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LES ARTICLES DE PRESSE CONTENUS DANS CETTE PAGE SONT DE LA DÉPÉCHE DU MIDI : ET DE RUGBYRAMA


INFIRMERIE
du  24 Juin  2010


POUR CE QUI CONCERNE
L'INFIRMERIE, INFORMATIONS A PRENDRE AU CONDITIONNEL

Yves Donguy : Rupture des ligaments croisés, antérieurs et postérieurs, du genou droit.
Éloigné des terrains pour six mois environ.

Frédéric Michalak : Souffre d'une rupture des ligaments croisés du genou gauche. saison terminée


ARTICLE de PRESSE en PDF  ( ICI )

REVUE de PRESSE

UN LIEN A SUIVRE POUR TOUTES LES ATULITÉ DU STADE TOULOUSAIN ( la dépéche .fr



LE 27/07/2010  RECUEILLI PAR XAVIER THOMAS       Photo :  AFP    www.la-depeche.fr




L'arbitre international Christophe Berdos est intervenu, hier matin, à Ernest-Wallon pour animer la séance des Toulousains.

Les nouvelles règles expliquées aux Toulousains

Les nouvelles règles expliquées aux Toulousains par un arbitre international.

À la demande du staff toulousain, l'arbitre international Christophe Berdos a participé, hier matin, à la séance d'entraînement des champions d'Europe.

Il y a deux ans déjà, Christophe Berdos était venu aux Sept-Deniers expliquer les nouvelles règles aux joueurs toulousains. Hier encore, l'arbitre international du comité d'Ile-de-France a répondu favorablement à la sollicitation du staff toulousain pour animer une séance vidéo suivie d'un entraînement afin de bien expliquer les nouvelles règles à prendre en compte cette saison (N.D.L.R. : plaqueur-plaqué et écrans sur les ballons portés). Confidences de « l'homme en noir » à la sortie de l'entraînement.

Que vous inspire ce type de séance dans les clubs ?

Je trouve ça très positif, très intéressant. Cela permet d'échanger techniquement, d'évoquer les nouvelles règles mais au-delà, il y a un échange humain qui compte énormément à mes yeux. Nous avons par exemple effectué une séance vidéo et j'ai bien dit aux joueurs : « Moi aussi, il m'arrive de me tromper, regardez. » C'est important de leur dire que nous aussi, nous nous trompons, nous sommes des êtres humains, pas des machines

[…] Autre point positif, en les voyant s'entraîner, on voit déjà les tactiques qui se mettent en place, la façon dont telle ou telle équipe va évoluer. C'est un petit plus pour les arbitres qui nous sert ensuite en cours de saison. Les clubs sont-ils très demandeurs de vos interventions ? Oui, ils s'adressent à la commission centrale des arbitres qui se charge de répondre à leur demande. Aujourd'hui (N.D.L.R. : hier), je suis à Toulouse et dans les prochains jours je vais intervenir à Biarritz, à Narbonne, à Tarbes. C'est une bonne chose, nous sommes trop longtemps restés confinés les clubs d'un côté, les arbitres de l'autre. Nous sommes là pour prêcher la bonne parole. Sur quoi avez-vous insisté avec les Toulousains ? Les nouvelles règles bien évidemment. Nous avons travaillé sur les nouvelles attitudes à adopter sur la phase de jeu plaqueur-plaqué et du récupérateur, ainsi que sur les ballons portés après touche ou sur les coups de renvoi où les écrans seront désormais interdits. Les arbitres seront sévères sur ces points-là ? Effectivement, nous avons reçu des directives claires et il n'y aura pas de tolérance sur les écrans et sur la phase de plaquage pour le récupérateur. Autant aller dans le sens des Britanniques qui sont beaucoup plus cartésiens et moins tolérants que nous. Comment se comportent les joueurs lors de vos interventions ? Nous avons de très bonnes relations. Ils se livrent, posent des questions, on les sent intéressés. Et puis ils adorent aussi entendre un arbitre leur dire : « Là, je me suis trompé ».

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LE 27/07/2010  RECUEILLI PAR XAVIER THOMAS       Photo :  AFP    www.la-depeche.fr




Comme tous les internationaux de retour, hier, Poitrenaud et Clerc ont eu droit à une reprise axée sur le physique.

Stade toulousain : entrée physique pour les internationaux

Les sept internationaux français du Stade Toulousain qui ont participé à la tournée estivale en Afrique du Sud et Argentine (Clerc, Dusautoir, Fritz, Lamboley, Picamoles, Poux et Poitrenaud) sont rentrés, hier matin, aux Sept-Deniers. Même chose pour le Samoan Census Johnston et l'Argentin Patricio Albacete, seul Alberto Vernet-Basualdo manquant à l'appel. Le talonneur argentin après avoir été opéré de l'épaule cet été, poursuit sa rééducation dans son pays, Guy Novès lui ayant accordé quelques semaines de plus. « Je sais qu'il est heureux dans son pays, il reviendra donc avec le sourire d'ici deux ou trois semaines », confirme le manager général du Stade Toulousain.

Pour les derniers arrivants au Wallon, la semaine sera donc essentiellement axée sur la préparation physique. Pour le reste de la troupe, ce sont les entraînements collectifs qui s'enchaînent en vue du premier match amical, vendredi soir, à Mazamet face à La Rochelle (19 h 30). Auquel Nicolas Bézy pourrait participer puisqu'il a repris la course hier. Mais en l'absence de Kelleher (soins) et Vergallo (repos forcé pour l'international argentin), c'est le jeune Teddy Irribaren qui devrait jouer derrière la mêlée toulousaine.



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LE 26/07/2010  RECUEILLI PAR XAVIER THOMAS       Photo DDM, Michel Labonne     www.la-depeche.fr




Guy Novès tout sourire avec le trophée décerné par l'ERC au titre de «meilleur entraîneur» des 15 ans de la coupe d'Europe.

Guy Novès : "ce qui va changer au Stade toulousain"

Guy Novès, le manager général du Stade Toulousain, évoque la reprise de la saison et précise les changements survenus au sein de son staff.

Ce matin, Guy Novès disposera enfin de l'ensemble de son effectif pour préparer la nouvelle saison. Les internationaux français et argentins (neuf joueurs au total) sont en effet de retour à Ernest-Wallon, sans oublier Census Johnston, lui aussi occupé en début d'été avec les Samoa. Trois semaines pour préparer au complet la première échéance du Top 14 (réception d'Agen le 13 août), c'est peu. Guy Novès le sait, contraint de faire avec.

Guy, l'arrivée de vos joueurs de manière échelonnée depuis un mois n'est pas idéale pour préparer une saison.

C'est même dramatique pour le rendement de l'équipe en début de saison. On essaie actuellement de se préparer avec les joueurs qu'on a. On va jouer le championnat une fois de plus diminués. ça devient de plus en plus difficile, c'est de pire en pire. Heureusement, nous aborderons la H Cup avec la totalité de notre effectif. C'est la seule compétition que l'on dispute dans des conditions normales. On va donc se servir du début de championnat pour préparer la H Cup.

La coupe d'Europe justement. Vous aurez un titre à défendre…

(il coupe) Non, il n'y a aucun titre à défendre. Le titre remporté symbolise la fin de la saison dernière. Là, nous repartons à zéro. Nous ne sommes plus les champions d'Europe. Mais le titre remporté la saison dernière, personne ne nous le prendra. C'est notre quatrième sacre européen qui nous permet de repousser le Munster et Leicester et ça, ça me plaît.

Parlons un peu des changements survenus dans le staff. Notamment l'arrivée de Jean-Baptiste Elissalde.

Jean-Baptiste arrive avec sa fraîcheur, son enthousiasme et il présente toutes les qualités pour faire un bon entraîneur. Je lui souhaite d'avoir autant de réussite que Yannick Bru. Il va amener des idées novatrices, c'est d'ailleurs ce que j'attends de lui (…). Nous avons validé ce changement au sein du staff car il nous semblait que c'était le moment idéal pour le faire, pour ne pas laisser les joueurs s'endormir sur leurs lauriers mais au contraire, leur amener du changement, repartir sur d'autres bases.

Quid alors de Philippe Rougé-Thomas qui était à vos côtés depuis dix ans ?

Il passe le relais et va rester au contact du staff. Il n'est pas écarté mais va se voir confier d'autres missions, plusieurs missions différentes. D'abord, il va être au service des meilleurs jeunes du club, de toutes les catégories de 11 à 16 ans. Ces derniers, outre leurs entraînements hebdomadaires, auront deux séances supplémentaires par semaine avec lui. Philippe va également travailler la technique individuelle des meilleurs espoirs, en relation avec moi, Jean-Baptiste Elissalde et Michel Marfaing. Je pense à des jeunes comme Bézy, Lamerat, Doussain qui vont ainsi avoir un complément de travail pour combler le fossé qui se creuse entre les pros et la formation.

C'est une mission innovante.

Oui. Ces nouvelles fonctions font suite à une réflexion sur notre projet sportif. Philippe est une personne de confiance qui connaît le club par cœur. On connaît ses compétences. Je pense que ce poste est une première en France confié à un entraîneur. Mais il reste attaché au staff et sera encore au service de l'équipe une lorsque Jean-Baptiste sera amené à être absent cette saison pour finaliser son diplôme d'entraîneur.

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Le sens du partage
Dans son nouveau bureau qui surplombe le gymnase qui jouxte la salle de musculation du Stade Toulousain - et baptisé « la palombière » par les joueurs - on ne peut pas manquer le superbe trophée de l'ERC (photo ci-contre) qui orne les étagères. Élu en mai dernier par un jury d'experts « meilleur entraîneur » des 15 ans de l'ERC, Guy Novès avait reçu ce trophée gravé à son nom. Sauf qu'en s'approchant d'un peu plus près du socle de ce ballon en argent tenu par deux mains, on trouve gravé à côté du nom de Guy Novès ceux de Serge Laïrle, Christian Gajan, Daniel Santamans, Philippe Rougé-Thomas et Yannick Bru. « Je tenais à associer tous ceux qui ont travaillé avec moi au cours de ces quinze années de coupe d'Europe » explique le manager général. « J'ai tenu à ce que l'on rajoute leurs noms. Car ce n'est pas le seul Guy Novès qui doit être récompensé mais tous mes co-entraîneurs pour le travail effectué ensemble.»



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LE 20/07/2010    XAVIER THOMAS    Photo DDM, Michel Labonne   www.la-depeche.fr




Nicolas Vergallo (ici face à Nicolas Bézy) a rapidement pris ses marques lors des premiers entraînements.

Top 14 Stade toulousain. Nicolas Vergallo : "Le rêve de toute une vie"

Le demi de mêlée argentin, une des nouvelles recrues toulousaines, arrive au Stade avec des ambitions.

Le demi de mêlée argentin a débarqué à Toulouse depuis une semaine. L'ex-Dacquois a rejoint le Stade pour franchir un palier et postuler pour le Mondial 2011.

Il a trouvé sa place dans le vestiaire toulousain entre Census Johnston et Virgile Lacombe. Un pilier et un talonneur pour entourer un demi de mêlée, quoi de plus normal que les « gros » encadrent leur futur cornac. Nicolas Vergallo, 26 ans, a découvert la semaine dernière son nouvel environnement. Depuis deux ans à Dax, l'Argentin a reçu un accueil chaleureux de ses nouveaux partenaires. « Je me sens déjà à l'aise ici », confirme l'intéressé qui sait toutefois qu'un gros challenge l'attend. « Guy Novès m'a déjà prévenu. Il m'a dit que la vie était tranquille et agréable ici, mais pas le travail », poursuit Nicolas Vergallo, qui débarque au Stade Toulousain avec la soif d'apprendre et de progresser. « J'ai rêvé toute ma vie de jouer dans une équipe comme celle du Stade », lance celui qui a découvert le rugby à Rosario, alors qu'il avait 15 ans et qu'il jouait au football : « C'était pour changer un peu, pour passer le temps. »

LE COUP DE FIL DE « PATO »
A Toulouse, on lui parle de la concurrence, inévitable avec les Kelleher, Bézy et Michalak lorsqu'il reviendra. Il n'en prend pas ombrage. « Je sais ce qui m'attend ici. Mais je compte bien progresser et faire ma place. J'espère jouer un maximum. Je suis venu ici pour ça. »

Sa venue justement, elle a été une surprise. « C'est Patricio Albacete qui m'a contacté au mois de mars dernier. J'avoue que lorsqu'il m'a appelé pour m'annoncer que le Stade s'intéressait à moi, j'étais très, très surpris », confie le demi de mêlée des Pumas. « Le secret a été bien gardé entre lui et moi ainsi que ma compagne. Même mes parents n'en savaient rien jusqu'à ma signature en mai dernier. »

Patricio Albacete mais également Alberto Vernet-Basualdo, il ne sera pas dépaysé dans le vestiaire. « Pato (N.D.L.R. : Albacete) m'a déjà bien expliqué comment ça fonctionnait ici. J'avoue que c'est un avantage de débarquer dans un club où l'on a des compatriotes et dont on a déjà un aperçu. »

Nicolas Vergallo va donc redécouvrir le Top 14 qu'il avait quitté avec Dax la saison précédente. Puis il y aura aussi la H Cup, une vraie découverte pour l'international argentin qui compte profiter de son passage à Toulouse pour franchir un palier et postuler à la prochaine Coupe du Monde en Nouvelle-Zélande. « Bien sûr que j'aimerais être du voyage. Mais d'abord, je dois m'intégrer dans mon nouveau club et être bon. Il faut que je sois à la hauteur au Stade Toulousain et c'est ma priorité et ma seule. Après, la sélection… »

Le chiffre : 5
retours > au Wallon. Petit à petit, le Stade Toulousain retrouve toutes ses forces vives. Hier, ils étaient cinq joueurs supplémentaires à effectuer leur rentrée, à savoir : Maxime Médard, Yoan Maestri, Vilimoni Delasau, la nouvelle recrue Sylvain Nicolas et Byron Kelleher qui a dû écourter sa séance (lire ci-dessous). Ce n'est que lundi prochain que Toulouse récupérera tout son effectif, 12 joueurs manquant encore à l'appel.



