
Terminant son parcours par une huitième victoire en neuf rencontres,
Toulouse était vraiment le roi européen cette année.
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Novès : «Le sentiment du devoir accompli»
- Vous sembliez avoir la tête ailleurs au coup de sifflet final ?
Effectivement, j'avais la tête ailleurs, je pensais à certaines choses
très importantes pour moi qui vont au-delà de la victoire en coupe
d'Europe. Ce sont des choses personnelles, je ne vous en dirai pas plus.
-Cette finale a été bien maîtrisée par votre équipe. Il aura juste manqué un essai non?
C'est vrai, un ou deux essais, cela aurait été la cerise sur le gâteau.
Dommage, nous avons deux-trois occasions de marquer... Nous avons
manqué de maîtrise sur ces actions. Mais ce manque de réussite démontre
que nous avons encore du travail à effectuer. Dans l'ensemble, nous
avons maîtrisé cette rencontre jusqu'à cet essai biarrot. Et je tiens
là à féliciter publiquement le travail de Yannick Bru et de Philippe
Rougé-Thomas, les joueurs également qui ont parfaitement respecté les
consignes.
-Vos avants ont été au rendez-vous après l'échec de la demi-finale de
Top 14... Servat, Dusautoir, les piliers bien sûr... Vous vous y
attendiez?
Vous savez, nos avants ont été au niveau toute la saison. Et Thierry
Dusautoir, quand vous l'entendez se flageller comme il l'a fait après
la défaite face à l'USAP, on se doute qu'il va y avoir une réaction
derrière, qu'il va tirer derrière lui tout le groupe. Il n'est pas le
capitaine de l'équipe de France pour rien.
-Que vous inspire ce quatrième sacre européen ?
(Grand sourire) Il va falloir réfléchir avec les designers comment
mettre la quatrième étoile sur le maillot. Je crois que ce titre est
largement mérité. Cette finale de H Cup était la priorité et nous nous
étions donné tous les moyens pour être prêts. Dès lors, et je vous
l'avais dit, la demi-finale de Top 14 n'avait pas été préparée dans les
mêmes conditions. Et si nous avions perdu cette finale d'un point à la
fin, je n'aurai pas été déçu vu le match que nous avons produit.
-C'est une belle consécration et une issue heureuse à cette saison?
Oui, la saison a été longue et on ressort de là avec le sentiment du
devoir accompli. Je le répète, c'est une fierté de travailler avec des
hommes compétents autour de moi, autour de mon staff.
-Un petit mot sur Jean-Baptiste Elissalde que vous avez essayé de faire entrer en jeu en toute fin, en vain. Pourquoi ?
Jean-Bapstiste ne voulait pas entrer en jeu, il trouvait l'équipe bien
en place. J'ai quand même essayé mais l'arbitre ne me l'a pas permis.
Dommage.
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Ligne par ligne.
De Poux et Servat à Fritz en passant par Skrela
Premières lignes : le sextuor toulousain a broyé le quintette biarrot,
malgré les rébellions d'August, mais c'est bien le trio de départ qui a
provoqué de profondes blessures dans les corps et les âmes basques.
Avec la complicité de Servat, par ailleurs roi des béliers en zone 1
auprès des regroupements et qui est monté en intensité tout au long du
match, Poux est immédiatement devenu le cauchemar de Johnstone (lequel
a fini en miettes face à Human) tandis que l'inébranlable Lecouls a
verrouillé sans faiblir l'autre côté de la mêlée.
Deuxièmes lignes : Albacete (Son exclusion temporaire a parfaitement
été compensée par ses camarades) et Millo Chluski ont pesé de tout leur
poids en mêlée mais aussi dans le combat de près là même où Thion et
Hall ont laissé forces et moral… Seule la touche a procuré aux Biarrots
de 2e et 3e lignes un peu d'oxygène.
Troisièmes lignes : si Sowerby, dans la profondeur, a souvent été
contré lors de ses remontées de balles, Dusautoir a manœuvré sur la
largeur avec la redoutable sobriété de la tronçonneuse à galène et
Bouilhou, en hauteur, largeur et profondeur a apporté la dimension
supérieure. En face, Harinordoquy, superbe lion couturé, a rapidement
manqué de souffle tandis que Lauret, parfois suffoqué, s'est battu avec
cran et que Lund s'est retrouvé enseveli.
Mêlée : Kelleher, enflammé, a imposé son physique à un Yachvili aiguë
mais qui est allé déclinant derrière un pack malmené et parfois même
humilié.
Ouvreurs : Skrela, défenseur majeur tout au long des débats, a défié,
dès les premiers échanges, la ligne basque afin de marquer les esprits
adverses comme son territoire… Botteur impeccable et buteur quasi
parfait, il a ensuite dirigé la manœuvre avec une rare autorité.
Peyrelongue, pivot incertain d'un système fragilisé par l'absence de
Traille, a pâti de la comparaison malgré une fin de match plus
convaincante.