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LE 06/07/2010   Photo DDM, José Navarro                   www.la-depeche.fr




Désormais, c'est en tant que coach des lignes arrières qu'il mènera ses anciens coéquipiers.

La nouvelle vie d'Élissalde

L'ex-ouvreur du Stade Toulousain a pris, hier, ses fonctions d'entraîneur.

L'ex-demi de mêlée et d'ouverture du Stade Toulousain endosse désormais le costume d'entraîneur des lignes arrières. Hier, c'était jour de rentrée pour Jean-Baptiste Elissalde.

De retour de vacances après avoir mis fin à sa carrière de joueur sous le maillot des Barbarians britanniques face à l'Irlande (29-23), le 4 juin dernier à Limerick, Jean-Baptiste Elissalde, ancien demi de mêlée et d'ouverture du Stade Toulousain, a officiellement pris ses nouvelles fonctions d'entraîneur des lignes arrières, hier matin, à Ernest-Wallon. Premières impressions.

Vous avez retrouvé le terrain en tant qu'entraîneur ce matin, comment s'est passée la transition ?

Tout simplement. Je suis arrivé un peu avant comme quand j'étais joueur. J'ai discuté avec Yannick (N.D.L.R. : Bru, l'entraîneur des avants). J'ai dit bonjour aux mecs et les ai regardés courir. On discute beaucoup et on va essayer de se mettre en place petit à petit même si la compétition approche (N.D.L.R. : Stade Toulousain-Agen le 13 août). Il nous manque encore beaucoup de joueurs qui vont rentrer au fur et à mesure, je découvre de nouvelles problématiques et j'essaie de les aborder du mieux possible.

Comment comptez-vous trouver votre place en tant qu'entraîneur alors que vous avez joué avec la plupart de ceux que vous dirigez désormais ?

C'est la plus grande part d'inconnu. Je ne sais pas comment les gars vont réagir à ma nouvelle fonction. Je ne sais pas encore comment je vais réagir à mon nouveau positionnement vis-à-vis d'eux. Je suppose que tout cela va se faire naturellement au fur et à mesure. C'est bien aussi que les joueurs arrivent petit à petit car je vais pouvoir prendre mes marques tranquillement.

Redoutez-vous la pression qu'il risque d'y avoir sur vos épaules cette saison ?

La seule pression que j'ai c'est d'arriver à faire en sorte que les gars puissent sortir de l'entraînement un peu moins cons (sic) que quand ils l'ont débuté. Après, bien sûr qu'il faudra gagner le week-end, il ne faudra pas insulter les arbitres, etc. Tout ça je vais l'apprendre au contact de Yannick Bru et Guy Novès, qui sauront me guider. Je vais déjà me focaliser sur le terrain en faisant tout pour donner le meilleur de moi. Je suis aussi intimement persuadé que je vais me planter, mais il faut en passer par là.

Selon Guy Novès, vous aviez droit à dix jours supplémentaires de vacances mais vous auriez préféré rentré plus tôt…

J'ai vu qu'il l'avait dit avec un large sourire, alors le connaissant un peu je pense que cela voulait dire qu'il fallait mieux que l'on soit là aujourd'hui (il rigole…). Non, sérieusement, on a eu deux bonnes semaines de coupure et avec Yannick Bru on a préféré rentrer plus tôt et travailler tranquillement pendant que les joueurs faisaient leur préparation physique. Il était donc normal que l'on soit là aujourd'hui.

Jean-Baptiste Elissalde digest
Né le 23 novembre 1977 à La Rochelle.

1,72 m, 73 kg

Postes : demi de mêlée ou demi d'ouverture.

Clubs successifs : Stade Rochelais (1997-2002) et Stade Toulousain (depuis 2002).

Palmarès en club : champion de France en 2008, vainqueur de la Coupe d'Europe en 2005 et 2010.

Palmarès en équipe de France : 35 sélections, 214 points (4 essais, 40 transformations, 38 pénalités), vainqueur du Tournoi des 6 Nations en 2004, 2006 et 2007.

Première sélection : le 4 mars 2000 contre l'Ecosse (16-28) à Edimbourg.

Dernière sélection : le 15 novembre 2008 contre les Pacific Islanders (42-17) à Sochaux.



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LE 05/07/2010   PHILIPPE LAUGA    Photo DDM, Xavier de Fenoyl      www.la-depeche.fr





Jean-Marc Doussain. Mot de passe: surclassé.


Doussain guette l'ouverture

L'international moins de 20 ans sera l'homme à suivre du début de saison.

Mot de passe : surclassé. International depuis les moins de 17 ans, Jean-Marc Doussain a une nouvelle fois joué dans la cour des plus grands que lui à l'occasion de la dernière Coupe du Monde des moins de 20 ans qui s'est déroulée en Argentine. Génération 1991 (12 février), il pourra du coup être sélectionné pour le prochain Mondial 2011 en Italie. Mais avant les perspectives, le bilan. L'intéresse oscille entre regrets généraux et satisfaction personnelle : « Une cinquième place qui nous satisfait mais nous avons des regrets par rapport au match contre l'Angleterre. Nous avions la possibilité de gagner mais nous avons perdu sur des détails, sur des fautes individuelles. Cela ne pardonne pas sur des matches de haut niveau. »

Le haut niveau justement ? Le demi d'ouverture de l'équipe espoirs du Stade s'en rapproche de plus en plus. En Argentine sous le maillot bleu : « A travers ces matches internationaux, j'ai pu juger de ce qu'était l'apprentissage du haut niveau. Un coup de pied mal donné, une faute de mains : tout de suite, cela peut avoir de graves conséquences. »

Alors, le Stadiste a tout gravé dans sa tête. Pour s'en servir au plus vite : « On grandit davantage dans des matches comme ça avec des scores serrés que lors des rencontres où il y a des écarts importants. On a davantage de choix à faire. Il faut présent offensivement, défensivement et complet. »

Lapage du Mondial refermée, pour grandir encore, Jean-Marc Doussain va maintenant se tourner vers son club. Le Stade Toulousain mise sur lui depuis son arrivé en provenance de Saint-Girons lors de la saison 2007/2008. Le club lui a fait signer au mois de mai son premier contrat professionnel. Il restera sous contrat Espoirs jusqu'au terme de la saison 2011-2012 et passera professionnel en juillet 2012, pour une durée de deux ans. Rassuré sur son avenir, Jean-Marc va travailler dans la sérénité et guetter l'ouverture dans un Top 14 que quelques joueurs de la génération 1991 (Lesgourgues, Couet-Lannes) ont découvert l'an dernier. Cela pourrait arriver très vite dans la mesure où Frédéric Michalak blessé va rater le début de saison. Dès lors, les vrais demis d'ouverture sont au nombre de deux : David Skréla et Jean-Marc Doussain. Mais ce dernier n'en fait pas une fixation : « Je prendrai ce qui vient. Si j'arrive à saisir une opportunité tant mieux mais je ne veux pas me prendre la tête. Je ne me fixe pas d'objectif précis avec l'équipe une. Juste celui de m'installer en tant que leader en équipe espoirs. »

« C'est un véritable organisateur; un chef d'orchestre en quelque sorte .» Michel Marfaing, responsable du centre de formation du Stade Toulousain.

repères
Le chiffre : 2
rencontres > de Top 14. Utilisé lors des matches amicaux l'été 2009, il a ensuite joué deux matches de Top 14 face à Montauban et Toulon.



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LE 04/07/2010  PHILIPPE LAUGA     Photo DDM, Xavier de Fenoyl     www.la-depeche.fr




Pierre Gilles Lakafia a découvert Ernest-Wallon.

Lakafia ne croit plus à une blague

top 14. Stade Toulousain. L'ex-Albigeois prend ses marques à Ernest-Wallon.

C'est devenu un lieu commun, un nouvel arrivant vous dira toujours qu'il a besoin de prendre ses marques. La coutume n'a pas échappé à Pierre-Gilles Lakafia qui a connu quelques problèmes d'orientation dans notre grande ville, le jour de la première rentrée des classes du champion d'Europe. Un long détour par… Labège l'a fait arriver en retard au premier entraînement. Guy Novès ne lui en a évidemment pas tenu rigueur. En l'absence des cadres chargés de la caisse des amendes, l'ailier albigeois s'en tirera par quelques séances de «chambrage» durant les jours qui viennent.

Et c'est désormais sur les terrains que PGL entend démontrer sa ponctualité aux grands rendez-vous. Et ce n'est pas l'envie qui lui manque quand on sait qu'il a disputé son dernier match de championnat avec Albi, le samedi 24 avril à Perpignan. L'occasion de rappeler que les cadences infernales liées au calendrier ne concernent qu'un groupe de 30 joueurs internationaux.

Pour meubler cette trêve de deux mois (trois mois et demi avant le premier match de championnat), Pierre-Gilles (23 ans) a reçu un programme personnel qu'il a suivi à la lettre durant ses vacances à...Tours chez son père, lui aussi sportif de haut niveau. Jean-Paul Lakafia fut en effet deux fois recordman de France du lancer du javelot et 12e aux Jeux olympiques de Séoul. Poursuivons le jeu de cartes de la famille avec le frère cadet (21 ans), Raphaël, troisième ligne centre à Biarritz, qui a peu joué cette saison en raison d'une blessure.

Une concurrence exceptionnelle
D'Albi à Toulouse, les objectifs varient mais le principe est le même : « C'est sûr que c'est un club qui a d'autres objectifs. Mais à Albi comme à Toulouse, il faut bosser pour y arriver. » Et se soumettre à une concurrence exceptionnelle : Clerc, Heymans, Delasau, Donguy sans oublier le polyvalent Médard… Mais aujourd'hui, il ne croit plus à une blague comme lors du premier coup de fil que Guy Novès lui a passé. Il sait que s'il a été recruté, c'est dans l'optique stadiste : « recruter des jeunes pour les former. ». Il sait ainsi devoir améliorer entre autres « sa vision du jeu, sa façon de se déplacer sur le terrain. » Au fil des semaines, l'ancien Albigeois apprendra qu'au Stade, on… apprend vite.



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LE 29/06/2010    Photo DDM, Xavier de Fenoyl        www.la-depeche.fr




Séance de musculation pour Yannick Nyanga : Zeba Traoré veille au grain.

Yannick Nyanga et le Ghana

Grièvement blessé au genou droit à l'automne, Yannick Nyanga n'a plus rejoué depuis. Hier, il faisait partie du premier contingent de joueurs appelés à reprendre l'entraînement : « J'étais apte en fin de saison, mais, en pleine phase finale, il valait mieux attendre. Je suis impatient car huit mois sans toucher le ballon, c'est dur. Mon premier objectif est de retrouver mes sensations d'avant ma blessure, sans brûler les étapes. Ensuite, l'appétit viendra en mangeant. »

Passionné de football, l'enfant de Kinshasa (Congo) suit avec intérêt la Coupe du Monde et, si son pays d'origine n'y participe pas, il est évidemment supporter du Ghana qui affrontera l'Uruguay vendredi en quart de finale : « Tout le continent africain est derrière les Ghanéens. Ce serait un grand plaisir de les voir passer les quarts. Cela voudrait dire que le foot africain monte vraiment. Et, au-delà de l'Afrique, c'est sympa de voir des surprises dans le sport en général et la hiérarchie bousculée. »

Sauf quand le Stade en est victime, évidemment…

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LE 29/06/2010   J.-P. P.  Photo DDM, Xavier de Fenoyl        www.la-depeche.fr




Séance de musculation pour Yannick Nyanga : Zeba Traoré veille au grain.

Reprise en douceur pour le Stade toulousain


Hier, au Stade Toulousain, les premiers rentrés ont commencé à transpirer. Les derniers ne reprendront que le 26 juillet. Cette reprise étagée agace Guy Novès.

Au Stade Toulousain, la rentrée des classes s'effectue en trois actes. Hier matin, en compagnie d'une poignée de jeunes éléments appelés à évoluer le plus souvent avec les « espoirs », il n'y avait que cinq joueurs de l'équipe « une » convoqués : Yann David, Virgile Lacombe, Pierre-Gilles Lakafia, Yohan Montes et Yannick Nyanga. Seul « petit » nouveau, l'ex-Albigeois s'est présenté légèrement en retard après s'être perdu sur les rocades toulousaines. Mais Jean-Michel Rancoule a vite remis Pierre-Gilles sur le chemin du vestiaire d'Ernest-Wallon.

Les joueurs étrangers et les sélectionnés avec les Barbarians reprendront le 12 juillet, tout comme les trentenaires : JeanBouilhou, Yannick Jauzion, Benoît Lecouls et William Servat. « Je leur ai accordé quelques jours supplémentaires afin qu'ils puissent bien récupérer », précise le manager général Guy Novès. Les autres, sélectionnés dans les équipes de France, d'Argentine ou des îles du Pacifique, ne rentreront que le 26 juillet.

« Les internationaux doivent être très très fatigués », insiste Guy Novès que cette reprise à la carte n'enchante guère. « Ils ne seront là que trois semaines avant le début du championnat. C'est impossible de récupérer et de se préparer en même temps. Je répète depuis plusieurs années que les joueurs ont besoin de deux mois de vacances. Nous reprenons dans des conditions dramatiques car, quand nous n'avons pas l'effectif pour travailler, c'est un drame pour le boulot. »

« RECONDITIONNER LES GENS »
Et les entraîneurs, Yannick Bru et Jean-Baptiste Elissalde ? « Ils sont attendus à la mi-juillet, répond Novès. Mais, comme ce sont des garçons sérieux, ils vont rentrer avant. Qu'ils en profitent, car, à ce moment-là, je pourrai peut-être lever le pied à mon tour », ajoute-t-il en riant.

Le préparateur physique Zeba Traoré, qui sera rejoint dans une semaine par ses acolytes Grégory Marquet et Saad Drissi, entame sa neuvième saison stadiste : « Nous allons d'abord beaucoup courir le matin et faire de la muscu l'après-midi. Il faut reconditionner les gens pour qu'ils puissent supporter la suite en termes d'intensité et de rythme. » Quand on lui fait remarquer qu'il est l'homme incontournable de la période, il rétorque : « L'évolution de ce sport et des performances à réaliser fait que c'est toute une équipe, composée des préparateurs, des médecins et des kinés, qui est incontournable. La qualité de la communication entre nous rend efficaces les reprises de saison. Et il y a autant de reprises qu'il y a de joueurs. Mais en fait, comme le souligne Yannick Bru, vu les niveaux d'intensité auxquels nous devons répondre, la préparation physique est un sprint qui dure toute la saison. »

Le chiffre : 2
matchs amicaux > Pour le Stade Toulousain. Avant la reprise du championnat prévue le vendredi 13 août, le Stade Toulousain ne disputera que deux matchs amicaux : le vendredi 30 juillet, à Mazamet (19 h 30), contre La Rochelle et le vendredi 5 août, à Saint-Affrique (18 h 30), contre Bourgoin. Guy Novès aurait bien aimé en programmer un autre, mais, compte tenu de la reprise échelonnée de son effectif, il n'a pas souhaité « prendre de risque avec des joueurs pas prêts ».


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LE 10/06/2010           
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Yannick Bru

Yannick Bru prolonge de trois ans au Stade Toulousain

L'ancien talonneur et entraîneur des avants du Stade Toulousain, Yannick Bru, a décidé de prolonger son contrat d'entraîneur pour trois années supplémentaires, a-t-on appris jeudi auprès du club toulousain.

Yannick Bru, qui avait pris sa retraite sportive de talonneur en juin 2007 et remplacé Serge Laïrle dans l'encadrement technique toulousain, sera lié avec les Rouge et Noir jusqu'au terme de l'exercice 2012-2013.

Agé de 37 ans, Yannick Bru a été champion de France en 2008 comme entraîneur du pack toulousain, et surtout vainqueur de la Coupe d'Europe 2010 aux dépens de Biarritz.


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LE 08/06/2010  DDM  Photo DDM, Jean-Michel Mazet    www.la-depeche.fr
 



Le Stade Toulousain, champion d'Europe: un titre à défendre et un titre à conquérir.

H Cup 2011. Poule piégeuse pour Toulouse

Le tirage au sort de la H Cup n'a pas été clément avec Toulouse et Castres.
Bien que tête de série, les Rouge et noir affronteront les London Wasps, les Glasgow Warriors et les Newport gwent Dragons. Sur le papier les Toulousains ont largement les moyens de s'en sortir mis devront tout de même faire attention. Les Londoniens se sont imposés 3 fois lors des quatre dernières confrontations avec les hommes de Guy Novès. Les Ecossais, eux, ont gagné à Ernest-Wallon lors de la saison 2008-2009.

Castres, qui était dans le 4e chapeau aura dans son groupe Cardiff Blues, Northampton Saints et Edimbourg.

Le Racing-Métro, qui découvrira la Coupe d'Europe la saison prochaine, sera opposé à Clermont, son bourreau des matches de barrages du Top 14, dans la poule 2 avec la province irlandaise du Leinster et les Anglais de Saracens, selon le tirage au sort effectué mardi à Cardiff.

Clermont a une nouvelle fois hérité d'une des poules les plus difficiles, notamment avec le Leinster, sacré en 2009 et vainqueur de la dernière confrontation entre les deux équipes cette année en quart de finale.

Biarritz, finaliste malheureux contre Toulouse, s'en sort plutôt bien avec les Anglais de Bath, les Irlandais de l'Ulster et la nouvelle franchise italienne d'Aironi, qui sera par ailleurs engagée en Ligue Celtique.

Perpignan retrouvera les Anglais de Leicester, comme en 2008/2009, les Gallois de Llanelli Scarlets et les Italiens de Trévise, chez qui ils ont chuté la saison dernière lors de la première journée.

Le RC Toulon, qui découvrira la Coupe d'Europe, aura la lourde tâche de défier les Irlandais du Munster, les Gallois de Neath-Swansea Ospreys et les London Irish.

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TOUS LES GROUPES :
POULE 1: Cardiff Blues, Northampton Saints, Edimbourg, Castres Olympique
POULE 2: Leinster, ASM Clermont Auvergne, Saracens, Racing-Metro 92
POULE 3: Munster, Ospreys, London Irish, RC Toulon
POULE 4: Biarritz Olympique, Bath, Ulster, Aironi Rugby
POULE 5: Leicester Tigers, Scarlets, Perpignan, Benetton Treviso
POULE 6: Toulouse, London Wasps, Glasgow Warriors, Newport gwent Dragons

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PROGRAMME:

1re journée: 8/9/10 octobre 2010

2e journée: 15/16/17 octobre 2010

3e journée: 10/11/12 décembre 2010

4e journée: 17/18/19 décembre 2010

5e journée: 14/15/16 janvier 2011

6e journée: 21/22/23 janvier 2011

Quarts de finale: 8/9/10 Avril 2011

Demi-finales: Avril/1er mai 2011

Finale: 21 ou 22 mai au Millennium Stadium de Cardiff.


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LE 30/05/2010  PROPOS RECUEILLIS PAR JEAN-LUC MARTINEZ              www.la-depeche.fr




Jean Bouilhou: « Les Toulousains sont heureux, nous aussi »

Jean Bouilhou: « Les Toulousains sont heureux, nous aussi »


Discret et efficace, Jean Bouilhou est la force tranquille du Stade Toulousain. Depuis samedi dernier et la victoire des Rouge et Noir en finale de la Coupe d'Europe de rugby, le troisième ligne et capitaine en alternance est un homme heureux. Avec trois trophées européens à son actif, celui que les commentateurs sportifs appellent le « Roi des airs » pour ses performances en touche, savoure chaque instant.

Comment vivez-vous ces lendemains de Coupe d'Europe ?

C'est formidable, c'est une grande fête mais on boit beaucoup… On est tellement bien reçus partout où on va et depuis dimanche on fait la tournée des bars non-stop. Tous les lieux qui nous soutiennent et qui nous accueillent au cours de la saison ont voulu qu'on passe les voir. Les Toulousains viennent à notre rencontre. Ils nous félicitent. Ils sont heureux et nous aussi.

Allez-vous continuer ce dimanche avec la fête du rugby ?

On n'arrête pas de faire la fête ! Pas dans les stades, non. Certains d'entre nous partent en équipe de France. Dimanche, je ferai la fête mais en famille et entre amis au Pays basque.

Est-ce le rugby ou vos études d'ingénieur à l'Insa qui vous ont fait quitter Pau d'où vous êtes natif pour venir à Toulouse ?

C'est lié au rugby par défaut. En tant que Palois, je voulais jouer à la Section Paloise mais le club n'a pas souhaité me garder quand j'étais junior. Dans les mois qui ont suivi, j'ai été contacté par le Stade Toulousain. J'ai saisi l'opportunité même si c'était un challenge de venir à Toulouse en 1999. J'en ai donc profité aussi pour faire mes études ici.

C'était important pour vous de mener de front des études longues et le sport de haut niveau ?

Pas forcément pour moi mais beaucoup pour mes parents qui m'ont, comment dire, vivement encouragé à ne pas lâcher les études. Je me suis même demandé à un moment si les études n'étaient pas un frein à mon épanouissement rugbystique. Quand j'ai signé au Stade Toulousain tout a été beaucoup mieux. Le fait d'être aidé par le Stade et par l'Insa m'a encouragé et je me suis senti porté. Aujourd'hui, après dix ans de rugby professionnel, je suis reconnaissant envers mes parents d'avoir insisté. J'ai une possibilité de reconversion. J'y pense pour dans trois ans, lorsque mon contrat avec le Stade Toulousain sera terminé. J'aurai 34 ans, ce sera le bon moment pour une autre vie.

Les études, c'est aussi une ouverture d'esprit qui vous sert sur le terrain pour analyser le jeu…

Pas tant que ça. En matière de réflexion et de stratégie de jeu, le poker a été une meilleure aide. Les études ouvrent l'esprit sur le monde scientifique et sur le monde qui nous entoure. Ce qui m'a apporté beaucoup, c'est la vie étudiante, le fait de côtoyer des gens de tous les univers et pas uniquement du milieu du rugby.

Qu'aimez-vous faire en dehors des matches, sur votre temps libre, à part jouer au poker ?

Le poker oui j'aime beaucoup en jeu réel ou sur table. Sinon, j'adore tous les sports de glisse et aller à l'océan. Je vais aussi de temps en temps au cinéma et au théâtre voir ma copine Camille Dintrans sur scène.

Le rugby agit comme un aimant sur vous… Vous partagez votre vie avec la fille d'un ancien international…

On s'est connu au bistrot Chez Tonton lors d'une soirée étudiante mais pas du tout par le biais du monde du rugby. Plus jeune, le rugby n'était pas ma préoccupation première. Il se trouve qu'accessoirement, Camille est la fille de Philippe Dintrans. Elle ne savait même pas que je jouais au rugby et moi je ne connaissais son papa que de nom.

Est-ce vrai que le jour de votre rencontre vous lui avez renversé un verre dessus ?

Oui, tout est tombé sur le sac à main que venait de lui offrir sa maman ! C'était une maladresse d'étudiant…

Vous êtes plus habile avec un ballon qu'avec un verre à la main…

Si vous le dites… Je pense que oui, encore aujourd'hui.

Palmarès
Après des débuts à la Section Paloise, Jean Bouilhou est entré au Stade Toulousain en 1999. Sur les quatre Coupes d'Europe gagnées par son équipe, il a participé à la victoire de trois en 2003, 2005 et 2010. En onze saisons avec les Rouge et Noir, il est le joueur français qui a disputé le plus de rencontres européennes, derrière son ancien capitaine Fabien Pelous. En championnat de France, il a aussi connu le succès avec deux titres du Top 14 en 2001 et 2008 permettant aux Toulousains de remporter le Bouclier de Brennus.

Mais avant de jouer au rugby, Jean Bouilhou a fait du basket au sein de l'Elan Béarnais. Un sport qui le prédestinait à devenir ce « Roi des airs » sur les stades de l'ovalie.

ses coups de cœur
«Les Monologues du vagin»
« Bien sûr parce que Camille (à gauche sur notre photo) y joue en alternance au café-théâtre Les 3T. Mais aussi parce que cette pièce que j'ai dû voir quatre ou cinq fois permet de savoir comment les femmes entre elles parlent de sexualité. C'est décomplexant même pour les hommes. J'ai aussi trouvé des moments très poignants notamment lors de l'évocation des viols ».

Benjamin Biolay
« Je l'ai vu jeudi soir en concert au Bikini et c'était carrément génial. À la fois rock et élégant. Je suis fan de ses textes et les arrangements sur scène sont excellents. J'avais un a priori négatif sur l'artiste qui me semblait prétentieux et c'est tout l'inverse ».

son coup de gueule
Contre la crise
« On n'arrête pas de nous parler de la crise et de demander aux gens de faire des efforts. Mais on voit aussi que les banques qui ont été aidées continuent à faire des bénéfices et se les repartagent sans pudeur. C'est hallucinant. Ce sont toujours les mêmes qui trinquent et c'est immoral. Je ne me plains pas pour moi mais pour ceux qui galèrent ».



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23/05/2010     Emilie Dudon, envoyée spéciale  Photo : Icon Sport     www.rugbyrama.fr





Grandeur et dépendance

Le titre de meilleur entraîneur européen des 15 dernières années qui lui a été décerné il y a quelques jours par l'ERC tombe à pic : Guy Novès a décroché samedi contre Biarritz son quatrième titre de champion d'Europe (21-19) au terme d'une saison difficile pour les Rouge et Noir. Portrait.

Alors que ses joueurs exultaient sur le terrain, que les supporters chaviraient de bonheur dans le stade et que la place du Capitole à Toulouse se noyait de monde et de joie, ses premiers mots n'ont pas narré l'ivresse d'un quatrième sacre européen. Ni même parlé d'un éventuel futur à la tête des Bleus quand on lui a posé la question. Ils ont été pour les siens. "Tout ce qu'on peut me souhaiter maintenant, c'est le bonheur de ma famille", expliquait Guy Novès aux caméras de télévision juste après le coup de sifflet final samedi soir. Interrogé à ce sujet en conférence de presse, il a seulement admis qu'il "pensait à certaines choses très importantes pour moi au-delà d'un titre de champion d'Europe". Et n'est plus revenu sur le sujet. Pudique et protecteur.