Centres : comme il fallait s'y attendre, avec ou sans le ballon,
Jauzion (impossible à juguler) et Fritz (fracassant… Comment le XV de
France peut-il s'en passer?) ont été les maîtres du milieu de terrain.
Ils ont sans cesse imposé la ligne d'affrontement et cabossé leurs
adversaires (Hunt-Mignardi) lesquels se sont accrochés avec bravoure
(Le second terminant par une magnifique prise d'intervalle amenant
l'essai du premier) sans pouvoir trouver de solutions collectives.
Ailiers : Clerc, tonique à souhait, a surtout défendu et « condamné »
son couloir. Médard, frétillant, a tenté de trouver des failles sur les
extérieurs mais il a aussi manqué le ballon qui aurait définitivement
brisé les reins biarrots (47e… Bouilhou seul à sa gauche). Côté basque,
Gobelet et ses rushes stéréotypés n'ont jamais mis en péril le
dispositif défensif toulousain, à l'inverse des accélérations
d'Ngwenya, le seul véritable danger offensif côté basque. Mais les
Stadistes sont toujours parvenus à le couper de son soutien.
Arrières : on aura surtout vu Balshaw, très déterminé, fiable sur les
ballons hauts et prompt à emballer la machine afin de débloquer une
situation qu'il sentait de plus en plus compromise… Poitrenaud, de son
côté, a assuré sa besogne sans faillir.
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Unique
Unique. Fatalement unique. Le Stade toulousain est unique en Europe.
Flamboyant et presque parfait. Remporter de la sorte un quatrième
trophée européen constitue un exploit authentique qui illustre mieux
que tout la domination de ce club depuis deux décennies - aussi bien le
talent de ses joueurs qui n'est plus à démontrer que l'organisation
mise en place à tous les niveaux, notamment lors du grand virage du
rugby vers le professionnalisme. Comme on le dit au foot pour le Barça,
le Stade toulousain c'est « plus qu'un club » : une entreprise de
pointe qui gagne des objectifs réputés « impossibles », et un cœur gros
comme Servat qui ne cesse de battre - ses adversaires et ses records.
Mais ce rugby du nouveau siècle, rugby en rouge et noir, rugby de notre
Sud, conserve la magie initiale d'un jeu à nul autre pareil - une
tragédie qui se joue en deux actes, rebonds et rebondissements, puis
l'inéluctable poids du destin, celui d'un pack impérial et de David
Skréla, sans oublier ce grain de folie basque des dernières minutes
qu'on appelle accessoirement le suspense. Le scénario d'hier avait en
effet un parfum de complète tragédie - et les dieux du Quinze ont
définitivement comblé l'inestimable « Vierge rouge ».
Au final, une quatrième étoile dans le ciel au-dessus des toits roses. Une consécration ? Non ! Une constellation…
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Coupe d'Europe. Finale. Le match en questions
Trois drops pour quatre étoiles
LA FINALE 2010 A-T-ELLE ÉTÉ LA PLUS POPULAIRE?
Non puisqu'avec 78.976 spectateurs présents, hier, au Stade de France,
cette finale se classe au deuxième rang derrière celle de 2007 entre
les Wasps et Leicester qui avait attiré à Twickenham 81.076
spectateurs. Mais nos amis Anglais n'avaient pas les superbes créatures
du Moulin Rouge pour amener la H Cup...
CETTE FINALE FRANCO-FRANÇAISE A-T-ELLE SUSCITÉ DE L'INTÉRÊT CHEZ LES BRITANNIQUES?
Oui puisque autour du Stade de France, des supporters britanniques
étaient présents et bien visibles. Maillots du Munster, du Leinster,
des Harlequins ou encore de Leicester et d'Edimbourg sur les épaules,
tous n'avaient pas revendu leurs places achetées quelques mois plus tôt
sur internet. Une bonne occasion pour eux de marier rugby et tourisme
dans la capitale française.
QUI A GAGNÉ LE TOSS?
Ce sont les Biarrots qui ont choisi de débuter à droite de la tribune
présidentielle, leurs supporters dans le dos mais le vent contre. Ce
sont donc les Toulousains qui ont donné le coup d'envoi par David
Skréla. Trop court, il a débouché sur la première mêlée du match
sanctionnée d'un coup franc en faveur des Toulousains.
LES POTEAUX ONT-ILS JOUÉ UN RÔLE?
Oui et non puisque à trois reprises ils ont été touchés par les buteurs
de la rencontre. Si Skréla a été malchanceux, voyant sa première
pénalité repoussée par le poteau droit (11e), en revanche, Yachvili a
bénéficié de l'aide du poteau droit sur sa pénalité de la 16e, et Fritz
également sur son drop de la 39e.
FLORIAN FRITZ AVAIT-IL DÉJÀ RÉUSSI UNE PÉNALITÉ CETTE SAISON EN H CUP?
Oui et même deux, la première face aux Harlequins lors de la victoire
19-23 à Londres, la deuxième à Cardiff où le Stade s'était incliné
15-9. Hier, c'était donc sa troisième réussite, celle qui a permis à
son équipe de rester au contact (3-6), avant son drop de la 39e qui a
fait passer Toulouse devant au score pour la première fois de la
rencontre.