Guy Novès est un personnage secret. Connu et reconnu, il est célèbre pour ses prises de position et ses coups de gueule, ses coups de pied incessants dans la fourmilière du rugby français et son opiniâtreté, son entêtement aussi à défendre sans relâche ses thèses et ses théories. Si le manager a "une grande gueule", l'homme est discret. Et l'alliage fonctionne parfaitement. Chef de meute, il n'hésite pas à sortir les crocs et à faire grincer des dents. Mais "il sait lire dans les hommes comme dans un livre, a un jour dit de lui l'un des plus grands joueurs qu'il ait jamais coachés, le recordman des sélections en équipe de France Fabien Pelous. Sa capacité à cerner les caractères afin de tirer le meilleur de l'individu n'a pas d'équivalent. Tous les joueurs qui sont passés par le Stade ont du respect pour cet homme."

Quinze titres en dix-sept ans

Son obsession de la progression et de la perfection ont fait de lui l'entraîneur le plus titré du rugby mondial. A son actif, huit titres (1989, 1994, 1995, 1996, 1997, 1999, 2001, 2008) et deux finales de championnat (2003, 2006), deux Challenges Yves-du-Manoir (1995, 1998) , un trophée des champions (2001) et quatre H Cup donc (1996, 2003, 2005 et 2010), plus deux finales (2004 et 2008). Soit quinze titres en dix-sept ans à Toulouse. Et au moment de commenter sa dernière étoile européenne, il rendait d'abord hommage à ses collaborateurs. "Je voudrais féliciter publiquement Yannick (Bru) et Philippe (Rougé-Thomas). Je ressens beaucoup de fierté de travailler avec des hommes compétents et d'une telle qualité. Je suis vraiment admiratif de leur travail et de celui de tout le staff. Il faut savoir qu'une vingtaine de personnes nous accompagnent."

Bien sûr, les marottes sont toujours là. Même dans l'allégresse, Guy Novès a besoin de faire des mises au point : "Je voudrais aussi que les médias arrêtent d'écrire et de dire que mon vrai rêve, c'est le doublé. Je ne sais pas d'où ils le sortent, mais moi, je ne l'ai jamais dit. Ça fait des années que je répète que c'est impossible compte tenu du calendrier qu'on nous impose." Novès persiste et signe. Et veut prouver qu'il a raison. Toujours. Un large sourire accroché à son visage souvent ombrageux, il n'oublie pas de profiter toutefois. "Il faut qu'on réfléchisse avec des designers comment on va installer cette quatrième étoile sur le maillot !, lançait-il amusé devant une masse de journalistes. C'est vraiment une très grande fierté et je pense qu'elle est amplement méritée cette année. Nous avons vécu une saison éprouvante mais magnifique, avec un investissement sur les deux tableaux." Samedi à Paris,Guy Novès savourait son bonheur d'entraîneur. Toujours pas blasé, malgré ce qu'il a bien voulu dire parfois. Et très récemment même. A 56 ans, il n'a plus rien à prouver. Si ce n'est à lui-même. Et surtout aux siens. C'est tout ce qui lui importe. Il l'a rappelé samedi soir. Dimanche également, alors qu'il n'était présent à la présentation de la Coupe aux supporters place du Capitole. Le technicien toulousain a beau tutoyer les étoiles chaque année, il garde les pieds sur terre.



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LE 26/05/2010    X.T.        www.la-depeche.fr





Stade toulousain : Rougé-Thomas réfléchit

Comme nous l'avions annoncé début mai et rappelé dans notre édition de lundi, le staff toulousain va évoluer la saison prochaine. Jean-Baptiste Elissalde devrait en effet être en charge des lignes arrières, succédant à Philippe Rougé-Thomas qui prendrait lui de nouvelles fonctions. Le président Bouscatel nous a en effet confirmé, hier, avoir rencontré les deux intéressés dans la journée. « J'ai évoqué le sujet avec eux. Je dois revoir Jean-Baptiste puisqu'il est parti rejoindre les Barbarians à Londres. Quant à Philippe, il assumerait une nouvelle fonction importante dans notre projet sportif, à savoir : prendre les meilleurs joueurs de toutes les catégories du club afin de les perfectionner, d'assurer un suivi ciblé. C'est une proposition faite en accord avec Guy Novès avec lequel nous allons définir les contours précis de ce poste. »

Reste à savoir si Philippe Rougé-Thomas (2 Brennus et 3 H Cup à son compteur) sera séduit. Il devrait se prononcer dans les tout prochains jours.



Le 25/05/2010    Grégory Letort  Photo : Icon Sport        www.rugbyrama.fr





Toulouse : Rougé-Thomas s'en va

Philippe Rougé-Thomas arrête sa mission d'entraîneur des arrières au Stade toulousain. Le nom de son successeur n'est pas encore officiel mais il n'y a plus de doute quant au nouveau rôle de Jean-Baptiste Elissalde.

Sacré samedi champion d'Europe pour la quatrième fois de son histoire, le Stade toulousain défendra la saison prochaine son titre avec un nouveau staff. Intronisé en 2000, l'entraîneur chargé des lignes arrières, Philipppe Rougé-Thomas (48 ans, 2 sélections) qui arrivait en fin de contrat, ne sera pas reconduit. L'homme aux deux Brennus (2001, 2008) et aux trois titres en H Cup en tant qu'entraîneur a rencontré ce mardi son président, René Bouscatel qui lui a proposé la direction d'un poste à responsabilités au sein de la formation toulousaine : il serait ainsi chargé du perfectionnement technique de l'élite des joueurs du centre.

Rougé-Thomas a toutefois souhaité s'accorder un délai de réflexion. Contacté ce mardi, le président Bouscatel n'a pas souhaité confirmer le visage du futur staff du Stade toulousain où Guy Novès occupera toujours les fonctions de manager général et où Yannick Bru - qui n'a pas encore prolongé - devrait poursuivre sa mission auprès des avants, entamée en 2007 avec succès.

Elissalde favori ?

Mais le successeur ne fait plus de mystère : l'ancien demi de mêlée ou ouvreur international Jean-Baptiste Elissalde (32 ans, 35 sélections) qui a annoncé samedi mettre un terme à sa carrière un an avant le terme de son contrat. "Je vous répondrai  dans dix jours" a précisé René Bouscatel. Une date logique, Jean-Baptiste Elissalde étant en ce moment absent. Il est parti ce mardi matin à Londres où il a rejoint la sélection des Barbarians britanniques. Déjà possesseur d'un BE1, Elissalde qui a aussi validé la première partie de son BE2, s'est inscrit à la prochaine session du DES (diplôme d'entraîneur spécialisé) à Marcoussis qui débutera en juillet prochain.

Mardi matin à l'aéroport de Toulouse-Blagnac, Elissalde souhaitait garder le silence : "Il n'y a encore rien de mis en place. Par respect pour Philippe je ne veux pas m'exprimer. On déconnait tous les deux lundi. Il le sent, je le sens, mais... Philippe est encore champion d'Europe cette année, il a apporté beaucoup. C'est un mec extraordinaire. On peut critiquer l'entraîneur, ses choix, ses façons de faire mais c'est un homme extraordinaire. Rien que pour ça, ce n'est pas à moi de prendre les devants, d'annoncer quoi que ce soit. Le président René Bouscatel devrait s'en charger d'ici deux semaines. Et Toulouse ouvrir une nouvelle page de son histoire.



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LE 25/05/2010  PHILIPPE LAUGA            www.la-depeche.fr




Accroupis: Jérôme Rieu, Dominique Colmagro, Thierry Merlos, Jean-Michel Rancoule, Serge Gabernet,
Gérald Martinez, Marcel Salsé, Laurent Husson, Dominique Harize, Guy Novès.


Finale 1980 : une défaite mais le début de l'aventure du Stade Toulousain

Il y a trente ans, jour pour jour, se déroulait la finale du championnat de France 1980. Le grand Béziers avait tremblé face à une équipe toulousaine rafraîchissante.

Ce n'était qu'il y a trente ans mais pour ceux qui ont découvert le rugby à l'ère professionnelle, c'est un autre âge. Pourtant, le rugby présentait de belles couleurs à travers cette finale entre Béziers, l'ogre des années 70-80 (10 fois champion de France entre 71 et 84) et le Stade Toulousain qui revenait en finale après onze d'absence et posait les jalons de sa future hégémonie. Une finale marquée par une opposition de styles. Retour sur un choc qui marqua les esprits.

L'essentiel : paradoxalement, si Béziers l'emporta deux essais à zéro, c'est bien Toulouse qui enflamma le Parc des Princes. Le panache, l'audace des Stadistes relançant et écartant les ballons dès qu'ils le purent, loin d'une mêlée en difficulté, ne furent pas récompensées même si l'édifice biterrois trembla à plusieurs reprises.

Le geste : celui que l'on découvrit alors : la remise en touche rapide faite par les ailiers Guy Novès et Dominique Harize pour l'arrière Serge Gabernet avant que les Biterrois sidérés n'aient le temps de réagir. Aujourd'hui, pour beaucoup c'est le premier souvenir qui reste de cette finale. Serge Gabernet commente : « On avait ainsi participé à l'évolution du règlement. »

L'action du match : elle se situe à deux minutes du terme sur un deux contre deux joué à merveille par Harize. Ce dernier adresse une passe décisive… à l'épaule de Gabernet qui commet un en-avant alors qu'il aurait pu inscrire l'essai. Gabernet n'a évidemment pas oublié : « Si je prends la passe d'Harize, les données ne sont pas les mêmes. Mais quand Dominique fait la passe, le Biterrois Martinez le désaxe un peu au niveau des épaules. À la deuxième minute, j'aurais peut-être rattrapé le ballon, mais à la 78e… »

La phrase : celle de Jean-Claude Skrela sous le coup de la déception : « On se souviendra du score mais pas que le Stade avait fait un bon match ». Faux, car trente ans après, beaucoup se souviennent que Toulouse avait œuvré pour le rugby français ce jour-là. Roger Couderc était ainsi venu rendre visite aux Toulousains dans les vestiaires et leur avait lancé : « Vous avez fait bander la France ! »

L'anecdote : le buteur toulousain Gérald Martinez avait raté cinq pénalités consécutives. Jamais dans la saison, il n'avait été aussi malheureux. Sans chercher d'excuses, le demi-de-mêlée avait toutefois regretté : « Le ballon était trop gonflé. Je n'aime pas les cuirs trop durs avec ma façon de tirer large. J'ai raté mon premier coup… Ensuite, tout s'est passé dans la tête. »

Le chiffre : 10 -- 6
le score > de la finale. Béziers avait inscrit deux essais par Fabre (8e) et Buonomo (33e) et une transformation par Cantoni. Deux pénalités de Martinez (53e et 58e) avaient meublé le score pour Toulouse. L'arbitrage avait été assuré par M. Saint-Guilhem du comité Armagnac-Bigorre. 43 350 spectateurs.

De Novès à Skréla
Les équipes étaient les suivantes.

STADE TOULOUSAIN: Gabernet; Harize, Salsé, Merlos, Novès (o) Rancoule, (m) Martinez; Skréla (cap), Viel, Rives; Coutin, Santos; Laïrle, Bentaboulet, Breseghello.

BEZIERS: Cantoni; Fabre (Andrieu, 47), Rivallo, Mioch, Martinez; (o) Fort puis Fabre (47), (m) Morisson; Lacans, Buonomo, Cordier; Palmié, Estève; Martin, Paco (cap) Vaquerin.



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LE 24/05/2010     www.la-depeche.fr

Top 14. Stade toulousain : 4 recrues

Pour la saison prochaine. Delasau, Lakafia, Nicolas et Vergallo arrivent,

soit une de plus que la saison dernière (David, Picamoles et Maestri).




LE 24/05/2010  CYRIL DOUMERGUE                         www.la-depeche.fr




Stade Toulousain : L'accueil triomphal des supporters place du Capitole

L'accueil triomphal des supporters place du Capitole

Plus de 10 000 Toulousains ont accueilli les vainqueurs de la H Cup. Reportage au balcon du Capitole dans une brûlante fin d'après-midi avec les joueurs du Stade.

Byron Kelleher trépigne comme un gamin. « Yeaah ! » Il tape dans la main de Vincent Clerc, et le saisit par la nuque, surexcité. Les voilà enfin. La salle des Illustres porte bien son nom. Plus de 300 invités de la mairie accueillent les héros.

Arrivés rue La Fayette en tracteur, les Toulousains se sont imprégnés de la ferveur du peuple Rouge et Noir. Elissalde et Heymans sont les premiers, vêtus du tee-shirt noir collector, balafré de chiffres d'or. Servat et Lacombe amènent le trophée. Derrière eux, Jauzion, David, Poitrenaud, Picamoles, Maestri, Johnston. Le gang des lunettes noires se compose de Fritz, Nyanga, Médard et Michalak.

Dehors, ils sont plus de 10 000, et certains attendent depuis trois heures. Le balcon n'est qu'à 3 mètres. On pousse Thierry Dusautoir devant. C'est lui qui va soulever la Coupe. Le capitaine doit bousculer du monde pour atteindre le promontoire. Il est 17 h 30 précises. William Servat lui tend le trophée. « We are the champions », crache la sono. Le Capitole s'embrase. Les Toulousains en Rouge et Noir vident leurs poumons.

Sur le balcon, quinze rugbymen se serrent sur 3 m2. La coupe passe de mains en mains. « Tou-lou-sains, Tou-lou-sains ! ». Romain Millo-Chluski s'extirpe de la mêlée et embrasse fougueusement sa fiancée. « Il fait une chaleur ! », lance en français Byron Kelleher, qui court se désaltérer au buffet. Trois mètres plus loin, un père de famille l'arrête, lui demandant s'il peut poser avec le fiston.