LE DROP A-T-IL ÉTÉ UNE ARME POUR TOULOUSE?
Oui. Trois fois oui! Florian Fritz (une réussite sur une tentative) et
David Skréla (deux réussites sur deux tentatives) ont ainsi rentabilisé
les temps forts toulousains. Neuf points qui comptent au final!
LE CARTON JAUNE D'ALBACETE A-T-IL EU UNE INCIDENCE?
Non puisque pendant les dix minutes où l'Argentin était sur la touche
(48e-58e), le Stade en a profité pour marquer six points (deux drops de
Skréla) passant de 12-12 à 18-12.
TOULOUSE EST-IL LE RECORDMAN DE VICTOIRES EN COUPE D'EUROPE?
Oui et plus que jamais puisque ce quatrième sacre européen place
désormais le Stade Toulousain à deux victoires devant le Munster et
Leicester.
Un homme dans le match. Le trois-quart centre toulousain a été impressionnant.
Florian Fritz: 13, impair et gagne
Il a dû donner des regrets aux sélectionneurs du XV de France qui ont
choisi cette semaine de ne pas le convier à la tournée estivale des
Bleus. Car après la finale que vient de disputer Florian Fritz,
véritable homme du match, on se demande ce matin comment le staff des
tricolores peut se passer encore d'un tel joueur, auteur d'une saison
pleine avec son club, admirable, hier, en finale de H Cup où il a sans
doute réalisé son meilleur match de la saison.
LE BAIN BOUILLONNANT, PAS LES MICROS
Florian Fritz a tout simplement été époustouflant, omniprésent, en
attaque où il a sans cesse avancé, déchiré le rideau biarrot, en
défense où ses replis et ses plaquages ont fait mal aux Basques. Et que
dire de son rôle de buteur, primordial pour que les Toulousains gardent
le contact face à des Biarrots hyperréalistes. Une pénalité des 53m qui
permet à Toulouse de revenir à trois points (3-6 à la 21e) et puis
surtout ce drop, décoché des 25m et qui heurte le poteau droit pour
faire passer le Stade en tête pour la première fois, juste avant la
mi-temps (12-9).
« C'est un garçon qui travaille comme un fou et qui prend ce rôle de
buteur à cœur », confiera après le match Guy Novès en évoquant son
trois-quart centre, discret de nature et qui exprime toute sa fougue et
son talent sur le terrain. Jamais ou quasiment devant les micros et les
caméras. D'ailleurs, hier soir, il n'a pas failli à la tradition,
préférant se prélasser après le match dans le bain bouillonnant du
vestiaire des vainqueurs au lieu d'affronter micros et caméras qui
l'attendaient de pied ferme. En vain.
Florian Fritz a choisi le silence.
LE NOIR ET BLANC DES BARBARIANS À DÉFAUT DE BLEU
Dommage. On aurait aimé l'entendre nous raconter cette finale, sa
réussite au pied, son impact, bref, son match parfait qui lui valut, à
sa sortie du terrain (71e) une longue accolade de Jean-Baptiste
Elissalde, les applaudissements de Yannick Bru et une poignée de main
de Guy Novès qui en disait long.
Le manager général du Stade justement, il confiera au sujet de son
poulain sur un ton ironique : « Il mérite amplement sa sélection avec
les… Barbarians britanniques comme il n'est pas pris avec l'équipe de
France ni avec France A où du moins on ne sait plus trop. Sachez que
nous, au Stade Toulousain, nous sommes heureux de le sélectionner. »
Florian Fritz, lui, est heureux de gagner des titres sous la tunique «
rouge et noire ». Hier, il a ajouté une deuxième H Cup à son palmarès
après celle de 2005. Et c'est vrai qu'une tournée d'été dans
l'hémisphère sud sous le maillot bleu aurait été une issue logique à
saison, à sa finale, grandiose ! Ce matin, ce sont les sélectionneurs
qui doivent s'en mordre les doigts. Pas les Barbarians britanniques…
Paroles...
William Servat (talonneur de Toulouse) : «Je ne dirai pas que je me
fous d'avoir été élu homme du match, mais ç'aurait très bien pu être
Benoît Lecouls, ou Jean-Baptiste Poux. Tout le monde a été énorme.David
(Skrela) et Florian (Fritz) ont mis les points au pied. Quand on a un
arbitrage cohérent en mêlée, ça se passe bien...»
Dimitri Jachvili (demi de mêlée de Biarritz) : «Au vu de notre
irrégularité cette saison, c'était déjà beau d'être là. On pensait
avoir le niveau pour contrarier les Toulousains. Mais ils méritent
amplement leur victoire. Ils ont été meilleurs en mêlée, et plus
réalistes. C'est dur de perdre une seconde fois après 2006.Nicolas
Brusque arrête sa carrière, on aurait aimé lui offrir ce trophée.».