« Papa, papa, j'ai eu Michalak », lance une fillette en exhibant son appareil numérique. Les héros sont fatigués. « La nuit a été courte, et la fête plutôt longue », lâche un Maxime Médard à la voix faiblissante. Mais le bonheur d'être au contact des Toulousains efface tout.

« C'est énorme, tout simplement. On ne peut jamais être blasé d'une telle communion », confie Yannick Jauzion, triple champion d'Europe, mais aussi trois fois perdant en finale, avec le Stade. « Vous êtes le plus grand centre du monde, monsieur Jauzion », le félicite un connaisseur. Entouré de micros et de caméras, Jean-Baptiste Elissalde ne peut cacher son émotion. « C'est indescriptible. On fait tellement d'efforts pour arriver à ce résultat. ça fait quelque temps que je sais que je vais m'arrêter. Les gars m'ont fait le plus grand des cadeaux en m'offrant cette H Cup. »

Yannick Bru, Philippe Rougé-Thomas sont là, mais les entraîneurs sont orphelins de Guy Novès, fatigué et absent de la fête. Le speaker ne l'oublie pas. Il sera l'un des plus acclamés par la foule. Huit championnats, quatre coupes d'Europe. Respect.

Paroles…
Thierry Dusautoir > Capitaine et troisième ligne. «Nous sommes soulagés et heureux. C'était une saison difficile, on méritait d'autant plus de gagner. Partager notre victoire avec les Toulousains, c'est que du bonheur! »

David Skrela > Demi d'ouverture. « Comme toutes les finales, cela a été difficile, mais on s'en sort très bien ! Après l'avoir fêté à Paris, on va arroser ça à Toulouse ! Ce n'est pas tous les jours qu'on est champions d'Europe ».

Romain Millo-Chluski > Deuxième ligne. «Ce qu'on vit là, c'est un vrai moment d'exception. La reconnaissance des Toulousains est impressionnante. Ce que je ressens actuellement, c'est une vraie communion avec tous nos supporters. Ce public est exceptionnel ».

Maxime méDard > Trois quart aile. « Nous avons deux raisons d'être fiers. Tout d'abord, avec cette quatrième victoire, on entre dans l'histoire. Et avec une année semée d'embûches comme cela a été le cas, c'est un bonheur d'en être arrivé là. C'est génial de partager l'émotion de la victoire avec les supporters ».

Pierre cohen > Maire de Toulouse. «C'est ma seconde victoire en tant que maire. Une très grande fierté. Je remercie les joueurs, qui constituent l'élite du rugby mondial mais qui savent rester simples et accessibles.»

repères
Le chiffre : 10 000
supporters > Au Capitole. Dès midi, la place a commencé à se remplir, pour déborder vers 17 heures. Chauffée par les speakers, la foule a chanté, hurlé, puis explosé à 17 h 30, quand les joueurs et la Coupe d'Europe sont apparus au balcon. Elle n'a commencé à se vider que vers 18 h 30.

« Le tracteur, c'est un copain de Daan Human qui nous l'a prêté. On voulait être proche des gens, serrer des mains. »

Frédéric Michalak, ouvreur du Stade Toulousain



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LE 24/05/2010     PHILIPPE LAUGA     Photo DDM, Xavier de Fenoyl      www.la-depeche.fr




Une joie européenne désormais traditionnelle pour le Stade Toulousain.

Une joie européenne désormais traditionnelle pour le Stade Toulousain.

Et pour compléter le palmarès de cette année européenne, Cardiff a remporté l'Amlin challenge cup hier à Marseille. Quel rapport avec Toulouse me direz-vous ? Et bien l'équipe galloise est la seule à avoir battu le Stade Toulousain cette année en match de poules. Bénéficiant de la nouvelle formule, Cardiff a été reversé dans la petite Coupe d'Europe et a remporté la finale. Ce titre témoigne un peu plus, si cela était nécessaire, de la force toulousaine dans cette épreuve que le club a terminée avec huit victoires en neuf rencontres.

Il se trouvera toujours des « pisse-froid » pour relever que ce quatrième titre est le troisième acquis lors d'une finale franco-française. Mais le Stade Toulousain n'a-t-il pas éliminé le champion d'Europe en titre en demi-finale ? De même que le club basque, même s'il rata sa finale, avait sorti un autre géant européen, le Munster.

Comme une dette avec l'Europe
Quatre titres en quinze ans, ce n'est pas anodin. Un tel palmarès traduit évidemment l'investissement d'un club dont on a toujours dit qu'il était précurseur dans bien des domaines. Encore plus quand il s'agit d'Europe. Le Stade Toulousain agit comme s'il avait une dette avec la Coupe d'Europe. Le club a été le premier à en faire un de ses objectifs prioritaires. Peut-être parce qu'en étant recordman du nombre de Brennus, il avait besoin d'un autre challenge. D'un autre terrain de jeu encore plus grand pour s'exprimer. Nous vous révélions la semaine dernière que cinq Toulousains figuraient dans la « dream team » européenne selon le vote d'un jury composé de grands noms européens. Une équipe virtuelle coachée par Guy Novès, élu entraîneur des quinze années de Coupe d'Europe… Ce n'est toujours pas anodin.

Cette année encore, il a fallu en fin de saison - en raison d'un calendrier mal agencé - parler de priorité. Les propos de Guy Novès ont pu être mal interprétés, notamment du côté de Perpignan mais au final, le manager toulousain a ramené une nouvelle fois le trophée européen en France. L'USAP et Clermont joueront samedi la finale du championnat mais avaient fait, de la Coupe d'Europe, en début de saison, un objectif. Samedi soir, le perdant du championnat aura raté sa saison…

L'an prochain, Toulon et le Racing Métro joueront cette fois la grande Coupe d'Europe. Et s'ils se prennent vraiment au jeu, il n'est pas certain que les deux clubs réalisent la même saison en championnat. Le Stade, lui, en fera encore son objectif prioritaire. Parce qu'il est un Européen convaincu.



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LE 23/05/2010   Photo DDM, X. de Fenoyl.                     www.la-depeche.fr




Jean-Baptiste Elissalde.

Jean-Baptiste Elissalde tire sa révérence

Nous avions écrit après la victoire en match de barrages contre Castres que JBE se rapprochait de la sortie. C'est désormais chose faite sur un titre de champion d'Europe un peu singulier puisque Guy Novès a essayé de le faire rentrer dans les dernières minutes de la partie mais le papier du changement est arrivé trop tard au juge de touche. Il reste désormais à connaître les nouvelles fonctions de Jean-Baptiste Elissalde.


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Le 23/05/2010  Emilie DUDON     photos: Icon Sport    www.rugbyrama.fr





Un Toulouse quatre étoiles

Au terme d'une rencontre palpitante, Toulouse s'impose devant Biarritz (21-19) et glane son quatrième titre européen. Supérieurs en mêlée fermée et inspirés offensivement, les Haut-Garonnais se sont appuyés sur les bottes de Skrela et Fritz. Le BO aura des regrets, marquant le seul essai du match.

Il a fallu attendre la 73e minute de jeu pour vraiment vibrer. Après plus d'une heure d'un match engagé mais pas flamboyant, le centre biarrot Karmichael Hunt aplatissait le premier essai de la rencontre après un contre sur la ligne médiane. Le BOPB revenait à 19-21 et le public du Stade de France s'enflammait pour la première fois. Mais, malgré toute l'énergie (du désespoir ?) mise par les Biarrots dans leur fin de match, ils ne pouvaient empêcher la machine toulousaine de marcher vers son quatrième titre sur la scène continentale. Après 1996, 2003 et 2005, Toulouse est sacré roi d'Europe en 2010 au terme d'un match parfaitement maîtrisé. Biarritz lui perd pour la deuxième fois en finale de H Cup.

Pourtant, l'entame était bien biarrote. Plus agressifs, dominateurs à l'impact, les Basques occupaient parfaitement le terrain et monopolisaient le ballon. N'ayant pas joué depuis trois semaines, ils voulaient soigner leur début de match... Ils ne parvenaient pas à trouver la faille dans la ligne de défense adverse toutefois et devaient compter sur la botte de Yachvili pour scorer. Mais les Toulousains n'allaient pas subir plus longtemps. Ils s'appuyaient sur leur domination en conquête (en mêlée notamment avec deux pénalités et deux bras cassés sifflés en leur faveur en une demi-heure) pour refaire leur retard. C'étaient eux qui, impulsant enfin du rythme dans leurs attaques, se montraient les plus dangereux sur leurs ballons d'attaque, à la 34e minute notamment après une percée de Fritz sur un ballon de récupération dans ses 40 mètres. C'est d'ailleurs ce même Fritz, auteur d'une très bonne performance, qui permettait aux siens de virer en tête à la pause 12-9 grâce à un drop à la 39e (et une pénalité de 53 mètres à la 22e).

Maîtrise toulousaine

Au retour des vestiaires, la pression restait haut-garonnaise. Et elle se faisait chaque minute plus prégnante, étouffante. A la 47e, les hommes de Guy Novès laissaient de nouveau échapper une occasion imparable avec Médard qui commettait un en-avant à 5 mètres de la ligne sur une situation de deux contre un. Mais, même en supériorité numérique après le carton jaune reçu par Albacete (48e), le BOPB ne parvenait pas à reprendre le contrôle du jeu. Pour preuve, Toulouse parvenait à inscrire six points durant ses dix minutes à quatorze (drops de Skrela; 52e, 59e), contre trois seulement pour Biarritz (pénalité de Yachvili, 50e).

Acculés dans leur camp, les Basques passaient leur fin de match à endiguer les assauts adverses. Moins forts, tout simplement, que ces Toulousains impressionnants de maîtrise. Skrela, en réussite dans ses tentatives (5/7), se chargeait de transformer les pénalités offertes par les Biarrots, toujours gênés en mêlée notamment. Lecouls, Johnston et Dusautoir n'étaient plus dans le camp basque comme ce fut le cas lors de la finale de Top 14 2006 et ça se voyait... A la 71e, le Stade toulousain menait 21-12. On pensait alors qu'il se dirigeait tranquillement vers le titre. Puis Hunt surgit... Un sursaut d'orgueil. Juste de quoi pimenter un peu le scénario de cette finale logiquement remportée par les Rouge et Noir. Biarritz, qui a joué trop peu, trop tard, n'a pas sauvé sa saison. Toulouse, qui affirme depuis des semaines que la H Cup constituait son seul objectif cette saison, si.



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LE 23/05/2010  de   XAVIER THOMAS   Photo DDM, Michel Labonne  www.la-depeche.fr





Le Stade Toulousain dans la quatrième dimension

Historique ! Les rugbymen du Stade Toulousain ont inscrit hier une quatrième étoile en Coupe d'Europe en battant Biarritz en finale au Stade de France. Place du Capitole à Toulouse, la foule en rouge et noir a chaviré… Super star le Stade !

Déjà titré en 1996, 2003 et 2005, le Stade Toulousain atteint le firmament du rugby européen, en laissant son dauphin, le Munster, loin derrière. Ce club de légende atteint ainsi son objectif prioritaire de la saison après avoir échoué en demi-finale du Top 14 contre Perpignan. Le trophée européen n'était pas revenu dans l'Hexagone depuis 2005.

La victoire est belle. La température a grimpé hier à Toulouse. Les supporters qui ont assisté par milliers au match retransmis sur écran géant place du Capitole ont applaudi, et ont fêté la nouvelle étoile jusque tard dans la nuit. À Paris, ce fut champagne pour les joueurs au Fouquet's.

Aujourd'hui, à 14 heures, l'équipe est attendue à l'aéroport de Toulouse-Blagnac. Toute la ville va êter ses vainqueurs place du Capitole. Chaud, chaud, il va y avoir de l'ambiance ! « Toulousain, Qui ne saute pas n'est pas toulousain ! »…

Les supporters les plus fervents n'ont pas fini de se remémorer les 80 minutes de ce match légendaire, où Biarritz a fait de la résistance jusqu'au bout. Le BO échoue pour la deuxième fois en finale européenne. Beau joueur, le président du club de Biarritz Serge Blanco : « Toulouse mérite son titre, et puis nous, on reviendra une troisième fois ».

Outrageusement supérieurs en mêlée, les Toulousains ont dominé Biarritz de la tête et des épaules, et ce malgré l'ouverture du score de Dimitri Yachvili en début de partie et l'essai du centre Karmichael Hunt à sept minutes de la fin…

Ayant perdu la bataille de la mêlée face à Perpignan en Top 14 une semaine auparavant, les Toulousains ont infligé une humiliante leçon au paquet d'avants biarrots.

« C'est le fruit de tellement de travail, et de tellement de moments difficiles… On a fait une merveilleuse saison », a déclaré après le coup de sifflet final le manager Guy Novès, artisan des quatre titres européens de Toulouse.

Poitrenaud, Clerc, Dusautoir, Servat, Jauzion, Kelleher et les autres sont vraiment devenus hier les nouveaux dieux du Stade. Vivement 2011 et la tentative de l'impossible doublé…

Un score flatteur pour Biarritz
Le rapport de forces : l'écart final au score est flatteur pour Biarritz sur le point de renverser le cours du match dans les dernières minutes. Un tel scénario aurait toutefois tenu du miracle. Car les Toulousains ont amplement mérité la victoire. La différence ne s'est pas faite plus tôt car les Toulousains ont commis des fautes de main rédhibitoires quand ils étaient en position d'inscrire un essai. C'est le seul point négatif de cette finale qui est donc la deuxième qu'ils remportent en n'inscrivant que des points aux pieds.

Le Stade se retrouva longtemps mené au score en première période. Par malchance (une pénalité de Skrela qui heurte le poteau quand celle de Yachvili rentre avec l'aide… du poteau) mais aussi en raison d'un manque de précision dans les derniers gestes. Les Toulousains commirent ainsi deux en-avants dans les vingt-deux mètres basques lors des dix premières minutes. Ils en commirent un autre sur la plus grande occasion de la première période quand le premier ballon de récupération a failli aller à dame. Fritz mit le feu et lâcha Médard ; l'ailier toulousain choisissant alors le périphérique extérieur de Balshaw. Quand l'action a rebondi, Poitrenaud commit alors une faute de main.

Le fait du match : la domination de la mêlée toulousaine. Une réaction était attendue après les déboires de la demi-finale de Top 14 face à Perpignan mais nul ne pouvait envisager que la mêlée basque serait ainsi mise au supplice.

Le tournant du match : il se situe lors des dix minutes que Toulouse passe en infériorité numérique. Le match a tout d'abord failli basculer sur un long mouvement rouge et noir qui éprouva les Basques sur plusieurs temps de jeu. Las, il manqua encore la touche finale avec cet en-avant de Médard à cinq mètres de la ligne alors qu'un deux contre un gagnant se profilait. Toulouse manqua alors ce qui aurait pu être le tournant du match puisque cet essai lui aurait alors donné dix points d'avance. Au lieu de cela, le BO est parvenu dans la minute suivante à égaliser à 12-12 sur un long raid d'August que le talonneur voulut poursuivre au pied. Il fut stoppé en plein vol par Albacete qui écopa d'un carton jaune. Le tournant du match en faveur de Biarritz ? Pas du tout, puisque les avants toulousains continuèrent leur domination et Skrela marqua deux drops durant l'infériorité numérique !

Une fin haletante : menant de neuf points (21-12), le Stade pensait bien avoir fait le plus dur. Une pénalité lointaine de Skrela aurait pu lui donner un peu plus d'air. Au lieu de cela, Toulouse vécut une fin de match étouffante. Profitant d'une certaine décompression liée aux multiples changements, les Biarrots et leur artificier préféré Ngwenya ont alors mis le feu et ont été récompensés par un essai de Hunt. Après la transformation, le coup de pied de renvoi de Skrela alla directement en touche et tout sembla sur le point de basculer. Heureusement, deux prises de balle en touche ont permis d'éviter le hold-up basque. Terminant son parcours par une huitième victoire en neuf rencontres, Toulouse était vraiment le roi européen cette année.

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Novès : «Le sentiment du devoir accompli»
- Vous sembliez avoir la tête ailleurs au coup de sifflet final ?

Effectivement, j'avais la tête ailleurs, je pensais à certaines choses très importantes pour moi qui vont au-delà de la victoire en coupe d'Europe. Ce sont des choses personnelles, je ne vous en dirai pas plus.

-Cette finale a été bien maîtrisée par votre équipe. Il aura juste manqué un essai non?

C'est vrai, un ou deux essais, cela aurait été la cerise sur le gâteau. Dommage, nous avons deux-trois occasions de marquer... Nous avons manqué de maîtrise sur ces actions. Mais ce manque de réussite démontre que nous avons encore du travail à effectuer. Dans l'ensemble, nous avons maîtrisé cette rencontre jusqu'à cet essai biarrot. Et je tiens là à féliciter publiquement le travail de Yannick Bru et de Philippe Rougé-Thomas, les joueurs également qui ont parfaitement respecté les consignes.

-Vos avants ont été au rendez-vous après l'échec de la demi-finale de Top 14... Servat, Dusautoir, les piliers bien sûr... Vous vous y attendiez?

Vous savez, nos avants ont été au niveau toute la saison. Et Thierry Dusautoir, quand vous l'entendez se flageller comme il l'a fait après la défaite face à l'USAP, on se doute qu'il va y avoir une réaction derrière, qu'il va tirer derrière lui tout le groupe. Il n'est pas le capitaine de l'équipe de France pour rien.

-Que vous inspire ce quatrième sacre européen ?

(Grand sourire) Il va falloir réfléchir avec les designers comment mettre la quatrième étoile sur le maillot. Je crois que ce titre est largement mérité. Cette finale de H Cup était la priorité et nous nous étions donné tous les moyens pour être prêts. Dès lors, et je vous l'avais dit, la demi-finale de Top 14 n'avait pas été préparée dans les mêmes conditions. Et si nous avions perdu cette finale d'un point à la fin, je n'aurai pas été déçu vu le match que nous avons produit.

-C'est une belle consécration et une issue heureuse à cette saison?

Oui, la saison a été longue et on ressort de là avec le sentiment du devoir accompli. Je le répète, c'est une fierté de travailler avec des hommes compétents autour de moi, autour de mon staff.

-Un petit mot sur Jean-Baptiste Elissalde que vous avez essayé de faire entrer en jeu en toute fin, en vain. Pourquoi ?

Jean-Bapstiste ne voulait pas entrer en jeu, il trouvait l'équipe bien en place. J'ai quand même essayé mais l'arbitre ne me l'a pas permis. Dommage.

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Ligne par ligne.

De Poux et Servat à Fritz en passant par Skrela
Premières lignes : le sextuor toulousain a broyé le quintette biarrot, malgré les rébellions d'August, mais c'est bien le trio de départ qui a provoqué de profondes blessures dans les corps et les âmes basques. Avec la complicité de Servat, par ailleurs roi des béliers en zone 1 auprès des regroupements et qui est monté en intensité tout au long du match, Poux est immédiatement devenu le cauchemar de Johnstone (lequel a fini en miettes face à Human) tandis que l'inébranlable Lecouls a verrouillé sans faiblir l'autre côté de la mêlée.

Deuxièmes lignes : Albacete (Son exclusion temporaire a parfaitement été compensée par ses camarades) et Millo Chluski ont pesé de tout leur poids en mêlée mais aussi dans le combat de près là même où Thion et Hall ont laissé forces et moral… Seule la touche a procuré aux Biarrots de 2e et 3e lignes un peu d'oxygène.

Troisièmes lignes : si Sowerby, dans la profondeur, a souvent été contré lors de ses remontées de balles, Dusautoir a manœuvré sur la largeur avec la redoutable sobriété de la tronçonneuse à galène et Bouilhou, en hauteur, largeur et profondeur a apporté la dimension supérieure. En face, Harinordoquy, superbe lion couturé, a rapidement manqué de souffle tandis que Lauret, parfois suffoqué, s'est battu avec cran et que Lund s'est retrouvé enseveli.

Mêlée : Kelleher, enflammé, a imposé son physique à un Yachvili aiguë mais qui est allé déclinant derrière un pack malmené et parfois même humilié.

Ouvreurs : Skrela, défenseur majeur tout au long des débats, a défié, dès les premiers échanges, la ligne basque afin de marquer les esprits adverses comme son territoire… Botteur impeccable et buteur quasi parfait, il a ensuite dirigé la manœuvre avec une rare autorité. Peyrelongue, pivot incertain d'un système fragilisé par l'absence de Traille, a pâti de la comparaison malgré une fin de match plus convaincante.

Centres : comme il fallait s'y attendre, avec ou sans le ballon, Jauzion (impossible à juguler) et Fritz (fracassant… Comment le XV de France peut-il s'en passer?) ont été les maîtres du milieu de terrain. Ils ont sans cesse imposé la ligne d'affrontement et cabossé leurs adversaires (Hunt-Mignardi) lesquels se sont accrochés avec bravoure (Le second terminant par une magnifique prise d'intervalle amenant l'essai du premier) sans pouvoir trouver de solutions collectives.

Ailiers : Clerc, tonique à souhait, a surtout défendu et « condamné » son couloir. Médard, frétillant, a tenté de trouver des failles sur les extérieurs mais il a aussi manqué le ballon qui aurait définitivement brisé les reins biarrots (47e… Bouilhou seul à sa gauche). Côté basque, Gobelet et ses rushes stéréotypés n'ont jamais mis en péril le dispositif défensif toulousain, à l'inverse des accélérations d'Ngwenya, le seul véritable danger offensif côté basque. Mais les Stadistes sont toujours parvenus à le couper de son soutien.

Arrières : on aura surtout vu Balshaw, très déterminé, fiable sur les ballons hauts et prompt à emballer la machine afin de débloquer une situation qu'il sentait de plus en plus compromise… Poitrenaud, de son côté, a assuré sa besogne sans faillir.

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Unique
Unique. Fatalement unique. Le Stade toulousain est unique en Europe. Flamboyant et presque parfait. Remporter de la sorte un quatrième trophée européen constitue un exploit authentique qui illustre mieux que tout la domination de ce club depuis deux décennies - aussi bien le talent de ses joueurs qui n'est plus à démontrer que l'organisation mise en place à tous les niveaux, notamment lors du grand virage du rugby vers le professionnalisme. Comme on le dit au foot pour le Barça, le Stade toulousain c'est « plus qu'un club » : une entreprise de pointe qui gagne des objectifs réputés « impossibles », et un cœur gros comme Servat qui ne cesse de battre - ses adversaires et ses records.

Mais ce rugby du nouveau siècle, rugby en rouge et noir, rugby de notre Sud, conserve la magie initiale d'un jeu à nul autre pareil - une tragédie qui se joue en deux actes, rebonds et rebondissements, puis l'inéluctable poids du destin, celui d'un pack impérial et de David Skréla, sans oublier ce grain de folie basque des dernières minutes qu'on appelle accessoirement le suspense. Le scénario d'hier avait en effet un parfum de complète tragédie - et les dieux du Quinze ont définitivement comblé l'inestimable « Vierge rouge ».

Au final, une quatrième étoile dans le ciel au-dessus des toits roses. Une consécration ? Non ! Une constellation…

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Coupe d'Europe. Finale. Le match en questions
Trois drops pour quatre étoiles

LA FINALE 2010 A-T-ELLE ÉTÉ LA PLUS POPULAIRE?

Non puisqu'avec 78.976 spectateurs présents, hier, au Stade de France, cette finale se classe au deuxième rang derrière celle de 2007 entre les Wasps et Leicester qui avait attiré à Twickenham 81.076 spectateurs. Mais nos amis Anglais n'avaient pas les superbes créatures du Moulin Rouge pour amener la H Cup...

CETTE FINALE FRANCO-FRANÇAISE A-T-ELLE SUSCITÉ DE L'INTÉRÊT CHEZ LES BRITANNIQUES?

Oui puisque autour du Stade de France, des supporters britanniques étaient présents et bien visibles. Maillots du Munster, du Leinster, des Harlequins ou encore de Leicester et d'Edimbourg sur les épaules, tous n'avaient pas revendu leurs places achetées quelques mois plus tôt sur internet. Une bonne occasion pour eux de marier rugby et tourisme dans la capitale française.

QUI A GAGNÉ LE TOSS?

Ce sont les Biarrots qui ont choisi de débuter à droite de la tribune présidentielle, leurs supporters dans le dos mais le vent contre. Ce sont donc les Toulousains qui ont donné le coup d'envoi par David Skréla. Trop court, il a débouché sur la première mêlée du match sanctionnée d'un coup franc en faveur des Toulousains.

LES POTEAUX ONT-ILS JOUÉ UN RÔLE?

Oui et non puisque à trois reprises ils ont été touchés par les buteurs de la rencontre. Si Skréla a été malchanceux, voyant sa première pénalité repoussée par le poteau droit (11e), en revanche, Yachvili a bénéficié de l'aide du poteau droit sur sa pénalité de la 16e, et Fritz également sur son drop de la 39e.

FLORIAN FRITZ AVAIT-IL DÉJÀ RÉUSSI UNE PÉNALITÉ CETTE SAISON EN H CUP?

Oui et même deux, la première face aux Harlequins lors de la victoire 19-23 à Londres, la deuxième à Cardiff où le Stade s'était incliné 15-9. Hier, c'était donc sa troisième réussite, celle qui a permis à son équipe de rester au contact (3-6), avant son drop de la 39e qui a fait passer Toulouse devant au score pour la première fois de la rencontre.

LE DROP A-T-IL ÉTÉ UNE ARME POUR TOULOUSE?

Oui. Trois fois oui! Florian Fritz (une réussite sur une tentative) et David Skréla (deux réussites sur deux tentatives) ont ainsi rentabilisé les temps forts toulousains. Neuf points qui comptent au final!

LE CARTON JAUNE D'ALBACETE A-T-IL EU UNE INCIDENCE?

Non puisque pendant les dix minutes où l'Argentin était sur la touche (48e-58e), le Stade en a profité pour marquer six points (deux drops de Skréla) passant de 12-12 à 18-12.

TOULOUSE EST-IL LE RECORDMAN DE VICTOIRES EN COUPE D'EUROPE?

Oui et plus que jamais puisque ce quatrième sacre européen place désormais le Stade Toulousain à deux victoires devant le Munster et Leicester.

Un homme dans le match. Le trois-quart centre toulousain a été impressionnant.
Florian Fritz: 13, impair et gagne
Il a dû donner des regrets aux sélectionneurs du XV de France qui ont choisi cette semaine de ne pas le convier à la tournée estivale des Bleus. Car après la finale que vient de disputer Florian Fritz, véritable homme du match, on se demande ce matin comment le staff des tricolores peut se passer encore d'un tel joueur, auteur d'une saison pleine avec son club, admirable, hier, en finale de H Cup où il a sans doute réalisé son meilleur match de la saison.