Serge Blanco (président de Biarritz) : «On est européens, et on y
parvient par la grande porte, celle de la Coupe d'Europe. Je félicite
les Toulousains. Nous, on va continuer notre quête du Graal. Ce groupe
a montré qu'avec du caractère, on peut renverser des montagnes».
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le 22/05/2010 Propos recueillis par Emilie DUDON
Photo: Icon Sport www.rugbyrama.fr
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Dusautoir
"Nous méritions un titre"
Thierry
Dusautoir,
la capitaine du Stade toulousain, vient de remporter son premier titre
en H Cup après deux finales perdues. Heureux et ému, le troisième ligne
haut-garonnais ne cache pas sa joie et souligne l'énorme prestation de
la mêlée toulousaine qui a mis au supplice son homologue basque.
Quelle est
votre premier sentiment après ce titre ?
Thierry DUSAUTOIR : Un titre de champion d'Europe, c'est comme un rêve.
Il a failli se transformer en cauchemar à moment donné, quand les
Biarrots sont revenus au score, mais soulever cette Coupe donne un
sentiment incroyable. C'est vraiment un rêve qui se réalise.
Avez-vous eu
peur ?
T.D. : Au début, nous sentions que nous avions le contrôle. Nous
maîtrisions les choses mais nous faisions trop de fautes et ça les a
laissés dans le match. L'essai en fin de rencontre nous a mis de la
pression. Ces dernières minutes ont été difficiles mais nous avons
tenu. Nous nous sommes montrés solidaires et la détermination était là.
Ça nous a réussi.
Comment
avez-vous géré le match en tant que capitaine ?
T.D. : Il a surtout été question de calmer tout le monde. Nous avions
énormément d'envie en début de rencontre et il fallait essayer de
canaliser cette énergie pour en faire quelque chose d'intéressant.
Malgré un début un peu difficile, on s'est repris petit à petit durant
la première mi-temps puis on a pris le dessus en deuxième période. Ce
qui est dommage, c'est que nous n'avons pas su tuer le match avant.
Mais notre victoire est logique au final.
Vous avez
largement
dominé en mêlée. Aviez-vous décidé d'insister là-dessus après le match
raté contre Perpignan le week-end dernier dans ce secteur ?
T.D.: Nous étions évidemment vexés et avions besoin de prouver des
choses. Nous savions qu'il s'agissait d'un point fort des Biarrots et
nous avons beaucoup travaillé là-dessus. Nous avons eu raison puisque
ce secteur s'est avéré essentiel. Il nous a fait gagner des pénalités
que David (Skrela, ndlr) s'est chargé de convertir en points grâce à sa
précision.
Ce titre
possède-t-il la même saveur qu'un Bouclier de Brennus ?
T.D. : Pour moi, c'est même plus fort. J'ai perdu deux finales de H Cup
et je ne sais pas dans quel état j'aurais été si j'avais perdu celle-là
aussi. Personnellement, je m'étais mis pas mal de pression sur cette
rencontre et finalement, j'ai eu un beau cadeau. Le groupe avait envie
de bien terminer cette saison. Nous méritions un titre cette année.
Nous avons réussi.
Toulouse est
l'équipe la plus titrée d'Europe. Que cela vous inspire-t-il ?
T.D. : On peut dire que le Stade toulousain est une grande équipe
européenne, si ce n'est l'équipe européenne. Quatre titres, six
finales, c'est énorme. Ces statistiques parlent d'elles-mêmes.
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LE 22/05/2010 À 21:01 |
LUDOVIC OLIVO Photo Lionel Bonaventure AFP www.la-depeche.fr
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TOULOUSE PUISSANCE 4
Les joueurs de Toulouse
fêtent leur victoire en Coupe d'Europe face à Biarritz le 22 mai 2010
au Stade de France.
Le Stade
toulousain a remporté sa quatrième coupe d'Europe en battant le
Biarritz Olympique 21 à 19, au Stade de France.
Les Hommes de Guy Novès succèdent ainsi au palmarès aux Irlandais du
Leinster. Skréla et Fritz au pied ont permis aux Rouge et Noir d'entrer
dans l'histoire. Le Stade devient le club le plus titré dans cette
compétition.
Le début de match des Toulousains a été délicat. Menés très tôt 6 à 0,
Ils n'ont rien lâché et la force de leur pack a entraîner de nombreuses
fautes biarrotes. Tant et si bien que les joueurs de la Ville rose
rentraient au score avec 3 points d'avance (12à 9).
Les Rouge et Noir ont redémarré la seconde mi-temps tambours battant.
Et même réduits à 14, après le carton jaune d'Albacete, les Toulousains
réussissent à inscrire des points.
La fin de match a été plus délicate. Les Biarrots revenant à deux
points, grâce à un essai de Hunt à la 73e minute (21 à 19).
Les Toulousains ont résisté jusqu'à la fin pour s'imposer une quatrième
fois en Coupe d'Europe.
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LE 20/05/2010 XAVIER THOMAS Photo DDM, Xavier de Fenoyl. www.la-depeche.fr
«Assimiler, trier, analyser...», c'est aussi ce que l'on demande à Shaun Sowerby.