LE BAIN BOUILLONNANT, PAS LES MICROS
Florian Fritz a tout simplement été époustouflant, omniprésent, en attaque où il a sans cesse avancé, déchiré le rideau biarrot, en défense où ses replis et ses plaquages ont fait mal aux Basques. Et que dire de son rôle de buteur, primordial pour que les Toulousains gardent le contact face à des Biarrots hyperréalistes. Une pénalité des 53m qui permet à Toulouse de revenir à trois points (3-6 à la 21e) et puis surtout ce drop, décoché des 25m et qui heurte le poteau droit pour faire passer le Stade en tête pour la première fois, juste avant la mi-temps (12-9).

« C'est un garçon qui travaille comme un fou et qui prend ce rôle de buteur à cœur », confiera après le match Guy Novès en évoquant son trois-quart centre, discret de nature et qui exprime toute sa fougue et son talent sur le terrain. Jamais ou quasiment devant les micros et les caméras. D'ailleurs, hier soir, il n'a pas failli à la tradition, préférant se prélasser après le match dans le bain bouillonnant du vestiaire des vainqueurs au lieu d'affronter micros et caméras qui l'attendaient de pied ferme. En vain.

Florian Fritz a choisi le silence.

LE NOIR ET BLANC DES BARBARIANS À DÉFAUT DE BLEU
Dommage. On aurait aimé l'entendre nous raconter cette finale, sa réussite au pied, son impact, bref, son match parfait qui lui valut, à sa sortie du terrain (71e) une longue accolade de Jean-Baptiste Elissalde, les applaudissements de Yannick Bru et une poignée de main de Guy Novès qui en disait long.

Le manager général du Stade justement, il confiera au sujet de son poulain sur un ton ironique : « Il mérite amplement sa sélection avec les… Barbarians britanniques comme il n'est pas pris avec l'équipe de France ni avec France A où du moins on ne sait plus trop. Sachez que nous, au Stade Toulousain, nous sommes heureux de le sélectionner. »

Florian Fritz, lui, est heureux de gagner des titres sous la tunique « rouge et noire ». Hier, il a ajouté une deuxième H Cup à son palmarès après celle de 2005. Et c'est vrai qu'une tournée d'été dans l'hémisphère sud sous le maillot bleu aurait été une issue logique à saison, à sa finale, grandiose ! Ce matin, ce sont les sélectionneurs qui doivent s'en mordre les doigts. Pas les Barbarians britanniques…

Paroles...
William Servat (talonneur de Toulouse) : «Je ne dirai pas que je me fous d'avoir été élu homme du match, mais ç'aurait très bien pu être Benoît Lecouls, ou Jean-Baptiste Poux. Tout le monde a été énorme.David (Skrela) et Florian (Fritz) ont mis les points au pied. Quand on a un arbitrage cohérent en mêlée, ça se passe bien...»

Dimitri Jachvili (demi de mêlée de Biarritz) : «Au vu de notre irrégularité cette saison, c'était déjà beau d'être là. On pensait avoir le niveau pour contrarier les Toulousains. Mais ils méritent amplement leur victoire. Ils ont été meilleurs en mêlée, et plus réalistes. C'est dur de perdre une seconde fois après 2006.Nicolas Brusque arrête sa carrière, on aurait aimé lui offrir ce trophée.».

Serge Blanco (président de Biarritz) : «On est européens, et on y parvient par la grande porte, celle de la Coupe d'Europe. Je félicite les Toulousains. Nous, on va continuer notre quête du Graal. Ce groupe a montré qu'avec du caractère, on peut renverser des montagnes».



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le 22/05/2010  Propos recueillis par Emilie DUDON  Photo: Icon Sport   www.rugbyrama.fr





Dusautoir "Nous méritions un titre"

Thierry Dusautoir, la capitaine du Stade toulousain, vient de remporter son premier titre en H Cup après deux finales perdues. Heureux et ému, le troisième ligne haut-garonnais ne cache pas sa joie et souligne l'énorme prestation de la mêlée toulousaine qui a mis au supplice son homologue basque.

Quelle est votre premier sentiment après ce titre ?

Thierry DUSAUTOIR : Un titre de champion d'Europe, c'est comme un rêve. Il a failli se transformer en cauchemar à moment donné, quand les Biarrots sont revenus au score, mais soulever cette Coupe donne un sentiment incroyable. C'est vraiment un rêve qui se réalise.

Avez-vous eu peur ?

T.D. : Au début, nous sentions que nous avions le contrôle. Nous maîtrisions les choses mais nous faisions trop de fautes et ça les a laissés dans le match. L'essai en fin de rencontre nous a mis de la pression. Ces dernières minutes ont été difficiles mais nous avons tenu. Nous nous sommes montrés solidaires et la détermination était là. Ça nous a réussi.

Comment avez-vous géré le match en tant que capitaine ?

T.D. : Il a surtout été question de calmer tout le monde. Nous avions énormément d'envie en début de rencontre et il fallait essayer de canaliser cette énergie pour en faire quelque chose d'intéressant. Malgré un début un peu difficile, on s'est repris petit à petit durant la première mi-temps puis on a pris le dessus en deuxième période. Ce qui est dommage, c'est que nous n'avons pas su tuer le match avant. Mais notre victoire est logique au final.

Vous avez largement dominé en mêlée. Aviez-vous décidé d'insister là-dessus après le match raté contre Perpignan le week-end dernier dans ce secteur ?

T.D.: Nous étions évidemment vexés et avions besoin de prouver des choses. Nous savions qu'il s'agissait d'un point fort des Biarrots et nous avons beaucoup travaillé là-dessus. Nous avons eu raison puisque ce secteur s'est avéré essentiel. Il nous a fait gagner des pénalités que David (Skrela, ndlr) s'est chargé de convertir en points grâce à sa précision.

Ce titre possède-t-il la même saveur qu'un Bouclier de Brennus ?

T.D. : Pour moi, c'est même plus fort. J'ai perdu deux finales de H Cup et je ne sais pas dans quel état j'aurais été si j'avais perdu celle-là aussi. Personnellement, je m'étais mis pas mal de pression sur cette rencontre et finalement, j'ai eu un beau cadeau. Le groupe avait envie de bien terminer cette saison. Nous méritions un titre cette année. Nous avons réussi.

Toulouse est l'équipe la plus titrée d'Europe. Que cela vous inspire-t-il ?

T.D. : On peut dire que le Stade toulousain est une grande équipe européenne, si ce n'est l'équipe européenne. Quatre titres, six finales, c'est énorme. Ces statistiques parlent d'elles-mêmes.



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LE 22/05/2010 À 21:01 | LUDOVIC OLIVO    Photo  Lionel Bonaventure AFP   www.la-depeche.fr





TOULOUSE PUISSANCE 4
Les joueurs de Toulouse fêtent leur victoire en Coupe d'Europe face à Biarritz le 22 mai 2010 au Stade de France.

Le Stade toulousain a remporté sa quatrième coupe d'Europe en battant le Biarritz Olympique 21 à 19, au Stade de France.
Les Hommes de Guy Novès succèdent ainsi au palmarès aux Irlandais du Leinster. Skréla et Fritz au pied ont permis aux Rouge et Noir d'entrer dans l'histoire. Le Stade devient le club le plus titré dans cette compétition.
Le début de match des Toulousains a été délicat. Menés très tôt 6 à 0, Ils n'ont rien lâché et la force de leur pack a entraîner de nombreuses fautes biarrotes. Tant et si bien que les joueurs de la Ville rose rentraient au score avec 3 points d'avance (12à 9).
Les Rouge et Noir ont redémarré la seconde mi-temps tambours battant. Et même réduits à 14, après le carton jaune d'Albacete, les Toulousains réussissent à inscrire des points.
La fin de match a été plus délicate. Les Biarrots revenant à deux points, grâce à un essai de Hunt à la 73e minute (21 à 19).
Les Toulousains ont résisté jusqu'à la fin pour s'imposer une quatrième fois en Coupe d'Europe.



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LE 20/05/2010   XAVIER THOMAS      Photo DDM, Xavier de Fenoyl.   www.la-depeche.fr




«Assimiler, trier, analyser...», c'est aussi ce que l'on demande à Shaun Sowerby.

Finale H Cup Toulouse-Biarritz. Shaun Sowerby : la touche finale

Le 3e ligne sud-africain est un des leaders de la touche du Stade Toulousain. Un secteur qui sera essentiel en finale de la Coupe d'Europe.

Il a déjà goûté à deux reprises aux émotions que procure une finale de H Cup. Même si à chaque fois (en 2005 avec le Stade Français, en 2008 avec le Stade Toulousain), il portait la tunique du vaincu. Shaun Sowerby espère cette fois que la troisième sera la bonne.

L'excellent troisième ligne centre sud-africain attend ce rendez-vous avec ambition. «Je suis un compétiteur, je suis venu en France et à Toulouse notamment pour gagner des titres. J'ai déjà eu droit au Brennus. Maintenant, la H Cup, c'est autre chose et je ne suis pas le seul à la vouloir», glisse l'ex-joueur des Sharks et du Stade Français, devenu au fil des saisons une pièce maîtresse de la formation toulousaine, de son alignement notamment où il est, au même titre que Jean Bouilhou, une des «têtes pensantes», entendez par là ceux qui commandent l'alignement, formulent les annonces, préparent les contres.

CAPACITÉ D'ANALYSE
«Un vrai ordinateur», nous avait confié Yannick Bru en octobre, au cours du déplacement de H Cup à Londres alors qu'il préparait sa séance de travail sur la touche des Harlequins. «Il a une capacité impressionnante à assimiler, trier et analyser toutes les données adverses», soulignait le coach des avants toulousains.

La touche, un secteur qui sera sans aucun doute crucial face à Biarritz, et que les Toulousains vont peaufiner au même titre que la mêlée. «Il y aura un match à ce niveau, c'est sûr», admet Shaun Sowerby. «Les Biarrots sont très bien organisés.» Comptez sur les Toulousains pour avoir décrypté leurs combinaisons.

UNE AFFAIRE DE PRÉCISON
Mais la réciproque est également vraie. Obligeant les Toulousains à modifier régulièrement leurs annonces et combinaisons au cours de la saison. «Nous sommes étudiés à la loupe, il faut donc placer des combinaisons différentes car aujourd'hui, tu ne peux pas pendant 4 ou 5 semaines rester sur les mêmes choses», explique Shaun Sowerby qui rajoute: «Dans une finale, c'est plutôt la précision qui compte, même si tu fais quelque chose de simple, et pas forcément de mettre en place de nouvelles combinaisons.» Avec le risque que cela comporte en effet dans ces matches où le moindre raté peut avoir des conséquences terribles.

Sowerby a donc révisé ses gammes en vue de la finale. «Mais je ne suis pas le seul, c'est un travail partagé avec les entraîneurs et trois-quatre coéquipiers.»

A-t-il visionné encore plus de vidéos que d'accoutumée? «Absolument pas, je ne suis pas un maniaque de la vidéo.» Non, lui, il a juste cette capacité à vite comprendre et vite retenir ce qu'il voit. Vous avez dit intelligence?

Le chiffre : 2
finales> Jouées. Et perdues par Shaun Sowerby en Coupe d'Europe. En 2005 avec le Stade Français contre le Stade Toulousain (18-12 ap) et en 2008 avec le Stade Toulousain, contre le Munster (16-13)



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LE 19/05/2010   PHILIPPE LAUGA    Photos DDM,     www.la-depeche.fr




A gauche,David Skrela en 1999 sous le maillot columérin. A droite, le David Skrela actuel. Entre les deux, six finales.

Toulouse-Biarritz. David Skrela : une décennie de finales

Finaliste de la Coupe d'Europe en 1999 avec Colomiers, David Skrela veut boucler la boucle d'une carrière qui l'a tardivement mené au...Stade Toulousain.

C'est un caprice heureux du calendrier. Le lendemain du succès contre le Leinster, David Skrela a fêté une deuxième finale. Sur le lieu de son éclosion. Le stade Michel Bendichou, hier Sélery. Celle qu'il joua en 2000. Celle du championnat de France le plus long de l'histoire (21 août - 15 juillet pour cause de Coupe du Monde). Une finale qu'il perdit dans la douleur ; l'entorse du genou gauche dont il fut victime en finale se révélant une entorse au bonheur de Colomiers.

Enfant du Stade Toulousain sur le bord du terrain (il portait le petit seau de sable aux buteurs Michel Lopez et Joël Dupuy) quand son père jouait, David est un enfant de la balle columérine sur le pré. Formé dans le club de la colombe, il est arrivé en équipe première au début de la saison 1998-1999 parce que Jacques Brunel et Philippe Ducousso cherchaient un arrière pour remplacer Jean-Luc Sadourny, opéré d'un genou. À l'époque, il jouait sur les deux tableaux. Mais pas le Top 14 et la Coupe d'Europe. C'était l'INSA (28 heures de cours par semaine) et le rugby.

Gilbert Floureusse, manager de Colomiers, a toujours en mémoire son premier match :«Il débuta à 17 ans contre Bègles, à l'ouverture. Le deuxième ligne béglais Mougeot avait cru faire du petit bois en le chargeant mais David avait réussi un plaquage désintégrant. Et Mougeot était sorti sur la civière…»

LA FAMILLE COLUMÉRINE
Pour éclore au plus haut niveau, David ne pouvait pas rêver mieux que ce club dont on a toujours vanté le côté famille. Hervé Manent se souvient : «Il y avait un côté couveuse à Colomiers qui n'en était pas à son premier joueur sorti de l'école de rugby. David a su beaucoup apprendre et a suivi le parcours qu'il devait suivre. Il a pris le chemin qui lui a permis d'arriver chez le voisin.» Ce que confirme Bernard De Giusti : «Notre rôle, c'était de le préserver et de le mettre en confiance. Mais c'est vrai que c'était facile parce que notre groupe était accessible. » 11 ans plus tard, Jean-Philippe Cariat est élogieux :«Je me réjouis de sa réussite. C'est un modèle d'équilibre et de droiture. Il a réussi sportivement tout en assurant sa situation professionnelle.»