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Finale H Cup Toulouse-Biarritz. Shaun Sowerby : la touche finale
Le 3e ligne sud-africain est un des leaders de la touche du Stade
Toulousain. Un secteur qui sera essentiel en finale de la Coupe
d'Europe.
Il a déjà goûté à deux reprises aux émotions que procure une finale de
H Cup. Même si à chaque fois (en 2005 avec le Stade Français, en 2008
avec le Stade Toulousain), il portait la tunique du vaincu. Shaun
Sowerby espère cette fois que la troisième sera la bonne.
L'excellent troisième ligne centre sud-africain attend ce rendez-vous
avec ambition. «Je suis un compétiteur, je suis venu en France et à
Toulouse notamment pour gagner des titres. J'ai déjà eu droit au
Brennus. Maintenant, la H Cup, c'est autre chose et je ne suis pas le
seul à la vouloir», glisse l'ex-joueur des Sharks et du Stade Français,
devenu au fil des saisons une pièce maîtresse de la formation
toulousaine, de son alignement notamment où il est, au même titre que
Jean Bouilhou, une des «têtes pensantes», entendez par là ceux qui
commandent l'alignement, formulent les annonces, préparent les contres.
CAPACITÉ D'ANALYSE
«Un vrai ordinateur», nous avait confié Yannick Bru en octobre, au
cours du déplacement de H Cup à Londres alors qu'il préparait sa séance
de travail sur la touche des Harlequins. «Il a une capacité
impressionnante à assimiler, trier et analyser toutes les données
adverses», soulignait le coach des avants toulousains.
La touche, un secteur qui sera sans aucun doute crucial face à
Biarritz, et que les Toulousains vont peaufiner au même titre que la
mêlée. «Il y aura un match à ce niveau, c'est sûr», admet Shaun
Sowerby. «Les Biarrots sont très bien organisés.» Comptez sur les
Toulousains pour avoir décrypté leurs combinaisons.
UNE AFFAIRE DE PRÉCISON
Mais la réciproque est également vraie. Obligeant les Toulousains à
modifier régulièrement leurs annonces et combinaisons au cours de la
saison. «Nous sommes étudiés à la loupe, il faut donc placer des
combinaisons différentes car aujourd'hui, tu ne peux pas pendant 4 ou 5
semaines rester sur les mêmes choses», explique Shaun Sowerby qui
rajoute: «Dans une finale, c'est plutôt la précision qui compte, même
si tu fais quelque chose de simple, et pas forcément de mettre en place
de nouvelles combinaisons.» Avec le risque que cela comporte en effet
dans ces matches où le moindre raté peut avoir des conséquences
terribles.
Sowerby a donc révisé ses gammes en vue de la finale. «Mais je ne suis
pas le seul, c'est un travail partagé avec les entraîneurs et
trois-quatre coéquipiers.»
A-t-il visionné encore plus de vidéos que d'accoutumée? «Absolument
pas, je ne suis pas un maniaque de la vidéo.» Non, lui, il a juste
cette capacité à vite comprendre et vite retenir ce qu'il voit. Vous
avez dit intelligence?
Le chiffre : 2
finales> Jouées. Et perdues par Shaun Sowerby en Coupe d'Europe. En
2005 avec le Stade Français contre le Stade Toulousain (18-12 ap) et en
2008 avec le Stade Toulousain, contre le Munster (16-13)
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LE 19/05/2010 PHILIPPE LAUGA Photos DDM, www.la-depeche.fr
A gauche,David Skrela en 1999 sous le maillot columérin. A droite, le David Skrela actuel. Entre les deux, six finales.
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Toulouse-Biarritz. David Skrela : une décennie de finales
Finaliste de la Coupe d'Europe en 1999 avec Colomiers, David Skrela
veut boucler la boucle d'une carrière qui l'a tardivement mené
au...Stade Toulousain.
C'est un caprice heureux du calendrier. Le lendemain du succès contre
le Leinster, David Skrela a fêté une deuxième finale. Sur le lieu de
son éclosion. Le stade Michel Bendichou, hier Sélery. Celle qu'il joua
en 2000. Celle du championnat de France le plus long de l'histoire (21
août - 15 juillet pour cause de Coupe du Monde). Une finale qu'il
perdit dans la douleur ; l'entorse du genou gauche dont il fut victime
en finale se révélant une entorse au bonheur de Colomiers.
Enfant du Stade Toulousain sur le bord du terrain (il portait le petit
seau de sable aux buteurs Michel Lopez et Joël Dupuy) quand son père
jouait, David est un enfant de la balle columérine sur le pré. Formé
dans le club de la colombe, il est arrivé en équipe première au début
de la saison 1998-1999 parce que Jacques Brunel et Philippe Ducousso
cherchaient un arrière pour remplacer Jean-Luc Sadourny, opéré d'un
genou. À l'époque, il jouait sur les deux tableaux. Mais pas le Top 14
et la Coupe d'Europe. C'était l'INSA (28 heures de cours par semaine)
et le rugby.
Gilbert Floureusse, manager de Colomiers, a toujours en mémoire son
premier match :«Il débuta à 17 ans contre Bègles, à l'ouverture. Le
deuxième ligne béglais Mougeot avait cru faire du petit bois en le
chargeant mais David avait réussi un plaquage désintégrant. Et Mougeot
était sorti sur la civière…»
LA FAMILLE COLUMÉRINE
Pour éclore au plus haut niveau, David ne pouvait pas rêver mieux que
ce club dont on a toujours vanté le côté famille. Hervé Manent se
souvient : «Il y avait un côté couveuse à Colomiers qui n'en était pas
à son premier joueur sorti de l'école de rugby. David a su beaucoup
apprendre et a suivi le parcours qu'il devait suivre. Il a pris le
chemin qui lui a permis d'arriver chez le voisin.» Ce que confirme
Bernard De Giusti : «Notre rôle, c'était de le préserver et de le
mettre en confiance. Mais c'est vrai que c'était facile parce que notre
groupe était accessible. » 11 ans plus tard, Jean-Philippe Cariat est
élogieux :«Je me réjouis de sa réussite. C'est un modèle d'équilibre et
de droiture. Il a réussi sportivement tout en assurant sa situation
professionnelle.»
Les vicissitudes de la vie sportive l'ont ensuite conduit à Paris. Pour
une carrière avec des courbes cyclothymiques en raison de blessures.
David Skrela a continué à disputer des finales, perdant ainsi sa
deuxième de Coupe d'Europe face à Toulouse en 2005 : « Je n'avais pas
été bon dans la gestion du jeu. On s'était fait rejoindre sur la fin. À
trois ou quatre minutes près, on était champion d'Europe. »
LA BONNE ANNÉE?
Depuis deux saisons, il a retrouvé la Haute-Garonne. Aussi paradoxal
que cela puisse paraître, il a donc attendu d'être trentenaire pour
retrouver les Sept-Deniers et présenté le bilan suivant. Joueur de
Colomiers, il a perdu (en 2000) une finale contre le Stade français
avant de rejoindre ce club et d'être champion avec. Joueur parisien, il
s'est ensuite incliné contre Toulouse (2005) avant de rejoindre le
Stade Toulousain. La logique voudrait donc qu'il soit champion d'Europe
samedi…
Le chiffre : 6
finales>déjà jouées par David Skrela. Samedi, il s'agira de la 7 e
finale du demi d'ouverture toulousain sous les couleurs de trois clubs
différents. Pour un bilan de deux victoires et quatre défaites. La
répartition est la suivante. 1999 (CE): Ulster - Colomiers 21-6 2000
(CH): Stade F. - Colomiers 28-23 2004 (CH): Stade F. - USAP 38-20 2005
(CE): Toulouse - Stade F. 18-12ap 2005 (CH): Stade F. - BO 34-37 ap
2007 (CH): Stade F. - Clermont 23-18
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LE 18/05/2010 PHILIPPE LAUGA Photo DDM, Xavier de Fenoyl www.la-depeche.fr
Romain Millo-Chlusky, une des poutres du Stade toulousain.
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Toulouse-Biarritz : Millo-Chlusky en appelle à l'orgueil
L'humilité. Toujours. C'est son postulat de base. Et pas un mot jeté en
l'air prêt à se fondre dans l'imaginaire des désormais incontournables
valeurs du rugby qui reviennent trop régulièrement dans la bouche de
ceux qui veulent célébrer ce sport. Une humilité qui colle bien à la
discrétion du géant toulousain en dehors du terrain. Sur le pré, ce
sont générosité et sens du sacrifice qui lui collent à la peau. Au
service d'une très bonne technique individuelle. Et entre deux
rencontres, sens de l'analyse et de la remise en question complètent la
panoplie de Romain Millo-Chlusky.
À l'heure de rentrer dans cette finale européenne (sa troisième après
celles de 2005 et 2008), le deuxième ligne dit vouloir « évacuer » la
demi-finale de championnat perdue contre Perpignan et « se concentrer
sur l'objectif premier qui est la finale de la Coupe d'Europe ».