Les vicissitudes de la vie sportive l'ont ensuite conduit à Paris. Pour une carrière avec des courbes cyclothymiques en raison de blessures. David Skrela a continué à disputer des finales, perdant ainsi sa deuxième de Coupe d'Europe face à Toulouse en 2005 : « Je n'avais pas été bon dans la gestion du jeu. On s'était fait rejoindre sur la fin. À trois ou quatre minutes près, on était champion d'Europe. »

LA BONNE ANNÉE?
Depuis deux saisons, il a retrouvé la Haute-Garonne. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, il a donc attendu d'être trentenaire pour retrouver les Sept-Deniers et présenté le bilan suivant. Joueur de Colomiers, il a perdu (en 2000) une finale contre le Stade français avant de rejoindre ce club et d'être champion avec. Joueur parisien, il s'est ensuite incliné contre Toulouse (2005) avant de rejoindre le Stade Toulousain. La logique voudrait donc qu'il soit champion d'Europe samedi…

Le chiffre : 6
finales>déjà jouées par David Skrela. Samedi, il s'agira de la 7 e finale du demi d'ouverture toulousain sous les couleurs de trois clubs différents. Pour un bilan de deux victoires et quatre défaites. La répartition est la suivante. 1999 (CE): Ulster - Colomiers 21-6 2000 (CH): Stade F. - Colomiers 28-23 2004 (CH): Stade F. - USAP 38-20 2005 (CE): Toulouse - Stade F. 18-12ap 2005 (CH): Stade F. - BO 34-37 ap 2007 (CH): Stade F. - Clermont 23-18



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LE 18/05/2010   PHILIPPE LAUGA       Photo DDM, Xavier de Fenoyl    www.la-depeche.fr     




Romain Millo-Chlusky, une des poutres du Stade toulousain.

Toulouse-Biarritz : Millo-Chlusky en appelle à l'orgueil

L'humilité. Toujours. C'est son postulat de base. Et pas un mot jeté en l'air prêt à se fondre dans l'imaginaire des désormais incontournables valeurs du rugby qui reviennent trop régulièrement dans la bouche de ceux qui veulent célébrer ce sport. Une humilité qui colle bien à la discrétion du géant toulousain en dehors du terrain. Sur le pré, ce sont générosité et sens du sacrifice qui lui collent à la peau. Au service d'une très bonne technique individuelle. Et entre deux rencontres, sens de l'analyse et de la remise en question complètent la panoplie de Romain Millo-Chlusky.

À l'heure de rentrer dans cette finale européenne (sa troisième après celles de 2005 et 2008), le deuxième ligne dit vouloir « évacuer » la demi-finale de championnat perdue contre Perpignan et « se concentrer sur l'objectif premier qui est la finale de la Coupe d'Europe ». Évacuer à sa manière : « On est des compétiteurs. Il faut faire abstraction de cette défaite mais la garder en tête et mettre le doigt sur ce qui fait mal. »

ÊTRE JUGE DE SES PROPRES FAUTES
Et ce qui a fait mal, nous l'avons dit et redit depuis vendredi soir, c'est la mêlée : « Nous avons concédé beaucoup de pénalités dans ce secteur. 12 points, c'est beaucoup pour ce qui est notre point fort. On nous a beaucoup encensés cette saison. C'est la preuve que la réalité d'un match ne reflète pas la réalité d'une saison. Et cela ne reflète pas le travail des joueurs et des entraîneurs. Il faut savoir être le juge de ses propres fautes. »

L'analyse ainsi livrée, il faut maintenant la réaction. Indispensable pour conquérir ce quatrième titre de champion d'Europe. Le deuxième ligne toulousain, gros pousseur, combattant indispensable dans les zones d'affrontement, prône la remise en question : « Il faut faire preuve d'orgueil et de caractère. Peut-être qu'on en a manqué contre Perpignan… C'est un groupe qui fonctionne depuis quelques années et qui vit très bien. Un groupe au sens large. Le terme groupe n'est pas qu'un mot, c'est une notion très forte. On aime être ensemble, se battre ensemble sur le terrain. Donc, on va se donner les moyens de réaliser un grand match. Pour ne pas avoir de regrets. » Et si ce message est délivré avec des mots pesés dans un calme absolu, on jurerait lire dans ses yeux clairs que le serviteur de l'ombre est déjà configuré mentalement…

Un premier groupe de 27
Guy Novès a déjà en tête, à un ou deux joueurs prêts, sa composition d'équipe. Mais pour l'heure, il a retenu un groupe de 27 joueurs dont fait partie Jean-Baptiste Elissalde. Le manager toulousain sera attentif tout au long de la semaine à l'évolution de la blessure de son demi de mêlée et d'ouverture, remplaçant idéal qui couvre les deux postes, dans le cadre de la titularisation probable de la charnière Kelleher-Skrela.

L'évolution de la béquille de Jean Bouilhou est également suivie avec le plus grand intérêt mais n'est pas sujette à la plus grande inquiétude.



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LE 17/05/2010    PH.L.   Photo DDM, Michel Viala      www.la-depeche.fr




William Servat en quête d'un troisième trophée.

Coupe d'Europe. Cinq Toulousains dans la "dream team" européenne

Pour fêter les 15 ans de la Coupe d'Europe, l'ERC, organisme qui gère l'épreuve, a eu la riche idée d'organiser l'ERC European awards ». C'est ainsi qu'un jury composé de grands noms du rugby européen a composé l'équipe de ces quinze années de Coupe d'Europe. Une équipe exceptionnelle comme vous pouvez la découvrir ci-dessous.

Parce que le Stade toulousain a marqué l'histoire de la Coupe d'Europe, cinq joueurs du club (un tiers de l'équipe !) y figurent, soit la plus forte représentation des clubs européens contre trois au Munster, deux à Leicester, au Leinster et aux London Wasps. Le seul autre joueur français qui compose cette équipe est Sylvain Marconnet.

Les cinq joueurs toulousains sont issus des trois Coupes d'Europe remportées par le Stade toulousain. Avec par ordre chronologique, Christian Califano vainqueur en 1996, qui a la particularité d'avoir ensuite joué la Coupe d'Europe avec trois autres clubs (Saracens, Agen et Gloucester). Fabien Pelous a soulevé deux fois le trophée en tant que capitaine en 2003 et 2005. Dans ces deux équipes championnes, figuraient également les trois autres récompensés à savoir William Servat, Yannick Jauzion et Vincent Clerc, qui auront l'occasion de remporter la Coupe d'Europe pour la troisième fois.

Unanimité pour Guy Novès
Enfin, il faut ajouter au triomphe toulousain, l'oscar décerné à Guy Novès, élu entraîneur de ces quinze dernières années. Une décision unanime. Enfin, Ronan O'Gara recevra le prix du meilleur joueur et Martyn Williams le prix du joueur le plus fair-play.



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LE 17/05/2010   PHILIPPE LAUGA    Photo DDM, Xavier de Fenoyl     www.la-depeche.fr




Sowerby et Albacete à l'assaut du Stade de France.

Finale H Cup. Toulouse rêve d'une quatrième étoile

Le club rouge et noir, éliminé en demi-finale du Top 14, rêve d'un quatrième titre européen. Il lui faudra battre Biarritz samedi en finale de la H Cup

Le Stade Toulousain jouera sa saison samedi au Stade de France en finale de la H Cup contre Biarritz : objectif, un quatrième titre européen

Le drapeau de la France flotte sur le toit de l'Europe. Deux clubs français en finale en France et pas moins de sept équipes françaises (soit la moitié des clubs français du championnat) qualifiées pour la prochaine édition. Nous avons eu l'occasion de le dire, le rugby français est assurément le plus compétitif d'Europe. Toulouse et Biarritz montent à Paris pour se départager.

1 - Leurs parcours
Il est quasiment identique. Les deux équipes ont terminé en tête de leur poule respective avec 23 points : 5 victoires et une défaite (à Gloucester concernant Biarritz, à Cardiff pour Toulouse). Du coup, les deux clubs ont gagné le droit de disputer le quart de finale à domicile puis la demi-finale dans le lieu de leur choix à l'issue du tirage au sort. Pour Biarritz, ce fut deux fois Anoeta avec deux succès à la clé contre les Ospreys et le Munster. Pour Toulouse, ce fut le Stadium avec les éliminations du Stade français et du Leinster.

Cette finale, c'est donc la prime au meilleur classement lors des matches de poule. Clermont, qui a dû jouer son quart de finale à l'extérieur, a été éliminé.

2 - Un affrontement fratricide
C'est la quatrième fois en quinze éditions de Heineken Cup que la finale oppose deux clubs d'un même pays.

En 2007, deux clubs anglais (les London Irish et Leicester) s'étaient disputé le titre. Les deux autres fois, les affrontements concernaient deux clubs français dont à chaque fois le Stade toulousain, sorti vainqueur de ces deux confrontations. Toulouse n'a donc jamais perdu une finale de Coupe d'Europe l'opposant à un club français. Première finale gagnée en 2003 à Dublin contre Perpignan (22-17) et la deuxième en 2005 à Edimbourg contre le Stade français (18-12 après prolongation).

3 - Troisième finale en France
C'est la première fois que la finale se déroulera au Stade de France et la troisième fois qu'elle aura lieu sur le territoire français. En 1998, Bath avait battu Brive (19-18) à Bordeaux. Et en 2001, Leicester avait dominé le Stade français (34-30) au Parc des Princes. Cette troisième finale en France accouchera donc enfin d'un vainqueur français…

4 - Le rapport de forces
Toulouse, trois fois vainqueur, a fait de la Coupe d'Europe, sa grande spécialité. Biarritz n'a jamais remporté l'épreuve ; perdant sa seule finale disputée en 2006, à Cardiff, face au Munster (23-19).

Au trou cet hiver, le BO est remonté à la surface quand il a retrouvé ses internationaux jusque-là blessés (Harinordoquy, Traille, Yachvili puis Barcella). Biarritz a failli réussir son pari fou, à savoir se qualifier mais le BO a perdu dans les dernières minutes au Racing lors de la dernière journée ; assurant toutefois l'essentiel avec une septième place synonyme de qualification européenne. Pour cette rencontre, la problématique est identique à celle de la demi-finale de Top 14 ; fraîcheur d'un côté (le BO n'a plus joué depuis le 2 mai) contre fatigue (le Stade enchaîne les matches).



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LE 17/05/2010  RECUEILLI PAR XAVIER THOMAS   DDM-MICHEL VIALA   www.la-depeche.fr




Le pack Toulousain.

Yannick Bru : "Un bon signal d'alarme"

Arme fatale du Stade toulousain ces dernières semaines, la mêlée des « rouge et noir » a subi la pression catalane, vendredi dernier, à la Mosson. Un secteur crucial sur lequel Yannick Bru, l'entraîneur des avants toulousains, va se pencher toute la semaine pour réagir en vue de la finale de H Cup.

Votre mêlée a été chahutée comme jamais cette saison, concédant 12 points de pénalité.
Comment analysez-vous cet échec dans ce secteur ?

Il y a plusieurs choses à prendre en compte. Je crois que la cohésion et une force mentale supérieure étaient du côté catalan. Et logiquement, l'arbitre a abondé dans leur sens. ça, ce sont les faits. Maintenant, il faut voir les causes. Nous avons fait le choix de donner du temps de jeu à tout le monde et pour certains, cette demi-finale était un match de reprise. Et on n'affronte pas un des meilleurs packs du championnat sans le rythme de la compétition. ça, on l'a payé cash. Ensuite, la mêlée, tu as beau la travailler au quotidien, avoir certaines habitudes, ça reste toujours un bras de fer. Et c'est donc la plus déterminée qui gagne.

C'est ce qui s'est produit selon vous à Montpellier ?

Je crois que les louanges qui ont suivi nos performances après les matches contre le Leinster et Castres ont nourri nos adversaires. Cela nous a également apporté un surplus de confiance, néfaste au bout du compte. Perpignan nous a ramenés à la dure réalité de ce qu'est la mêlée. Un secteur où la vérité du jour n'est pas celle du lendemain. Et quand mentalement tu n'es pas prêt à avancer, tu te fais sanctionner et tu prends 12 points de pénalité.

Étiez-vous concentré à 100 % sur cette demi-finale ?

Sans doute avions nous trop la tête tournée vers la finale de H Cup. Et là, encore une fois, j'ai ma part de responsabilité. On n'avait pas assez mis l'accent sur les enjeux de cette demi-finale. Les Perpignanais, eux, ont préparé cet affrontement comme si c'était le dernier match de la saison. Et sur la mêlée, mentalement, il faut être toujours devant, ne jamais se reposer sur ses lauriers, il faut avoir peur de l'adversaire. Les Catalans nous ont fait tomber du nuage.

Finalement, cette claque pourrait être salutaire pour la finale de H Cup ?

Je vous le dirai samedi soir… Les Catalans nous ont remis les pieds sur terre, ce match a été un bon signal d'alarme. D'autant que nous allons retrouver face à nous une mêlée de Biarritz hyperconquérante, très bien préparée techniquement et servie par un gros caractère.



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Brioud