Évacuer à sa manière : « On est des compétiteurs. Il faut faire
abstraction de cette défaite mais la garder en tête et mettre le doigt
sur ce qui fait mal. »
ÊTRE JUGE DE SES PROPRES FAUTES
Et ce qui a fait mal, nous l'avons dit et redit depuis vendredi soir,
c'est la mêlée : « Nous avons concédé beaucoup de pénalités dans ce
secteur. 12 points, c'est beaucoup pour ce qui est notre point fort. On
nous a beaucoup encensés cette saison. C'est la preuve que la réalité
d'un match ne reflète pas la réalité d'une saison. Et cela ne reflète
pas le travail des joueurs et des entraîneurs. Il faut savoir être le
juge de ses propres fautes. »
L'analyse ainsi livrée, il faut maintenant la réaction. Indispensable
pour conquérir ce quatrième titre de champion d'Europe. Le deuxième
ligne toulousain, gros pousseur, combattant indispensable dans les
zones d'affrontement, prône la remise en question : « Il faut faire
preuve d'orgueil et de caractère. Peut-être qu'on en a manqué contre
Perpignan… C'est un groupe qui fonctionne depuis quelques années et qui
vit très bien. Un groupe au sens large. Le terme groupe n'est pas qu'un
mot, c'est une notion très forte. On aime être ensemble, se battre
ensemble sur le terrain. Donc, on va se donner les moyens de réaliser
un grand match. Pour ne pas avoir de regrets. » Et si ce message est
délivré avec des mots pesés dans un calme absolu, on jurerait lire dans
ses yeux clairs que le serviteur de l'ombre est déjà configuré
mentalement…
Un premier groupe de 27
Guy Novès a déjà en tête, à un ou deux joueurs prêts, sa composition
d'équipe. Mais pour l'heure, il a retenu un groupe de 27 joueurs dont
fait partie Jean-Baptiste Elissalde. Le manager toulousain sera
attentif tout au long de la semaine à l'évolution de la blessure de son
demi de mêlée et d'ouverture, remplaçant idéal qui couvre les deux
postes, dans le cadre de la titularisation probable de la charnière
Kelleher-Skrela.
L'évolution de la béquille de Jean Bouilhou est également suivie avec
le plus grand intérêt mais n'est pas sujette à la plus grande
inquiétude.
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LE 17/05/2010 PH.L.
Photo DDM, Michel Viala www.la-depeche.fr
William
Servat en quête d'un troisième trophée.
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Coupe
d'Europe. Cinq Toulousains dans la "dream team" européenne
Pour fêter les 15 ans de la Coupe d'Europe, l'ERC, organisme qui gère
l'épreuve, a eu la riche idée d'organiser l'ERC European awards ».
C'est ainsi qu'un jury composé de grands noms du rugby européen a
composé l'équipe de ces quinze années de Coupe d'Europe. Une équipe
exceptionnelle comme vous pouvez la découvrir ci-dessous.
Parce que le Stade toulousain a marqué l'histoire de la Coupe d'Europe,
cinq joueurs du club (un tiers de l'équipe !) y figurent, soit la plus
forte représentation des clubs européens contre trois au Munster, deux
à Leicester, au Leinster et aux London Wasps. Le seul autre joueur
français qui compose cette équipe est Sylvain Marconnet.
Les cinq joueurs toulousains sont issus des trois Coupes d'Europe
remportées par le Stade toulousain. Avec par ordre chronologique,
Christian Califano vainqueur en 1996, qui a la particularité d'avoir
ensuite joué la Coupe d'Europe avec trois autres clubs (Saracens, Agen
et Gloucester). Fabien Pelous a soulevé deux fois le trophée en tant
que capitaine en 2003 et 2005. Dans ces deux équipes championnes,
figuraient également les trois autres récompensés à savoir William
Servat, Yannick Jauzion et Vincent Clerc, qui auront l'occasion de
remporter la Coupe d'Europe pour la troisième fois.
Unanimité pour Guy Novès
Enfin, il faut ajouter au triomphe toulousain, l'oscar décerné à Guy
Novès, élu entraîneur de ces quinze dernières années. Une décision
unanime. Enfin, Ronan O'Gara recevra le prix du meilleur joueur et
Martyn Williams le prix du joueur le plus fair-play.
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LE 17/05/2010 PHILIPPE
LAUGA Photo DDM, Xavier de Fenoyl www.la-depeche.fr
Sowerby et
Albacete à l'assaut du Stade de France.
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Finale H Cup. Toulouse rêve
d'une quatrième étoile
Le club rouge et noir, éliminé en demi-finale du Top 14, rêve d'un
quatrième titre européen. Il lui faudra battre Biarritz samedi en
finale de la H Cup
Le Stade Toulousain jouera sa saison samedi au Stade de France en
finale de la H Cup contre Biarritz : objectif, un quatrième titre
européen
Le drapeau de la France flotte sur le toit de l'Europe. Deux clubs
français en finale en France et pas moins de sept équipes françaises
(soit la moitié des clubs français du championnat) qualifiées pour la
prochaine édition. Nous avons eu l'occasion de le dire, le rugby
français est assurément le plus compétitif d'Europe. Toulouse et
Biarritz montent à Paris pour se départager.
1 - Leurs parcours
Il est quasiment identique. Les deux équipes ont terminé en tête de
leur poule respective avec 23 points : 5 victoires et une défaite (à
Gloucester concernant Biarritz, à Cardiff pour Toulouse). Du coup, les
deux clubs ont gagné le droit de disputer le quart de finale à domicile
puis la demi-finale dans le lieu de leur choix à l'issue du tirage au
sort. Pour Biarritz, ce fut deux fois Anoeta avec deux succès à la clé
contre les Ospreys et le Munster. Pour Toulouse, ce fut le Stadium avec
les éliminations du Stade français et du Leinster.
Cette finale, c'est donc la prime au meilleur classement lors des
matches de poule. Clermont, qui a dû jouer son quart de finale à
l'extérieur, a été éliminé.
2 - Un affrontement fratricide
C'est la quatrième fois en quinze éditions de Heineken Cup que la
finale oppose deux clubs d'un même pays.
En 2007, deux clubs anglais (les London Irish et Leicester) s'étaient
disputé le titre. Les deux autres fois, les affrontements concernaient
deux clubs français dont à chaque fois le Stade toulousain, sorti
vainqueur de ces deux confrontations. Toulouse n'a donc jamais perdu
une finale de Coupe d'Europe l'opposant à un club français. Première
finale gagnée en 2003 à Dublin contre Perpignan (22-17) et la deuxième
en 2005 à Edimbourg contre le Stade français (18-12 après prolongation).
3 - Troisième finale en France
C'est la première fois que la finale se déroulera au Stade de France et
la troisième fois qu'elle aura lieu sur le territoire français. En
1998, Bath avait battu Brive (19-18) à Bordeaux. Et en 2001, Leicester
avait dominé le Stade français (34-30) au Parc des Princes. Cette
troisième finale en France accouchera donc enfin d'un vainqueur
français…
4 - Le rapport de forces
Toulouse, trois fois vainqueur, a fait de la Coupe d'Europe, sa grande
spécialité. Biarritz n'a jamais remporté l'épreuve ; perdant sa seule
finale disputée en 2006, à Cardiff, face au Munster (23-19).
Au trou cet hiver, le BO est remonté à la surface quand il a retrouvé
ses internationaux jusque-là blessés (Harinordoquy, Traille, Yachvili
puis Barcella). Biarritz a failli réussir son pari fou, à savoir se
qualifier mais le BO a perdu dans les dernières minutes au Racing lors
de la dernière journée ; assurant toutefois l'essentiel avec une
septième place synonyme de qualification européenne. Pour cette
rencontre, la problématique est identique à celle de la demi-finale de
Top 14 ; fraîcheur d'un côté (le BO n'a plus joué depuis le 2 mai)
contre fatigue (le Stade enchaîne les matches).
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LE 17/05/2010 RECUEILLI PAR XAVIER THOMAS
DDM-MICHEL VIALA www.la-depeche.fr
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Yannick Bru :
"Un bon signal d'alarme"
Arme fatale du Stade toulousain ces dernières semaines, la mêlée des «
rouge et noir » a subi la pression catalane, vendredi dernier, à la
Mosson. Un secteur crucial sur lequel Yannick Bru, l'entraîneur des
avants toulousains, va se pencher toute la semaine pour réagir en vue
de la finale de H Cup.
Votre mêlée a été chahutée comme jamais cette saison, concédant 12
points de pénalité.
Comment analysez-vous cet échec
dans ce secteur ?
Il y a plusieurs choses à prendre en compte. Je crois que la cohésion
et une force mentale supérieure étaient du côté catalan. Et
logiquement, l'arbitre a abondé dans leur sens. ça, ce sont les faits.
Maintenant, il faut voir les causes. Nous avons fait le choix de donner
du temps de jeu à tout le monde et pour certains, cette demi-finale
était un match de reprise. Et on n'affronte pas un des meilleurs packs
du championnat sans le rythme de la compétition. ça, on l'a payé cash.
Ensuite, la mêlée, tu as beau la travailler au quotidien, avoir
certaines habitudes, ça reste toujours un bras de fer. Et c'est donc la
plus déterminée qui gagne.
C'est ce qui s'est produit selon
vous à Montpellier ?
Je crois que les louanges qui ont suivi nos performances après les
matches contre le Leinster et Castres ont nourri nos adversaires. Cela
nous a également apporté un surplus de confiance, néfaste au bout du
compte. Perpignan nous a ramenés à la dure réalité de ce qu'est la
mêlée. Un secteur où la vérité du jour n'est pas celle du lendemain. Et
quand mentalement tu n'es pas prêt à avancer, tu te fais sanctionner et
tu prends 12 points de pénalité.
Étiez-vous concentré à 100 % sur
cette demi-finale ?
Sans doute avions nous trop la tête tournée vers la finale de H Cup. Et
là, encore une fois, j'ai ma part de responsabilité. On n'avait pas
assez mis l'accent sur les enjeux de cette demi-finale. Les
Perpignanais, eux, ont préparé cet affrontement comme si c'était le
dernier match de la saison. Et sur la mêlée, mentalement, il faut être
toujours devant, ne jamais se reposer sur ses lauriers, il faut avoir
peur de l'adversaire. Les Catalans nous ont fait tomber du nuage.
Finalement, cette claque pourrait
être salutaire pour la finale de H Cup ?
Je vous le dirai samedi soir… Les Catalans nous ont remis les pieds sur
terre, ce match a été un bon signal d'alarme. D'autant que nous allons
retrouver face à nous une mêlée de Biarritz hyperconquérante, très bien
préparée techniquement et servie par un gros caractère.
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Brioud
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